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you know that you make it shine (althé)

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Mar 18 Avr - 17:18
Ta main se promène dans tes cheveux trop longs. Tes doigts s’enroulant autour de l’une de ses mèches trop rebelles. Imagine un peu que tu les tires un peu plus, peut-être qu’avec un peu de volonté, tu pourrais te transformer en raiponce. Des cheveux élastiques qui descendraient jusqu’à tes cuisses, ça pourrait être beau, tu deviendras l’une des trop nombreuses drag-queens de Polaris. L’Oz, deviendrait femme, il deviendrait Rubis. Un nouveau corps, une nouvelle vie, plus souillures profondes, plus de cicatrices immondes. T’imagines un instant les courbes que t’esquisses le long de ton esprit, crayonnant dans l’imaginaire ce personnage éphémère. Rubis la forte, Rubis la grande, faudrait que tu lui donnes souffle sur un papier un jour, mais pas maintenant pas tout de suite. Tu secoues la tête, pour éparpiller tes envies pour qu’elles s’éloignent et rebondissent dans ta caboche. Elles reviendront plus tard, ce soir. Tu retournes au paysage qui défile sous tes yeux immobiles, tu retournes à ta main qui tentent d’attraper les tiges volubiles. Lurantis, t’as hâte d’y être pour qu’on mette fin au supplice, qu’on coupe, qu’on zigzague, qu’on taille. Lurantis, ça ne rime même pas avec Althéo, t’es bien déçu, c’est juste son nom, son nom de famille qu’on voit déjà un peu partout. Dans des magazines et sur des affiches. La photo, la photo, tu fermes les yeux, tu ne trouves pas les mots. Pourtant, tu vois les visages, les bouches, les lèvres. Tu souffles et soupires, tu secoues. Chut, chut, chut, c’est trop tôt. Ouais parce que là, t’arrives, tu débarques, tu sors de ton carrosse. Des gazelles beiges pour souliers, tu foules les pavés dorés pour entrer dans ce domaine ou des claquements résonnent. Les ciseaux se prennent pour des horloges rappelant aux clients que le temps passe, que les rendre beaux, c’est du travail, une putain de pagaille. Tu te rends à l’accueil qui te renvoie à un siège. Toi, tu veux Althéo, toi, tu ne veux personne d’autre. Tu patientes, tu ne regardes même pas ton reflet parce qu’en face, il y a pas de miroir. Althéo, il a du talent, Althéo, tu lui fais confiance, c’est pour ça que t’as attendu tout ce temps, que t’as été patient. T’attends qu’il se pointe et t’as ses pas qui viennent derrière ta tête. Ton siège valse, déjà, tu te retournes le sourire brillant, on voit tes dents. La photo, la photo.  Tu le regardes de bas en haut. « Ça va princesse ? Ça faisait longtemps ». Oui parce que toi, tu ne voulais pas venir, t’as ce corps trop con, fallait que t’apprennes à te maîtriser, à que rien ne s’allonge quand ça mouille. Tu le féminises, qu’elle est belle l’attitude, mais t’as eu cette habitude que de le voir comme une belle vénus.
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Mar 18 Avr - 18:03
Il avait enlevé tous les miroirs de son salon. Enfin, faut pas déconner, il avait fait enlever tous les miroirs de son salon. Personne n'avait posé de question. On avait trouvé ça bizarre, certainement, lui aussi il avait longuement retourné la question pour essayer de trouver une autre solution mais... ouais. Il devait travailler. Il avait examiné ses autres options aussi. Et il se retrouvait retranché dans le maquillage d'autres gens, puisque lui ne pouvait plus rien faire sur son propre visage. Il demandait à des collèges. Il s'était confié, à juste une d'entre elles. Celle dont il était le plus proche. Et Nessie, bien sûr, évidemment. À elles deux elles lui sauvaient un peu la vie. Mais autrement... Il n'y avait plus grand chose qu'il puisse faire qui ne nécessitait pas d'avoir un miroir ou bien une caméra devant sa gueule - sa belle gueule. Et c'était bien ça le problème. Et ça le saoulait.

Althéo avait donc relativement envie de mourir, vous vous en doutez. Toujours un peu en vrac, toujours un peu désespéré, toujours en train de se demander si ce putain de cauchemar n’allait pas bientôt se terminer. Bon. Il avait besoin de faire le point. Quels étaient les bons côtés ? Il s’était rapproché de Gladio. … C’était à peu prêt tout. Quels étaient les mauvais côtés ? Il avait perdu son reflet, se retrouvait handicapé du travail, il brillait de l’intérieur putain et il était devenu un aimant à personnes flippantes et louches, si ce n’était pas déjà le cas.
Ah.
Il soupire. Ses mains s’agitent dans les chevelures qui lui paraissent toutes semblables, aucune différence, même dans la couleur, et il prie presque pour retomber sur le noir corbeau majestueux de la gamine de Noah - avant qu’il ne détruise incognito ses cheveux jusqu’à la racine en la teignant en blonde comme elle le souhaitait, ça allait de soi. Tous ses mouvements sont mécaniques, et on le trouve pâle, un peu triste, on lui demande comment il va et putain il va mal. Et il veut mourir, un peu. Et il n’a juste, pas envie de parler.

C’est bien ça.

Il déprime.

Il passe d’un client à un autre, il ne se souvient pas vraiment des visages des noms et puis.

Ça va princesse ? Ça faisait longtemps.

Inévitablement, le rendez vous de la journée qu’il redoutait. Une belle gueule - encore une - un sourire qu’il aurait pu trouver agaçant sans qu’il ne puisse s’y résoudre et un surnom qui fait se tordre un nerf au plus profond de son âme. Oz, il ne se souvient plus de son nom de famille, trop compliqué, encore un prince élevé en roi qui se pense seigneur de ce monde juste parce que les billets eux-même font des courbettes à son passage. Il soupire, lève les yeux.

Pas assez longtemps je le crains.

Blasé, on l’a rarement vu comme ça. Il retourne le siège, face au mur encore vierge de tout, pose ses mains bien trop fines sur les épaules du plus jeune. Le surnom résonne dans son esprit comme une litanie maudite et il lève les yeux au ciel, encore. Il sait bien. L’image qu’il a. Il suppose que plus de la moitié de la population polarisienne est encore persuadé qu’il est bel et bien une femme. Il imagine qu’il le fait peut être un peu exprès. Cheveux longs, traits fins, un petit corps frêle. Du maquillage, en plus de ça. Bref. Qu’est ce qu’il s’en fout. Enfin.

Tu veux que je fasse quoi, cette fois ?
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Mar 18 Avr - 19:12
Ça n’a pas l’air d’aller ma mignonne, tu devrais me dire ce qu’il se passe, ce qu’il te tracasse. On pourrait arranger les choses, j’en suis sûr. Je sais bien que je ne suis pas l’autre, mais ce n'est pas grave, on fera avec, je te ferais oublier tes problèmes et toi, tu me feras oublier les miens. Quelques soupirs, quelques murmures, tu verras ça te fera sourire.

Il te remballe, complètement. Tu ne sais pas ce qui lui prend à la gérante. On dirait bien qu’on l’a abîmé, un peu comme ce dehors tout fracassé par des larmes toutes gelées. De la grêle. Tu dis que le ciel, il a peut-être pleuré, pleuré pour lui, pour la princesse maintenant livide. Au ciel, il lui manque un soleil, au ciel, il lui manque un Althé, des rayons pour l’habiller. Toi là, t’es l’azur, il te faut son sourire, une lumière, au moins un petit rire, cette arme universelle. C’était comme ça que ça devait commencer, puis comme ça que tout devait se terminer. Donc non, tu ne pouvais pas faire comme lui, t’éteindre et devenir tout gris. Ce n’était pas un caprice, pas entièrement, Althéo, tu l’aimes bien, Althéo, tu le trouves bien, même s’il t’a mis mal à l’aise le crétin. T’es obligé de torturer tes mains, tu tires les doigts de ta mains gauche, c’est chewing-gum que tu malaxes, ça te détend, c’est répugnant. C’est pire qu’un Althé qui ne peut même pas briller, cette pâte informe ça a même plus de sens pour toi qui ne comprends pas pourquoi il est comme ça. « Désolé » tu regardes le sol, peut-être qu’il y a un trou où tu pourrais couler, mais non, le sol est parfait, pas une rayure pas une fissure. Faut donc que tu te reprennes, c’est qu’un coiffeur, une coiffeuse, personne d’autre. « Comme d’habitude, je pensais que vous saviez ce que je voulais depuis le temps » Voilà, que ça met de la distance, que la voix s’amuse à être plus tranchante. Langue de glace, les mots, le ton sont faits pour frapper, tu veux le remettre à sa place. Tu veux faire oublier l’excuse, un Bruyverne ça ne s’excuse pas, il ne faudrait pas faire honte à papa. Mais en fait, t’es qui toi,Oz ? Lui, il a eu du succès, lui, il a montré son talent, le monde, il le connaît, le mec, il a même une photo. La photo. Et toi, t’es qui Oz ? T’es toi, alors tais-toi. « Du moins fait-ce que tu veux, je sais que ça sera parfait » Tu crois bien que tu fais des saltos, toi, tu trembles sur une ligne invisible, t’es au milieu et il ne sait pas où aller. Tu vas peut-être faire comme ta voix qui dérape, qui s'écroule. Dans ces moments-là, on dit qu’il faut fixer l’horizon. Toi, tu fixes le mur, ne plus bouger, pour que le monde arrête de trembler.   Tu sais t’y prendre normalement, avec les gens, avec les personnes, mais là, ce n’était pas pareil, Althéo, ce n’était pas Althéo. Il y avait plus de princesses, non, qu’une ombre qui t’enfonce dans la pénombre.
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Mar 18 Avr - 19:37
Althéo l’observe, essaie de ramener un peu de vie dans ses yeux sombres. Il sent bien qu’il n’est pas le même, qu’il est différent. Il passe une main légère dans les longs cheveux qu’on aime tant vanter, essaie tant bien que mal de leur redonner forme, de leur redonner brillance. Il n’en revient qu’avec quelques cheveux arrachés entre les doigts. Il aura essayé. Enfin. Le prince s’excuse, presque penaud, comme s’il retournait à sa place la tête basse. Prince et princesse, ils devraient bien s’entendre, et pourtant Althéo a bien du mal à apprécier la compagnie d’Oz. Un petit silence, perturbé par les bruits des autres, par le bruit de la ville qui s’agite autour d’eux, les clients qui les regardent bizarrement, quoique, à vrai dire c’est comme si quelque chose avait changé dans le salon, on ne le suit plus vraiment du regard comme on en a l’habitude. A vrai dire ça le détend, ça ne l’oblige pas à être lumineux, parfait, comme on s’attend à ce qu’il soit, parce qu’après tout son nom a une réputation, son nom résonne sur beaucoup de langues, son nom fait couler beaucoup d’encre. Seulement, aujourd’hui, ça n’a pas l’air d’être la même chose, et ça le soulage bien. C’est comme un poids qui se retire de ses épaules.

Comme d’habitude, je pensais que vous saviez ce que je voulais depuis le temps

Oui, voilà, les barrières se remettent en place entre eux deux, il ne sait pas si cela lui plaît ou non, mais il n’ose plus rien dire, il aurait bien voulu lui faire remarquer que c’était rare de le voir s’excuser mais le ton glacial, les mots cruels le remettent à sa place, et il tourne distraitement la tête vers la baie vitrée à l’autre bout du salon, observe l’air de rien l’extérieur, les voitures les passants qui font leur vie au loin comme pour faire semblant, comme pour faire comme si cela ne l’atteignait pas. Après tout, il est censé avoir l’habitude. Il s’empêche de lever à nouveau les yeux, on commencerait à se poser des questions - et il ne risquera pas de tacher sa paupière avec du mascara, entre autre.

Du moins fait-ce que tu veux, je sais que ça sera parfait

Il a un petit sourire, accompagné d’un rire presque silencieux. C’était bien rare, cette réaction aujourd’hui, et il entendrait presque sa conscience chantonner un “enfin” sarcastique alors que le rictus fane bien vite.

Ta confiance en moi me flatte, tu sais.

A vrai dire, il ne sait pas s’il sait, même lui ne sait pas trop. Il n’y a pas grand chose à savoir, de toutes façons. Il le fait se lever, l’entraîne tout au fond du salon, le fait se rasseoir. Oz n’est pas de ceux qui vont se plaindre à chaque fois qu’Althéo lui fait un shampoing, enfin ce n’est jamais arrivé, et très clairement Althéo n’a pas envie que ça ne se produise ne serait ce qu’une fois. Il passe mécaniquement l’eau juste assez chaude sur le crâne de l’autre homme, la température est calculée au degré près et parfois Althéo se demande s’il n’en fait pas juste trop. Le client est roi, très bien, mais le client devrait aussi apprendre à ne pas sortir des rangs et à se considérer comme quelqu’un de normal. Voir passer des hommes et des femmes pleins aux as depuis leur tendre enfance toute la journée, ça finit par user, et Althéo est fatigué, il faut l’avouer. Il se retient de soupirer.

Rien de nouveau à me raconter, je suppose.


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Mar 18 Avr - 21:11
C’était un rire n’est-ce pas, un petit truc scintillant que ses lèvres ont réussi à sortir. Tu n’as pas rêvé n’est-ce pas, t’es pas le seul à l’avoir entendu ce son presque étouffé que t’aurais bien pu rater. Non, tu l’as pas loupé, t’as des poils qui s’hérissent parce que vu le début du chapitre, tu ne croyais pas y avoir le droit aujourd’hui. Tes iris se bousculent dans les coins de tes yeux, tu détournes même ton visage pour le voir un peu. Tu veux voir sa bouche, tu l’admires, elle est relevée sur les côtés, c’est un presque sourire qui s’évapore avant que t’es pu le contempler dans sa globalité. Il n’est même pas resté accrocher, il a glissé, il est parti et toi, t’as même pas pu le rattraper. Tu pourras au moins dire que t’as réussi, que durant une seconde au moins il a souri. Tu ressayeras plus tard, tu veux détenir un record, ou au moins afficher un beau score. Bizarrement, tu n’espères pas gagner quoi que soit, pas de trophées, ni même du plaisir. Il y aura juste cette belle satisfaction qui fera grossir l’ego, un monstre qui gonfle et qui gonfle, un jour ça explosera : ça fera bien des dégâts. Mais pas tout de suite, pas maintenant. Là, on se concentre sur Althéo, cette personne que tu flattes. Elle est apparue ta princesse, la voilà, ta déesse. Non, tu ne savais pas, tu savais rien, mais t’as appris. Si ta confiance suffit, tu pouvais lui en donner plus, parce qu’il l’avait entièrement, pour ce qui est du domaine de la coiffure, de la mode et tout ça en tout cas. C’est déjà pas mal, tu supposes.

Tu te lèves, tu le suis, tu sais déjà où il t’emmène. Les lavabos, on va te plonger dans l’eau. On va te mouiller et t’essorer. Tu te crispes un peu sur le siège où tu prends place, putain, t’es raide. Tu fermes les yeux alors qu’on t’asperge. Il y a les mêmes frissons qui parcourent tes vertèbres, ça te détend, tu ramollis, tu fonds sous les sensations électrices qui remontent le long de ta colonne. T’es sensible du cuir chevelu, tu n’as rien demandé, mais ça va aller, tu concentres le don dans tes oreilles qui s’aplatissent. C’est le seul moyen que t’es trouvé ça marche plus ou moins bien, aujourd’hui pas assez. Tes cheveux, ils s’allongent sous les manigances d’Althéo. C’est minime, en le distrayant , en le maltraitant, il devait rien remarquer. « Non… rien… de… nouveau… » Tu t’arrêtes sur chaque mot comme si tu t’essoufflais, comme s’il y avait du désir qui montait en flèche à chaque caresse. Un soupir d’extase qui s’échappe de ta bouche entrouverte. C’est factice, mais ça devrait presque suffire. « J’ai toujours aimé tes mains Althéo. » Ça, ce n’était pas totalement faux, mais ce n’était plus un secret à présent. Tu n’as même pas honte, t’es même heureux, tu le bouscules. Tu le flattes encore, c’est ce que tu remarques, mais cette fois, c’est différent. Il y a du venin de serpent dedans, Althéo, il ne faudrait pas qu’il te laisse d’ouverture parce qu’Althéo, ça ne te gênerait pas de le mordre. T’as des pensées rouges, des pensées roses. C’est ta faute, t’aurais pas dû te mettre dans pareille situation. « Et toi, des choses spéciales à rapporter ? Tu pourrais par exemple expliquer la nouvelle déco… » Le pourquoi du comment. Pourquoi il n’y avait plus de palais des glaces, comment est-ce qu’il en était arrivé là Althéo, pour ne plus vouloir de miroir.
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Mer 19 Avr - 16:42
Le prince est louche, mais Althéo ne s’en est pas encore vraiment aperçu. Il continue son travail, mécanique, poupée cassée au milieu de contrefaçons outrageantes. Ses doigts glissent avec adresse entre les lourdes mèches de cheveux, elles paraissent presque molles entre ses mains, il est trop absent, trop distrait, il ne s’en aperçoit pas. Il ne regarde même pas Oz, il observe devant lui, la population qui fait sa vie, il a établi un mur entre elle et lui, à coups de rayons lumineux qui sortent de ses mains et de reflet qui disparaît. Et, d’argent dans le compte en banque, il suppose. Et tous ces héritiers péteux, ces riches petites filles de personnalités connues, il les a en grippe, vraiment, et l’homme, l’enfant presque oui c’est comme ça qu’il le voit, l’homme qui est assis devant lui n’est pas différent de toutes ces personnes. Pourtant, il y a un truc, un petit quelque chose qui le fait sortir de la masse, peut être l’éclair scintillant de cruauté innocente qu’il décèle au fond de ses yeux, ou son sourire fragile et aussi faux que les manières des clients de son salon, il ne sait pas trop.

Et puis, presque couvert par le bruit de l’eau qui éclabousse le lavabo, par le robinet qui s’active, sa réponse, comme un gémissement qui échappe de ses lèvres, et Althéo se fige, le rouge colorant bien assez vite ses joues. Et dans sa tête, la panique, et la peur aussi un peu, comme si deux orbes vairons le surveillaient soudainement, Et il ne sait pas quoi faire, ses doigts lâchent les mèches de cheveux et se crispent presque douloureusement sur le rebord du lavabo. Crise de panique ? Un peu, intérieurement en tous cas. Il entendrait presque son cerveau exploser et son coeur hurler que “PUTAIN PAS ENCORE” parce que c’était déjà arrivé, des fans creepys qui venaient lui dire des “mots doux” à l’oreille pendant qu’il les rendait beaux - et lui qui finissait par avoir un putain de traumatisme et qui était en pls à la fin de la journée. Il se sentait mal là Althéo, mais il ne dit rien, et l’autre homme reprend la parole, Althéo l’insulte mentalement, et regarde ses propres mains d’un air dégoûté, comme si c’était de sa faute, comme si c’était de leur faute. Il panique, comme la vague de gêne qui a rendu ses joues rouge écarlate. Il a peut être envie de s’enterrer dans un coin, et puis il est un peu bousculé, un peu agité, il a l’impression que pendant l’espace de cinq minutes, Oz l’a attrapé par les cheveux pour le traîner dans la boue de la honte. Il ne sait pas. Son instinct de conservation lui hurle de mettre une cinquantaine de barrières entre lui et le prince dérangé, mais son envie de jouer avec le feu l’incite à faire le contraire, à se rapprocher encore et encore, pour finalement l’abandonner dans un coin, et ne plus jamais en reparler par la suite. Ou ajouter un chapitre deux à leur histoire si le premier était intéressant. À voir. Et les yeux vairons, qui le hantent, encore et encore. Il déglutit.

Et toi, des choses spéciales à rapporter ? Tu pourrais par exemple expliquer la nouvelle déco…

Althéo s’étonne encore qu’Oz soit le premier à lui poser la question. Comme s’il était une sacro-sainte autorité, un dieu autoproclamé de la mode et du bon goût et que s’il décidait que les salons de coiffure n’étaient plus obligés d’avoir des miroirs dans leur décoration, et bien il avait raison. Mais là alors que le jeune homme posait la question, Althéo se liquéfiait sur place, incapable de répondre, il avait l’impression d’avoir 16 ans à nouveau, quand il commençait à travailler et qu’il ne savait même pas prendre les rendez vous des clients par téléphone sous faute de faire une crise de panique. Mais il était plus fort que ça, pas vrai ?

A-Ah, la déco ?

Il bégayait et c’était probablement la pire chose au monde. Il se passa nerveusement une main dans les cheveux, il se fichait que ses doigts soient trempés ou non, et eut un rire nerveux, peut être un peu plus bruyant qu’il ne le voulait, presque un vrai rire finalement, et là il avait peur qu’Oz pense qu’il se foutait de sa gueule. Il avait l’air bizarre, Althéo, mais après tout c’était un peu ce qui avait fait la renommée de la famille Lurantis. La bizarrerie. Essayant de se détendre, il lava activement les cheveux mousseux du plus jeune, son esprit réfléchissant à une réponse valable à cent à l’heure.

Ça ne va pas rester comme ça, c’est juste qu’un des miroirs a été endommagé par la grêle… Alors j’en ai profité pour tous les changer, certains avaient des défauts à des endroits.

C’était la raison la plus plausible, et il espérait que Oz le croit. Pourquoi ne le croirait-t-il pas, de toutes façons ? Sa gorge était nouée, et il n’était juste pas bien. Il observait sans trop y faire attention l’eau couler entre les mèches brunes, effacer le shampoing sur son passage.

Sinon… Non, rien de spécial. Je m’ennuie, je crois. Je me sens seul, surtout, en vérité.

Un autre petit rire, il riait beaucoup Althéo quand il était nerveux, mais il arrivait à faire passer ses éclats de rire pour des manifestations de joie et d’amusement alors que ce n’était clairement pas le cas. Il était juste gêné. Mais en attendant, il avait vidé son sac. C’était peut être ça la raison, aussi, l’ennui. La solitude. Il soupire, se demandant encore en quoi ça l’a avancé de se livrer de cette façon.
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Jeu 20 Avr - 0:08
T’espères qu’il brûle, qu’il brûle tout entier sous les mots que tu lui as soufflés. T’espères qu’il y a des flammes qui se sont logées sous sa peau, que ça ravage sans douleur et qu’avec un peu de chance ça atteindra son cœur. T’espères que le tout produira un bel incendie, qu’il en sortira beaucoup de fumé pour qu’il n’ait rien à remarquer. Qu’il crame Althéo, qu’il crame pour toi, qu’il crame pour rien, qu’il crame parce que t’en a envie putain. Sauf qu’Althéo, il fait mine de rien, t’as juste senti ses doigts immobiles durant quelques instants, mais il a repris son habile lavage comme si de rien n’était. Tu n’y es peut-être pas allé assez fort, peut-être que t’aurais dû faire un peu plus d’effort. Oz, tu crains. Faut que tu laisses tranquille Althéo, t’es presque sûr qu’en vrai, c’est une fleur fragile, que pour la cueillir, c’est du complexe, t’es sûr qu’avec Althéo faut être agile, faut savoir le saisir entre les ronces, les pétales et les épines, ce ne doit pas facile.

Bizarrement, c’est tes mots simples qui ont le plus d’impact. Althéo, il a un bug pour justifier la déco. Althéo, il s’embrouille, il détonne, alors que tu pensais que ça serait comme parler de la météo. Althéo, il rigole, il y a un virus, c’est plus puissant que tout à l’heure, ça te dérange, ça fait tache, c’est presque douloureux à entendre pour tes oreilles qui n’étaient pas préparées. Sa voix, tu ne t’attendais pas à la recevoir dans des éclats, ils te coupent, tu crois. Ce sont des estafilades qui ne se verraient presque pas, mais t’as l’impression d’avoir posé une question de crétin. Tu vois cet élève en classe qui lève la main, qui parle puis il y a cette explosion, on se moque. Tu te mords l’intérieur de la joue alors que ça résonne encore dehors. Ce truc qui fait mal et qui calme ne marche plus, il y a rien qui part, non, il y a juste tout qui s’étire.

Je ne pense pas que t’étais obligé de faire ça Althé, je ne sais pas, je ne te comprends pas, je te croyais pas comme ça, pas aujourd’hui en tout cas. Je ne te croyais pas d’humeur, tu sais, je te voyais tout terne, je te voyais tout gris. Mais si tu brilles assez pour rire comme ça, peut-être qu’on peut bien s’amuser, peut-être qu’enfin moi aussi, je pourrais rire. Au moins un petit peu. Tu te dis sûrement que je n’ai pas le droit, je ne sais pas, que je ne suis pas suffisant, que je ne suis pas assez. Trop jeune, pas assez connu, puis je ne suis pas ton frère, c’est dommage hein.

La photo. La photo. Elle revient toujours. Tu crois que tu l’as dessinée, qu’elle est sur un papier bien caché. Il y a un visage rayé, peut-être même un visage qu’a été remplacé, tu sais plus. Il ne faut pas que tu y penses. Tu rallonges, tu le sens. La grêle, c’était tout hein. Ce n’est pas une raison pour rigoler, tu ne savais pas, toi, t’as été protégé, tu pensais qu’il l'était lui aussi. À vrai dire, tu ne t’étais même pas fait de soucis. « Ah d’accord. OK. Je vois. » C’est rêche, c’est bref. Toi-même, tu n’en veux pas de ta réaction. Si ça se trouve, c’était drôle ; si ça se trouve, t’étais passé à côté de quelque chose.

Seul, il est seul à ce qui parait. Je suis là si tu veux. C’est ce que tu voudrais bien sortir. Tu pourrais, tu devrais, mais t’attends, faut que tu tournes la phrase dans ta bouche. Tu crois bien qu’il faut que tu réfléchisses. Tu ne veux pas de ce rire, t’en veux plus. Tu ne veux plus avoir l’impression d’être un enfant, d’être gentil, d’être mignon. Tu n’es pas tout ça, non, t’es pas tout ça. Althé, je te l’assure, j’ai même tué un gars. « Je ne pensais pas que le grand Althéo pouvait être seul ». Voix pensante, voix légère, voix qui plane. Tu le voyais accompagné, Althéo, tu le voyais bien entouré. Tu croyais la Vénus capable d’attiser les foules, de se trouver des camarades, des pégases sur lesquels il pourrait s’envoler. Toi par exemple, tu pourrais te proposer. L’assurance, tu la cherches, elle est présente dans tout ton être, faut que ça sorte, faut que tu le dises, faut que tu proposes. C’est le moment, t’as une chance. « On pourrait se faire quelque chose tous les deux, tu ne penses pas ? » Voix tranquille, voix assurée, voix qui pèse, c’est une flèche. « Du moins si tu veux, je ne t’oblige à rien. » Le ton indiquait le contraire, ta face aussi s’il la voyait correctement. Il n’y a pas de si tu veux, moi, je le veux, c’est tout ce qui compte, alors accepte. Puis je t’en supplie pas de fou rire, juste un mot. Un truc qui veut dire oui, et pasd’objets qui blessent. Je t’en supplie Althé, j’en ai besoin, je crois. De toi, au moins une fois. Pour goûter, moi aussi, je veux essayer.
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Jeu 20 Avr - 0:47
Les flammes frôlent sa peau avec une douceur infinie, il les sentirait presque. Althéo il ne rirait plus, il ne bégayerait plus, il restait là, les mains dans l’eau mousseuse, les bras ballants, les jambes un peu flageolantes aussi. Il tremble Althéo. Il se sent pas très bien. Peut être qu’il devrait sortir quelques instants, prendre l’air, respirer la pollution la population et se sentir mieux ensuite. Mains tremblantes, il les essuie sur son jean, attrape un élastique pas loin, s’attache les cheveux, tout fébrile, il est sur le fil Althéo et il ne sait pas quoi faire. La voix d’Oz le fait résonner, vibrer. Ses mots le blessent mais son timbre le soigne, une petite phrase et le coeur d’Althéo est à terre, touché. Ses mots, ils le dégoûtent, Althéo n’est pas la divinité toute puissante que les gens imaginent, il tient plus du cristal qui se brise au moindre choc, à la moindre vibration. Althéo se mordille la lèvre, non il ne dira rien. Peut être bien qu’il sonne trop dramatique à force de se plaindre, à force de dire qu’il est seul, après il a tout ce qu’un homme souhaiterait, beauté, argent et il est pas trop con heureusement et puis il sait ce qu’il veut Althéo, enfin on suppose même si lui se demande encore ce qu’il souhaite vraiment. Il ne répond rien, se contente de rester silencieux, de regarder ailleurs. De faire semblant de rien. De ses cheveux perle une dernière goutte d’eau alors qu’Oz prend la parole.

On pourrait se faire quelque chose tous les deux, tu ne penses pas ?

Il ne sait pas, il ne pense pas vraiment Althéo, mais il s’attendait à cette proposition, la demande maudite. Oz le prend par la main et l’entraîne vers le fond, vers sa chute, et Althéo s’y jette avec plaisir. Le plus jeune ajoute la nuance, il glisse un si tu veux qui sonne bien fade aux oreilles d’Althéo, factice, un peu comme toutes les beautés qui vivent autour d’eux, c’est un si tu veux qui n’est pas naturel et il le déteste un peu. Et les orbes vairons qui le fixent, elles se fondent dans le décor et pendant une seconde Althéo semble voir des fantômes, il se crispe, encore, les mains glissées dans les mèches lourdes. Il se mordille la lèvre, goûte le rouge à lèvres pâle qui orne sa bouche, laisse le croc percer la chair alors que son esprit roule, tourne, s’agite, bouge, il court à cent à l’heure dans sa tête alors que le silence se prolonge, interminable, insupportable. Il prend une grande inspiration, comme s’il allait s’exprimer, mais non, il la laisse retomber, comme abandonnée, il ne sait pas trop. Il a le rouge aux joues, encore, c’est comme s’il se consumait sur place alors qu’il souffle, comme un murmure.

D’accord. Je veux bien.

Il veut bien et c’était surtout Oz qui voulait bien, oh non il ne se sentait pas forcé mais il savait qu’il faisait quelque chose qu’il regretterait plus tard, même si personne ne l’accusait, il allait juste regretter et se détester et qui sait jusqu’où ils iraient ? Il ne sait même pas ce qu’Oz entend par “quelque chose” certes il n’est plus un enfant il n’est plus innocent il sait bien, mais Oz lui semble tellement petit, enfant, il ne sait pas qui est le plus fragile entre les deux mais il fait quelques pas, mal assuré et il le fait se lever, ils passent à autre chose, le moment où il allait forcément couper un petit peu trop court mais est ce qu’Oz y ferait vraiment attention ? Il ne savait pas et lui même n’y ferait pas attention, il brûlait de l’intérieur alors qu’il le faisait s’asseoir devant le mur vierge de tout il attrape la paire de ciseaux et regarde Oz l’autre ne le voit pas il est dos à lui et il ne voit pas les deux grands lacs sombres qui l’observent avec peur incompréhension et timidité mêlés et Althéo soupire, doucement, invisible et silencieux.

Si tu veux je suis libre ce soir.
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Sam 22 Avr - 0:55
Tu ne sais même pas pourquoi tu demandes, tu ne sais même pas pourquoi Althé. Il y a en a d’autres sur qui tu pourrais t’échapper. Mais ta bouche avait formulé la proposition, du moins un truc qui y ressemblait presque, ce n’était pas un ordre, non, tu ne pouvais pas, t’oserais pas, du moins  c'est ce que tu crois. C’est Maddox qui donnait ce genre de choses, aux gens et à son monde, à toi surtout. Il t’en donnait un peu partout, tu en gardes des marques, des traces indélébiles sur ta peau qui n’est désormais plus fragile, qui n’est désormais même plus lisse. Althéo, il peut s’échapper s’il veut, tu le courserais peut-être, mais il y a un moment où tu t’essoufflerais, tu le laisserais partir loin de tes doigts fébriles. Ça serait mieux pour lui, qu’il dise non, il te ferait du mal, tu en ferais un scandale, mais ça ne change rien au fait que t’étais pas bon pour lui, que t’étais bon pour personne. Sauf que lui, il ne sait pas tout ça.

Tu souris. Il t’a dit oui. Il y a eu un silence, des pinces qui se serrent, des contractions nerveuses dans tes cheveux, mais il t’a dit oui. Victoire. C’est le mot qui s’impose de lui-même dans une écriture dorée, tu le vois écrit en capital, le mot tapisse le fond de tes yeux. Ils doivent briller, s’enflammer. Une flamme vermeille, une flamme rouge, l’excitation sans doute. Ouais c’est ça, t’as une dent qui s’enfonce dans tes babines. Ça grogne plus bas. L’excitation, ça ne peut être que ça. Tu ne réponds rien alors que toi, ta sa réponse. T’avoues que tu réfléchis déjà à un avenir. À ce vous, à ce plusieurs, à un lieu, à une heure. Tu planifies parce qu’il faudra bien le faire à un moment où un autre et que tu ne voudrais pas être pris au dépourvu. Être surpris, c’est une chose qui tue. Mais tu n’avais pas d’idées, tu allais donc continuer à chercher en profitant des quelques instants qui s’écoulent, ceux qu’Althéo utilisent pour reprendre son souffle alors qu’il te fait déménager. T’es sûr qu’il doit se dire qu’il a fait une erreur et qu’il a mal au cœur. Si c’est le cas, tu voudrais bien lui dire que c’est trop tard, qu’il lui restait qu’à faire des cauchemars, que s’il t’arrache l’espoir qu’il vient de te donner, c’est un crime. Et je lui ferais payer. Chut Oz, ça ne se dit pas, ça ne dit pas, ça ne se dit pas. De toute façon, tu te trompes forcément parce que c’est lui qui informe. Ce soir, tu as le quand. Oz, il n’est plus question de faire l’enfant. « Parfait ». Simple mot pour faire attendre, simple mot parce que t’es content, puis merde il y a aussi rien d’autre qui pourrait décrire ce moment. Ce soir vous serez ensembles, vous ne savez pas ce que vous ferez, mais vous serez ensembles. Tu sais ce que t’espères, mais tu le gardes pour toi, même pas, tu le formules au sein de ton être. Tu pourrais lui demander de venir chez toi, dans ce grand appartement offert par tes parents, mais tu t’inquiètes, c’est trop intime, trop direct. "De la finesse Oz, de la finesse". Un truc que ta sœur aurait dit. « Donc, je viens te chercher ce soir et on va au restaurant » La voix pleine d’assurance, toujours, il ne va pas que l’autre se doute que ça puisse bien trembler dedans. Le restaurant, c’est élégant, c’est digne d’une princesse. Puis ça place des images dans la tête, c’est un rendez-vous, qui se finira on ne sait où, chez lui, chez toi, dans les toilettes, dans un bar. « Fait en sorte que je sois présentable, que la compagnie que j’ai ce soir apprécie » tu retournes ta tête pour lui faire un clin d’œil et sourire. Je veux que ça te plaire à toi, je veux que tu sois heureux quand tu vas me voir, je veux que tu me trouves beau, je veux que durant au moins une seconde, ton cœur ait l’impression que je pourrais être ton fléau.
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Mar 25 Avr - 12:09
Il sent le goût du sang sur sa langue alors qu’il continue son travail, sourd aux remarques, aveugle, Althéo est rongé par un sentiment un peu triste alors qu’il finit d’arranger son client, il est rongé par l’inquiétude alors qu’il sent les orbes vairons brûler sur sa nuque, implacables. Il se demande pourquoi il a fait ça Althéo, son d’accord qui avait glissé plus vite que prévu de ses lèvres, avant même qu’il ne soit vraiment d’accord, c’était comme une réponse par défaut parce qu’il ne voulait pas offenser, parce qu’il ne voulait pas déplaire. Le clin d’œil et le sourire sont d’or, un or incandescent qui brûle ses rétines et il baisse les yeux, les dents toujours bien ancrées sur sa lèvre inférieure, comme pour se retenir de dire n’importe quoi, encore et toujours, il ne sait pas dire les bonnes choses Althéo de toutes façons il n’a jamais su. Il se retient de soupirer aussi ce serait mal vu et puis qui sait comment le prince réagirait si Althéo soupirait ? S’il ne montrait pas l’enthousiasme ? Althéo ne dit rien, il finit de couper les mèches, de tailler la chevelure, tout ça d’une main de maître, il rend Oz plus beau qu’il ne l’est déjà, plus resplendissant qu’il ne l’est déjà il lui tend un miroir bien plus petit que les immenses glaces qui ornaient son salon auparavant il lui pose le miroir dans les mains les yeux bien bas bien fixés sur le sol brillant, brillant de mille feux brillant comme lui l’était avant. Il se sent pris au piège Althéo il se sent comme s’il s’était jeté dans la gueule du loup il se sent bien idiot alors qu’il se passe une énième fois la main dans les cheveux et qu’il les détache distraitement, indécis, maladroit. Il murmure presque, perdu dans la masse bruyante autour d’eux.

Je t’attendrai à la fermeture, alors. Ne me fais pas trop patienter…

Il les sent presque, les points de suspension qui glissent sur sa peau qui roulent dans son dos comme une pause insoutenable, il lâche sa lèvre en laisse un point de sang et s’avance presque timidement le ventre noué il s’avance et dépose ses lèvres sur la joue du prince. C’est rapide, presque anodin il se sent prendre feu rien qu’à ce contact et quelques secondes après le voilà parti presque en courant il se réfugie dans l’arrière boutique à la va-vite tente de calmer son souffle saccadé et les orbes elles sont encore là elles le fixent et lui se demande mais qu’est ce que j’ai fais ?

Le soir est là, bien trop vite bien trop abruptement Althéo entendait les murmures autour de lui on se demandait ce qu’il se passait entre lui et le prince on se demandait si Ether le damné avait finalement été remplacé, jeté au loin par sa princesse bien trop capricieuse. Althéo n’écoutait pas mais il entendait, il entendait bien trop et tous ses muscles se crispaient quand il entendait son nom cité dans une conversation son coeur manquait plusieurs fois quelques battements et bientôt le soir venait les clients délaissaient le salon et lui se retrouvait bientôt seul, dépourvu de toute aide, seul dans le salon encore bien éclairé. Il verrouillait chaque porte d’une main mécanique, fermait les portes, protégeait les vitrines et enfin sortait dans le froid et la nuit il observait les lumières agressives et écoutait la circulation les clématis ne dormaient jamais. Le prince n’était nulle part dans son champ de vision et personne ne lui adressait la parole il ne sentait aucun regard sur lui si ce n’est les deux orbes vairons il commençait à s’habituer à la brûlure sur sa nuque chaque fois que ce regard se posait sur lui en vérité et là, dans le froid, son prince qui revient finalement. Althéo s’approche, quelques petits pas un peu hésitants, n’ose pas ouvrir la bouche, préfère que ce soit Oz qui parle, qui prenne la parole, après tout qu’est ce que lui aurait pu dire ?


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Sam 6 Mai - 0:57
Il avait fait comme ça le loup pour te manger, il avait suffi de quelques sourires, de quelques regards, des clins d’œil et ce maudit cœur qui bat. Tu ne sais pas comment t’as fait pour ne pas te rendre compte que quelque chose n’allait pas, tu ne sais pas pourquoi tu ne t’en es rendu compte que trop tard. Ça sera sûrement la même chose pour Althéo, il verra qu’il y a un problème, qu’il a un truc qui cloche quand vous serez arrivez trop loin, quand il ne pourra plus reculer. Tu lui laisseras une petite brûlure et ça sera fini. C’est ce que t’attendais et c’est peut-être ce que vous attendiez tous les deux au fond. Tu ne pouvais pas savoir ce qu’il se passait dans la tête de la princesse, ses pensées te demeuraient inaccessibles alors qu’il s’aventurait entre tes mèches avec sa paire de ciseaux. Il y pas de mots qui sont échangés, tu le laisses faire son travail en silence, il doit avoir besoin de calme pour faire de toi un chef-d’œuvre. Tu te concentres sur les cheveux qui tombent, et les minutes qui passent. Tu trimballes ta main dans tes cheveux, les décoiffant légèrement pour ensuite les remettre en place alors qu’Althéo te tend le petit miroir. Tu t’admires quelque temps, pendant un souffle ou deux pour ne pas paraitre trop narcissique. Paraître humble serait à ce qu’on dit une grande qualité, t’arrivais à t’en rappeler quelques fois. Ce n'est pas ta faute si t’aimais bien te regarder, t’aimes bien te dire qu’il ne te l’a pas volé ta beauté, cette belle illusion qui te sert de costume. « Ne t’inquiète pas, je serais à l’heure » il t’embrasse, c’est trop léger pour que tu puisses te retourner, quand ton cerveau capte le signal, t’es déjà seul. Tu tentes de discerner sa silhouette, mais elle s’est évanouie quelque part. Tu n’attends pas longtemps avant de partir toi, aussi, n’oubliant tout de même pas de passer à l’accueil pour payer ta nouvelle allure.

Le ciel devient sombre, il y a de la lumière qui disparaît, mais ce n’est pas grave. T’étais dans une grande rue piétonne où les gens passent sans faire attention à personne. T’as qu’à laisser ta mine de crayon pour dessiner des visages, des courbes, des formes habiles, malgré le froid, les traits se font agiles. T’étais juste rentré te changer, mais aussi téléphoner, réserver une table dans un endroit tranquille et qui brille, puis t’étais sorti pour te poser, t’asseoir et tout laisser passer. C’est que quand tu remarques que la lumière n’est plus naturelle que tu prends conscience qu’il serait peut-être temps de t’en aller, de retrouver ton cavalier. Quand t’arrives, il est déjà là à attendre, il s’avance et toi, tu restes sur place. « Il semblerait que je ne sois pas si à l’heure que ça, désolé » alors qu’il est à ton niveau, ta bouche vient s’arrêter sur sa joue que tu embrasses tendrement, pas assez furtivement, tu en es sûr. Tu fourres tes mains dans tes poches, te détachant de lui avec un sourire, comme si ce que tu venais de faire était normal. Que c'était quelque chose de familier entre vous deux, mais ce n'était qu'une revanche. Non, tu n’avais même pas honte, tu faisais que l’attiser Althéo, et seul Dieu ou les étoiles savaient que ça ne faisait que commencer. « Si monsieur veut bien me suivre… » Tu commences à avancer restant collé à ses côtés comme si t’avais peur qu’il puisse s’échapper. Tu ne laisserais sûrement pas faire, pas alors que t’es si proche d’atteindre un but. Vous marchez tous deux durant quelques minutes, tu te gardes bien de lui dire où vous allez à l’aide de vos pieds. Tu ne lances pas de mots sur le trajet, t’es presque sûr qu’il est encore gêné parce que tu avais fait plus tôt, mais toi, ça ne te faisait que sourire, retrousser tes lèvres pour te donner un air carnassier. « J’essayerais de faire en sorte que tu passes une bonne soirée Althéo, mais j’espère que tu ne vas rien regretter » tu te retournes pour lui lancer ça au visage, sérieux mais souriant,  alors que vous arriviez devant le restaurant. L’un de ces palaces luxueux que peu de gens pourraient s’offrir. Tu eus une petite pensée pour tes parents, leur murmurant un merci au fond de ton esprit. Tu laisses entrer Althéo en premier alors qu'un portier vous fait rentrer.
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Dim 14 Mai - 17:27
Ces endroits lumineux lui allaient bien, à Althéo. Il brillait bien plus que toutes les lumières du restaurant alors qu’il entrait timidement, comme une ombre derrière Oz, tapi derrière lui, il donne l’impression d’être étranger à tout ce luxe et cette richesse mais il fallait l’avouer, l’argent lui allait bien au teint. Il avait même essayé d’arranger un peu ses vêtements, d’arranger un peu ses cheveux, son maquillage tant bien que mal. Essayer d’améliorer ce que certains appelaient perfection et que lui il appelait désastre. Cela faisait une éternité qu’il n’avait plus vu son reflet, et ça commençait à lui manquer. Il se sentait invisible, Althéo. Il ne se voyait plus, il avait besoin, pourtant. S’assurer qu’il était toujours là, qu’il n’était pas devenu fantôme ou vampire pendant la nuit. Son regard accrocha à Oz pendant de longues secondes. Tout de doré lui aussi, brillant parmi les pierres précieuses. Peut-être même plus lumineux que lui, il était vrai qu’Althéo paraissait bien fade et triste à côté d’Oz resplendissant et fier. Peut-être même qu’Althéo paraissait forcé, ou paraissait regretter. Il ne savait pas trop à quoi il ressemblait, comment il paraissait. Il aurait bien aimé savoir. Bien vite, il recommençait à jouer avec le feu, sa main fine venait se glisser dans celle de son prince d’un soir, elle paraissait minuscule en comparaison, perdue entre les doigts forts auxquels il entremêlait les siens. Il jouait avec le feu avec de petits mouvements anodins mais qui avaient un sens, un vrai. Il ne lâcha pas sa main pendant le temps où ils arrivèrent au restaurant, même quand on les guida à leur table il était accroché presque désespérément à Oz, comme s’il était une ancre, un repère dans les ombres. Althéo avait des sentiments d’aveugle alors qu’il suivait son prince dans le bruit et la richesse.

Quand ils se retrouvèrent assis, il songea finalement à lâcher sa main. Ils ne s’étaient rien dit, il n’avait pas envie de commencer une conversation. Il se contentait de regarder distraitement autour de lui, il jouait les innocents, les ingénus. Battait des cils de façon presque calculée. Il se sentait étranger, comme une poupée dorée perdue. Il faisait de son mieux pour ne pas se pincer les lèvres, pour ne pas se passer la main dans les cheveux, pour ne pas soupirer. Pour supprimer tous ces tics qui le rendaient moins parfait, plus humain, moins divin. Il essayait, mais chassez le naturel et bien évidemment il revenait au triple galop et au bout de quelques secondes il reprenait son regard triste, un tic nerveux agitant sa main droite alors qu’il se grattait la joue timidement. Il n’osait pas croiser le regard d’Oz, comme si ça allait le rendre plus inaccessible. C’était ironique de dire ça, surtout après qu’il se soit limite jeté dans les bras de son prince, acceptant toutes ses propositions, essayant de jouer avec le feu. Il n’était pas doué pour la séduction logique, de toutes façons, Althéo.

Pourquoi tu… pourquoi tu m’as invité ?

Il était naïf Althéo, terriblement mature parfois mais il demeurait tout de même relativement innocent. Il ne pouvait pas juste admettre qu’il pouvait plaire à quelqu’un, qu’un homme pouvait simplement être charmé. Pour lui, on voulait de lui pour l’utiliser, parce que c’était beau de se voir sur les photos avec un Lurantis. Que ce soit l’aîné ou le plus jeune, si on se voyait aux bras d’un Lurantis, on pouvait se dire qu’on avait réussi dans la vie. C’était ce qu’Althéo avait appris quand les gens avaient commencé à connaître son nom. Que ce dernier rimait avec richesse et luxure et que c’était toujours beau à écrire un cv. Sur une biographie. Althéo commençait à être habitué à être utilisé, finalement. Il ne pouvait juste pas se faire à l’idée de plaire à quelqu’un, purement et simplement.


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