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♡ look at it. it's got anxiety. ♡

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Lun 17 Avr - 16:54

althéo lurantis

poste-vacant

thème(s) du personnage
red velvet - dumb dumb
wonder girls - why so lonely
weirddough - amsterdam

caractère & habitudes lumineux. voilà comment on décrit althéo, de magazines en magazines, de plateaux télé en plateaux télé. sous les flashs, il resplendit, un beau sourire dessiné sur son visage, qui ne le quitte jamais. doux, tout dans son attitude respire un apprentissage acharné de l’étiquette, des mouvements calculés, des expressions faciales mesurées au millimètre près, qu’est ce qui plaira aux journalistes, qu’est ce qui fera parler de lui. on parle ici d’une idole soi-disant parfaite, admirée et souvent imitée. un menteur, il respire les mensonges à longueur de journées, sans sourciller. les regards noirs à ceux qui lui disent “madame”, les sourires aimables à ceux qui se disent “fans”. c’est comme ça. et le lendemain, on prend les mêmes et on recommence. encore. encore.
on parle d’althéo comme d’un adolescent qui n’est parti de rien, une vraie success story. bosseur, althéo l’est, il sait ce qu’il veut et il fait tout pour atteindre ses objectifs, il se fiche de ce qui est légal ou non à vrai dire, il faut bien l’avouer. tricheur, menteur, mais tant que personne ne s’en est aperçu, est ce que c’est bien un problème ? il cache ses vraies émotions, la violence, la jalousie, l’envie, la colère derrière un masque de pureté et d’innocence qui lui bâtissent une réputation parfaite.
finalement, derrière tout ça, on découvre un être malmené par des sentiments qu’il peine à gérer, une hypersensibilité qui le dévore de l’intérieur. attentionné, peut être même un peu trop, très vite jaloux, trop concerné de l’avis des autres, suicidaire, réservé. on ne sait jamais vraiment ce qu’il lui passe par la tête, à vrai dire.
Cercle 02 lié
les dernières catastrophes, comment tu les as vécues ? mal ? entre les dommages collatéraux causés par la grêle, la tempête de cendres l'a forcé à squatter chez seung plus de temps qu'il ne l'aurait voulu... bref. une théorie là-dessus ? les étoiles ont débarqué les cercles se sont formés c'est la fin du monde putain fantômes, spectres, esprits, réalité ou baratin ? il y croit beaucoup trop pour sa propre sécurité. crois-tu aux âmes soeurs ? oui... il espère que la sienne a un prénom qui commence par gla et qui finit par dio, en vérité. as-tu déjà croisé chien en ville ? ouiii il est adorable omg. ton plat préféré ? il a un faible pour les sucreries. genre, vraiment. ta couleur préféré ? le rose. le rose pâle, en fait. ton petit secret honteux ? demandez aux paparazzis, ils doivent mieux savoir que lui. Réfléchir

ton pouvoir photokinésie. psychique ou physique ? physique. sa description et althéo créa la lumière. c'est, globalement, ce en quoi consiste son pouvoir. il manipule la lumière, la créé, s'en sert, il faut l'avouer, très mal pour l'instant. lui aussi, il clignote quand il est content, maintenant. et il aurait probablement pu faire des selfies de très bon aloi s'il avait encore son reflet.

malus perte de reflet. sa description ben... la perte du reflet. simplement. maintenant, c'est saïph qui l'a, son reflet. quant à althéo, il ne peut plus apparaître sur les caméras, les appareils photos, les miroirs, les flaques d'eau... il a pas de reflet quoi. pour certains ça serait juste... limite oubliable mais pour lui... non.
ft. yoon jeonghan
nom
lurantis.
prénom
althéo.
âge
vingt-et-un.
date de naissance
dix-neuf janvier.
occupation
propriétaire du salon de coiffure le plus réputé de polaris ♡ maquilleur professionnel ♡ a créé sa propre ligne de maquillage récemment ♡ a une chaîne youtube de maquillage, aussi ♡ styliste ♡ model.
situation familiale
parents décédés ♡ grand frère amnésique à sa charge ♡ célibataire.
situation monétaire
riche, bien trop riche.
c'est quoi ton pseudo ? noctum. t'as quel âge ? dix-sept ans comment t'as trouvé le forum ? é.é salé ou sucré ? acide. rps courts ou long ? krrkrr ta couleur préférée ? noir je suis emo
Les Lurantis avaient toujours été les moutons noirs du quartier. Ils venaient de déménager, ne parlaient à personne. Leurs enfants étaient très appréciés au début, pourtant. Deux garçons, l’un toujours souriant, doux et poli, angélique presque. Le second, un peu plus renfermé, mais aimable, qui rendait toujours service à ses voisins. Mais les gens savaient. Ils voyaient. Ils le sentaient, comme un sixième sens qui les forçait à se méfier, à verrouiller portes et fenêtres le soir, à guetter les déplacements des deux jeunes garçons dans la rue. Les parents des enfants ne semblaient jamais sortir de leur maison. Ils étaient comme des fantômes, distants et invisibles, comme une ombre planant sur leur progéniture.

Althéo se réveilla en hurlant, encore une fois. Trempé de sueur, le teint livide, il tremblait. Ses cheveux étaient collés à son front et sa nuque, et il ne tarda pas à se lever pour aller prendre une douche. Il n’arrêtait pas de trembler, ses jambes menaçaient de le lâcher d’un instant à l’autre. Finalement, il se laissa tomber sur le canapé avant même d’atteindre la salle de bain, son visage enfoui dans ses mains alors qu’il éclatait bruyamment en sanglots, le coeur battant la chamade, comme s’il avait couru un marathon cinq minutes plus tôt. Tout son corps était secoué par ses pleurs qui ne semblaient pas se finir. À ce moment là, Althéo avait un peu envie de mourir. Il avait souvent envie de mourir ces temps ci, plus que d’habitude, et cela pouvait se remarquer sur ses poignets, sur sa peau pâle. Le bruit d’une porte s’ouvrant le fit sursauter, et il releva vivement la tête pour croiser le regard mi-inquiet mi-curieux de son frère.

« Althéo ? T’as quoi ?
— Laisse moi, Ether. »

Il observa d’un oeil vide son aîné s’en aller sans plus se poser de questions. Ses dents, ses poings, tous ses muscles se crispèrent autant qu’il pouvait les contracter. Althéo haïssait son frère. Il le haïssait pour ce qu’il était, pour ce qu’il était devenu, pour le poids des nouvelles responsabilités qu’il avait déposé sur ses épaules, pour tous les sacrifices qu’Althéo avait dû faire simplement pour lui. Un nouveau sanglot secoua le plus jeune, qui tentait tant bien que mal de faire cesser ses tremblements et ses pleurs.

Les yeux d’Ether étaient magnifiques. Le gauche était d’un marron banal, courant lorsqu’on songeait à leurs origines. Le second était d’un bleu glacé, anormal, fascinant. Ils hypnotisaient Althéo qui ne pouvait s’empêcher de sourire en les voyant. Il aimait l’observer pendant de longs moments, il se prenait même à passer le dos de sa main contre l’arcade sourcilière de son frère tendrement, caressant son visage comme le vent le ferait. Ether était magnifique. Mais lorsque leurs parents décédèrent, lorsqu’ils les laissèrent, Ether cacha ses yeux. Il portait des lunettes de soleil, une lentille de contact sombre sur son oeil droit. Alors, ce fut comme si l’âme d’Althéo s’éteignit un peu.

Il finit par trouver le courage d’aller se réfugier dans la salle de bain, s’y enfermant dans l’optique d’y passer plusieurs heures. Personne ne lui en voudrait s’il ne se présentait pas au travail, car tout le monde au salon connaissait sa situation familiale. On admirait le fait qu’il soit aussi polyvalent malgré tout, à travailler dans son propre salon, à coiffer des stars dont les noms font rêver, à participer à des émissions de télévision parce qu’on l’y avait invité, à avoir le courage de démarrer sa propre ligne de maquillage qui avait rapidement été extrêmement populaire. Althéo avait, professionnellement, tout pour lui. Mais il doutait que cela soit la même chose concernant sa vie privée. Il eut un frisson en sentant le froid mordre sa peau nue, puis l’eau brûlante glisser doucement contre son corps. La salle de bain était un peu le seul endroit de son appartement où il pouvait profiter d’une solitude certaine. Son frère n’était pas là pour le déranger, enfin. L’intense sensation de malaise qu’il ressentait dès qu’il posait son regard sur les orbes bleues et brunes ne le suivait pas jusqu’ici. Althéo pouvait enfin libérer son esprit, penser véritablement sans prendre le risque d’être dérangé. Et, comme à chaque fois qu’il trouvait le temps de penser, il avait envie de pleurer, de mourir. Et les souvenirs lui revenaient, comme des chuchotements malsains qui emplissaient son esprit, comme un souffle de vent glacial sous une porte. Althéo se recroquevilla au creux de la baignoire, étouffant un sanglot. Il voulait mourir. Non. Il ne voulait pas mourir. Il voulait cesser d’exister.

Althéo aimait profondément son grand frère. Certainement parce qu’il était tout ce qu’il lui restait. Ils étaient tout seuls, maintenant. Ce qui était bien, c’est qu’Althéo commençait à trouver du travail. Il était assistant dans un petit salon de coiffure au centre ville. Ce n’était pas grand chose mais il était ambitieux, et comptait bien s’élever. Il voulait être le meilleur, pour lui, pour Ether. Il observait son frère se diriger vers la lumière des projecteurs. Ether avait rapidement décroché son premier rôle pour un film. Ils allaient devenir connus, riches, et ils allaient être heureux. Ils n’auraient besoin de rien. C’était tout ce qu’Althéo désirait. Qu’ils soient heureux. Ensembles.

Althéo toussa assez violemment, soudainement. Malade, peut être. Un soupçon d’inquiétude serra un instant son coeur. Pas parce que lui était malade, non, mais parce que son frère pouvait l’être aussi. Il y eut un moment de flottement, avant qu’il n’éclate d’un petit rire amer, presque sarcastique. Il n’avait plus à s’inquiéter pour Ether. Il pouvait se débrouiller seul. Sa condition physique n’était pas si mauvaise. Sa condition mentale… Althéo eut un frisson. Il vivait avec quelqu’un d’instable sous son toit. Il aurait pu ne pas être rassuré, si… Si…

« Althéo ! »

Il grimaça, leva les yeux au ciel, doucement. Il ferma le robinet, avant de s’extirper de la baignoire, tremblant de froid. Il savait Ether à sa porte.

« Oui, quoi ? »

Il y eut un long silence qui le fit se crisper. À quoi Ether pensait-t-il, à ce moment là ? Althéo se demandait souvent si son grand frère se souvenait. De ce qu’il leur était arrivés. De ce qu’ils avaient vécu. De ce que lui, avait vécu, à cause d’Ether. Mais le regard d’Ether ne changeait pas, il conservait cette lueur d’innocence et d’incompréhension qu’Althéo avait rarement vu sur le visage de son aîné. Althéo perdait patience. Et Ether jouait avec ses nerfs.

« Quoi ?! »

Il entendait les pas d’Ether, qui s’éloignaient, tranquillement. Althéo ne se sentait pas en sécurité. Mais il savait clairement se défendre et ce n’était pas son légume de frère qui allait réussir à… à… Il eut un frisson, qui remonta désagréablement du creux de ses reins jusqu’en haut de sa nuque. Des souvenirs lui revenaient, encore et encore. Il sentait presque le sang couler dans son dos, le recouvrir, l’empêcher de respirer… Il eut un autre frisson, plus violent que les autres. Ce n’est rien. Ce n’est rien. Il n’y a rien. Il se passa nerveusement la main dans les cheveux, avant de se sécher et de s’habiller à la va vite, même s’il avait prévu de passer la journée dans sa chambre, enfermé à double tour. Althéo sortit sans un bruit de la salle de bain, pour se diriger presque sur la pointe des pieds dans sa chambre.

« Qu’est ce que tu fais ? »

Un petit cri de peur ridicule lui échappa alors qu’il se tournait vivement pour faire face à Ether. Ce dernier arborait un petit sourire amusé aux lèvres, un sourire qu’Althéo n’avait pas revu depuis des années. Le plus jeune se sentit frémir. Ce sourire, ce sourire là, oui. C’était le sourire qu’il chérissait le plus, de tous les sourires que son frère pouvait esquisser. Il sentit ses jambes flageoler un peu, alors que ses lèvres s’entrouvaient pour répondre, sans que ses cordes vocales ne suivent le mouvement. Son coeur lui faisait mal.

« Rien, j’allais juste… Dans ma chambre. Je vais bosser, aujourd’hui. Ne me dérange pas, s’il te plaît… Sauf pour que je te fasse à manger, même si y a l’alarme de mon portable qui va sonner, comme d’habitude. Tu n’entres pas sans toquer, et tu ne sors pas sans me prévenir, d’accord ? »

Ether hoche doucement la tête, deux fois, comme pour lui signifier qu’il a bien compris. Ses lunettes de soleil pendent entre ses doigts. Ses habituelles lunettes de soleil, celles qu’il portait tout le temps lorsque leurs parents avaient disparu mais qu’il avait cessé de porter depuis… Althéo soupira doucement, se passant la main dans les cheveux. Il se retourna, se hâtant d’aller dans sa chambre. Il prit juste le temps de s’arrêter, la main sur la poignée.

« Je t’aime. »

Il se glissa à l’intérieur de sa chambre, ferma la porte, tourna mécaniquement la clé dans la serrure. Une fois, deux fois. Et il éclata en sanglots.

Leur maison était atrocement calme, atrocement vide, depuis que leurs parents étaient partis. Ils n’y passaient que leurs soirées, et c’était bien suffisant. Ils avaient adopté certains rituels, comme par exemple, cette manie qu’avait Althéo de jeter malicieusement son manteau sur Ether qui était déjà posé sur le canapé quand il revenait du salon, juste pour l’agacer. Ensuite, il posait ses affaires, et venait se lover dans les bras de son grand frère, calant sa tête contre son épaule. Ether ferait toujours une remarque sur ses cheveux, ou ses habits, ou parfois même son sourire ou ses yeux, avant de l’enlacer. Et ils passaient une bonne heure immobiles, avant que l’un des deux ne bouge. Rien dans leur vie n’était plus parfait que ces habitudes là. Et Althéo les chérissait plus que tout.


Sa chambre était un bordel sans nom, qui aurait fait se damner sa mère, si elle n’était pas déjà en Enfer. Des feuilles de dessin partout, des carnets de notes éparpillés en pile ça et là, des vêtements à moitié designés en tas sur des valets de chambre. Althéo remarqua avec effarement qu’il y avait même un tupperware qui avait poppé dans un coin de la pièce, sans trop qu’il ne comprenne pourquoi. Il soupira lourdement, se laissa tomber sur sa chaise de bureau, observant les prototypes de palettes de maquillage étalés un peu partout, chacun possédant un nombre non négligeable de post its collés à eux. On lui demandait de réfléchir à d’autres couleurs, à une autre forme pour le produit… Et il n’avait clairement pas envie d’y penser maintenant.

Ils étaient heureux. Célèbres, riches et parfaits. Tout ce que leurs vaniteux de parents auraient souhaités pour eux. C’était beau, quand on y pensait, d’avoir réussi à devenir autant lorsqu’on partait de si peu. Ils étaient heureux mais ils auraient pu l’être encore plus, ceci dit. Et chaque nuit, Althéo hurlait, se réveillait en pleurant, suppliant pour son frère de venir le consoler. Il se souvenait des photographies qu’on lui montrait, des corps disloqués de ses parents, des lacs de sang dans lesquels ils baignaient, c’était leur propre sang, et les policiers le regardaient froidement et lui demandaient “Vous savez qui aurait pu faire ça ?” comme si lui et son frère étaient capables de telle atrocité. Il hurlait. Et il se sentait vide. Vide, seul, et ses larmes ne cessaient pas. Ether ressentait la même chose, il le savait, mais comment auraient-ils pu… S’aider ?

Ce fut cette nuit là qu’il l’embrassa.


Les souvenirs lui revenaient, vifs et douloureux, alors que ses poings se crispaient contre des feuilles vierges.Althéo voulait mourir. Il voulait mourir et disparaître et faire disparaître ce sentiment douloureux qui enserrait son coeur. Althéo s’était dit de ne plus jamais aimer. Et il avait échoué. Et ça faisait si mal… Non, il n’était pas autorisé à pleurer, pas encore une fois, pas après toutes les larmes qu’il avait versé. Il pinça ses lèvres très finement, observant nerveusement le ciel d’un blanc immaculé par la fenêtre. Un visage lui revenait, familier et en même temps si lointain. Peut être qu’il aimait quelqu’un finalement. Il s’accrochait désespérément à Ether pour ne pas aimer quelqu’un d’autre et… Non, il ne devait pas y penser. Il n’avait plus le droit d’aimer, il s’était promis.

Ils s’aimaient assez innocemment, au final. Comme deux âmes en peine qui s’attachaient l’une à l’autre pour ne plus avoir à errer indéfiniment. Ils se sauvaient, l’un et l’autre. Ils s’aimaient comme des âmes soeurs, ils s’aimaient de tous les amours, du plus innocent au plus charnel. Ils s’aimaient et savaient à peine que c’était une mauvaise chose. Althéo s’en doutait, il… le savait, au fond de son coeur, de son esprit. Il croyait au karma et au destin, Althéo. Il y croyait très fort, comme il croyait qu’après les années de malheur qu’il avait vécu, son amour allait guérir ses plaies. Mais…

Il fallait croire que ce n’était plus assez.


Althéo se souvenait. Ils étaient au sommet de leur gloire, en ces temps là, tout le monde connaissait le nom de la fratrie, on lui souriait dans la rue, on demandait des autographes à son frère, ils étaient des modèles. Et puis… Il se souvenait bien de ce jour là. Althéo n’avait jamais su qu’on avait trouvé leur maison. Qu’on savait qu’ils habitaient en centre ville, dans les quartiers les plus huppés de la ville. Il ne savait pas, il ne pensait pas qu’on pourrait les trouver. Il eut un rire amer. Qu’il avait été naïf. Ridicule. Il se souvenait parfaitement de la photo, imprimée dans tous les magazines, circulant sur les réseaux sociaux, même à la télévision. Son frère, qui l’enlaçait pour le serrer tout contre lui, et qui l’embrassait passionnément. Tout le monde savait à présent. Les deux frères étaient brisés. On les avait exposés au grand jour, on les pointait du doigt, on se riait d’eux. Il en avait reçu, des menaces de mort. Par mail, par courrier, sur les réseaux sociaux. Mais il s’arrangeait pour qu’Ether ne les voient pas. Et il se disait, comme un mantra, qu’ils avaient eu de la chance qu’on n’ait pas cherché à les traîner en prison. C’était déjà ça. Mais le pire restait à venir, évidemment.

Il ne trouvait pas Ether, ce jour là. N’arrivait pas à le joindre. D’habitude, les deux frères restaient cloîtrés chez eux. Althéo avait peur de sortir, Ether était juste dégoûté des gens. Ils ne se le disaient pas, mais ils voulaient mourir, tous les deux. Disparaître. Et quand Althéo avait entendu la détonation résonner depuis le toit, il avait compris. Son sang n’avait qu’un tour dans ses veines, mais son esprit s’y était attendu, sa conscience était comme résignée. Pourtant, il avait grimpé les escaliers quatre à quatre. Pour trouver son frère dans une mare de sang.

Il s’étonnait encore de son calme olympien. Il avait agi sans même trembler, sans même paniquer. Il était redescendu aussitôt pour prendre son téléphone, appeler les urgences. Il avait indiqué les informations nécessaires, avait suivi les indications qu’on lui donnait. Il se souvenait des gémissements d’agonie d’Ether, alors que son sang recouvrait les mains de son petit frère. De son amant. Ils ne savaient plus. Ils s’étaient perdus.

Ether avait été emmené très vite à l’hôpital. Il vivrait, on lui avait dit. Il se remettrait lentement et douloureusement, mais il vivrait. Le soulagement qu’avait ressenti Althéo avait été atténué par son apathie. Celle qu’il ressentait depuis que… Tout le monde raillait son nom. Peut être que si Ether n’avait pas osé tenter de mettre fin à ses jours, ça aurait été lui. Lui, il aurait été capable. Il le savait. Il savait, aussi, pour Ether. Il savait qu’il s’était loupé exprès. Ether n’avait pas été capable. Althéo ne lui en voulait pas ; comment aurait-il pu ?

Mais quand Ether se réveilla sans même connaitre son propre nom, Althéo s’effondra en larmes. Il était seul, maintenant.


Seul. C’était le mot qui le caractérisait le plus. Il était seul, atrocement seul, et il se haïssait encore plus qu’il haïssait l’ancien Ether. Althéo voulait disparaître. Laisser Ether seul, comme lui l’avait laissé en oubliant. Ether avait fait exprès d’oublier. Il avait fait exprès. C’était obligé.

Il fut surpris par l’alarme de son portable. Elle sonnait tous les jours à la même heure, et pourtant Althéo trouvait encore le moyen de prendre peur. Il se leva mécaniquement, impassible, et sortit de sa chambre. Croisa son frère, lui sourit gentiment. Détourna le regard quand Ether lui rendit son sourire.

Il était seul, et son coeur était vide.

astrae©️dos

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Lun 17 Avr - 20:01
Validation



Oh mais... Oui !

Bravo ! Tu as passé avec succès l'épreuve de la validation, je vais de ce pas te faire un petit commentaire sur ce que j'ai pensé de ta fiche !
Bon tu sais ce que le Gladio en moi pense de toi. Et tous les autres, en vrai. Tu sais que t'es parfait, brillant et lumineux. Et je t'aime. Et c'est bizarre d'écrire ça avec Vani mais ... Ouais ça aurait été encore plus chelou avec Evan. Hm. Bref je t'aime. (Oublie pas de remplir les champs DC de tes deux profils si c'est pas déjà fait.)
Bisous.


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Pour tout le reste, je te fais confiance, aucun doute que tu t'en sortiras à merveille ! Bonne chance et bienvenue officiellement par chez nous !

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