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« I hate walking alone, I should get a dog or something » | Vanitas S. & Lyonne I.

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Jeu 20 Avr - 4:30

« I hate walking alone, I should get a dog or something »
Vanitas S. & Lyonne I.



    Il faisait froid. Je marchais lentement, les mains fourrées dans les poches et la tête emmitouflée dans une capuche. Je regardais les rares passants juste en dessous de la barrière de tissus. Je les décrivais précisément, imaginant pour chacun d'eux, une vie qui correspondrait à leur physique. Une petite bedaine ou des cheveux soigneusement entretenus et ramassés en un chignon, chaque détails comptaient. C'était mon jeu favori, regarder les gens autour de moi et spéculer sur leur vie, triste ou heureuse, facile ou complexe. Une façon parfois de penser à autre chose, de me sentir moins présent.
    Je fini par m'arrêter sur un des quais du port. Je ne connaissais pas très bien cet endroit, il n'appartenait pas à ma zone, celle que je fais tous les jours. Il semblerait que la grêle ait dérouté plus que mes habitudes : il n'y avait pas grand monde. Ce quartier d'habitude bondé faisait un peu terne. On pouvait encore voir quelques grêlons, j'en ramassai un afin de l'examiner d'un peu plus près. Sa texture était particulière. Sa taille avait cruellement été réduite par sa fonte, mais le grêlon restait d'une taille raisonnable. Que se passe-t-il ? On pouvait entendre à la télé, les gens discutaient entre eux ; ils parlaient tous de la même chose. Dérèglement climatique pour les sceptiques, Dieu nous envoie ces foudres pour les plus pieux d'entre nous et enfin simple coïncidence pour la partie pragmatique. Une zone de flou où les théories sont aussi folles que les événements. Je ne ressentais aucune inquiétude vis à vis de ces plaies égyptiennes, une intuition forte me susurrait que quelque chose au-delà de notre imagination était en train de se dérouler et qu'il était inutile de spéculer : la machine a déjà été actionnée et j'appartenais déjà à un des nombreux rouages.
    Mon portable vibra dans ma poche de sweat. Je sorti le vieux et fidèle clapper et une grimace exhuma la curiosité de mon visage. Cosmos. Je fermais avec froideur l'engin, soupirant d'agacement, puis je sifflai entre mes lèvres : « Lâche-moi.». Une envie de boire s'éleva dans ma gorge, une envie de me défouler… Calme toi Lyonne, respire. Je repris en tête mon calcul routinier. Depuis combien de temps ? Une semaine, trois jours et environ une dizaine d'heures sans toucher quelqu'un. Je pouvais encore tenir trois jours de plus avant que mon corps ne réclame avec plus d'insistance.
   Je ressortis mon vieux clappeur. Mes doigts ouvrirent une conversation qui ne se résumait que par une suite d'adresse.

      au Bar « le Plaisancier »; Port de Clématis.

   C'était un rituel étrange, une conversation ou du moins finalement une relation étrange. J'envoyai le message à Vanitas, puis je me relevai en me dirigeant vers le petit bar à la vitrine brisée près du quai. C'était ainsi que nous nous retrouvions : un message, qu'importe l'heure, qu'importe le jour, qu'importe le temps, avec uniquement l'adresse. Aucune politesse, aucune courbette, pas de «bisou» ou de «salut» ni de «ça va». Seulement une adresse où nous nous trouvions, seul, qui sous-entendait seulement « si tu es disponible, je suis là-bas » sans rien de plus, sans artifice, sans politesse, sans attente que l'un des deux viennent.
   J'avais besoin d'un verre pour annihiler cette pointe d'envie qui envahissait mes doigts. L'alcool était mon doliprane, c'était la petite pichenette qu'on fait à l'enfant en lui disant sèchement «attend un peu !». Je me disais au moins que j'avais de la chance de ne pas avoir l'alcool violent, exubérant ou pathétique. L'alcool me rendait à vrai dire somnolent. J'entrai dans le petit bar qui se révélait être un bistrot à l'odeur de poisson grillé. Il était dix-sept heures. Je passai commande, un verre s'il-vous-plait, avant d'aller m'installer sur une chaise de bois qui grinça au moment de m'asseoir. Je tapotais des doigts en observant les bateaux du port de petites tailles pour la majorité.  Mon verre ne tarda pas, j'étais à vrai dire le seul client du petit bistrot. Un grêlon, comme je l'ai souligné, avait brisé la vitrine qui était donc maintenant recouverte vulgairement par un gros scotch brunâtre.
   On ne se connaissait pas depuis très longtemps avec Vanitas, mais les choses se sont faites avec une étrange facilité et un naturel déconcertant.  Rien n'aurait laissé croire que nos destins se seraient mêlés, lui et sa gueule de riche, moi et mes yeux perdus et mon corps déconnecté. C'était comme si un ours rencontrait un lion, l'ours tournant autour du lion sans la moindre peur, mais au contraire une sorte d'alliance. L'alliance des prédateurs. On ne connaissait pas grand-chose de la vie de l'un ou de l'autre, on semblait tout deux avoir délaissés le passé, du moins c'était mon cas. L'ancien Lyonne s'est fondé dans la bête lorsque mon regard avait croisé pour la première fois celui de Vanitas. Quelque chose se dégageait de lui, une pulsion de mort qui séduisait la mienne. Je ressentais une force créer des étincelles avec la mienne, comme deux bêtes qui se jaugent et qui s'enflamment mutuellement… duo mortel.

    Je me perdis dans mes pensés, voguant entre l’existentiel et le superficiel. La petite sonnette de la porte du bistro raisonna. « Tu me dois une addition.» , la sécheresse de ma voix s'équilibra avec le sourire qui se formait sur mes lèvres. Faites entrer les fauves.
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Mar 25 Avr - 21:32
C'était pas une bonne journée. Ça n'avait ni vocation à l'être, ni à le devenir. Tout dans cette journée était maussade et triste, et l'idée d'avoir passé un bon moment en bonne compagnie n'arrivait même pas à te remotiver. T'avais été vraiment mauvais, du début à la fin, et même après une douche et quelques heures de sommeil improvisée en début d'après midi, c'était toujours pas la joie. T'étais presque l'ombre de toi même. L'ombre du étoile. Mais malgré les ténèbres ambiantes qui ne semblaient plus vouloir lâcher Polaris depuis le lever du soleil, tu demeurais l'une des petites lueurs qui éclairaient encore les rues. Un espoir. Un espoir sans doute vain quand on y réfléchissait un peu, vu que tout cela, c'était un peu ta faute. T'avais choisi la terre, et t'avais choisi cette ville. Pour lui. Et en faisant cela, tu t'étais sauvé, et t'avais condamné tous les autres. Bon, ok, c'était pas juste ta faute. Fallait dire qu'une belle brochettes de clampins t'avait suivi, mais ta culpabilité dans l'histoire était assez notable pour être soulignée.

Ton téléphone avait vibré dans ta poche, alors que t'étais posé sur un banc des clématis, à regarder les nuages s'assombrir, se colorer, bouger. T'étais un peu fasciné par ce monde dont t'avais encore tout à apprendre. Fasciné par ces gens dont tu ne comprenais définitivement rien. C'était pas faute d'essayer, et de vouloir te mêler encore et encore à la foule des inconnus. Mais même au milieu de la foule, t'étais là. Les gens te regardaient, pas comme si t'étais meilleur, simplement comme si t'étais différent. Et tu l'étais. Incapable de te mêler aux autres, incapable d'avoir un minimum d'empathie, et ça te semblait de pire en pire. T'avais pas eu besoin de lire l'écran de ton téléphone pour savoir qui t'avais écris. C'était presque comme si t'avais attendu le message toute la journée, comme si t'avais supplié intérieurement pour qu'on te libère de ta foutue léthargie. Et il était là, quelques lettres sombres sur ton écran clair. Une délivrance.

Quelques minutes plus tard, tu traînais déjà dans le port des Clématis, à chercher le lieu de rendez vous. Tu t'étais pas pressé, parce que c'était pas dans tes habitudes, et parce que tu n'attendais pas spécialement de le voir, t'attendais juste désespérément d'avoir un pub, de savoir exactement où guider tes pas, et d'arrêter de penser à demain. D'arrêter de penser à ce qui pourrait arriver, lorsque tu rentrerais, d'arrêter de te demander si quelque chose d'autre allait arriver, si quelqu'un d'autre serait blessé. Tu voulais juste passer le temps, Lyonne était un bon passe temps. C'était assez hypocrite de ta part, toi qui t'étais dit et redit toute la journée que traîner toute la nuit avec Lyonne comme tu l'avais fait était idiot, voire même complètement irresponsable, que t'aurais dû couper les ponts, te consacrer à ton groupe. Il fallait croire que ta curiosité était plus forte que cela.

Et finalement tu poussais la porte du bistrot, après avoir jeté un regard au scotch dégueulasse qui ornait sa devanture, une marque de plus des dégâts de la grêle. A l'intérieur, un petit carillon signala ta présence. Tout ici sentait le poisson et la marée, et une légère nausée secoua ton organisme, avant que tu ne t'habitues. Il était là. Tu voyais pas comment il n'aurait pas pu l'être, il était pas du genre à te poser des lapins, et puis y avait que lui et le vieux barbu qui tenait ce gouge. Alors t'approchais avant de tirer une chaise et de t'asseoir en face de ton rencard, jetant un regard à tenancier. Tu me dois une addition. Tu esquissais un sourire léger avant de commander une bière, n'importe laquelle, t'aurais bien dit votre meilleure bière mais tu supposais qu'elles étaient toutes dégueulasses, alors pourquoi vexer le patron. Ravi de te voir aussi. Sans le moindre ton, ni de sourire, tu soupirais en t'enfonçant au fond de la chaise de bois inconfortable. Des morts dans ton entourage ? Comme pour briser la glace, se prouver qu'il s'était passé quelque chose, percer l'abcès avant qu'il ne gonfle trop.


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Mer 26 Avr - 3:39


    Penche, penche, penche, petite tête. Curiosité, douce curiosité. Lui, ses yeux, cette sensation morbide, je l'ai ressenti dès qu'il était entré dans la pièce. Je n'avais qu'à le fixer et je savais. Qu'est-ce que je savais ? Je n'en avais pas la moindre idée. Son secret, sa particularité… notre similitude ? J'en étais persuadé sans être convaincu : je m'en fichais. Je m'avançais prenant une nouvelle gorgée de ma bière. « Des morts dans ton entourage ?», un nouveau sourire, celui-là plus carnassier, s'arracha de mon visage. Un euphémisme, je voyais les corps sans vie s’aligner dans mes souvenirs. Ceux à qui j'ai pris la vie pour garantir la mienne. Cela ne me faisait plus grand-chose, j'étais désolé, voilà, mais le lion ne s'excuse pas auprès de la gazelle qu'il a tué. La fin justifie les moyens. « Tu as toujours de ces manières pour engager une conversation, toi.», un peu de mépris ? J'étais joueur, taquin. J'affichais toujours mon sourire que j'avais en permanence lorsque je discutais avec quelqu'un. Néanmoins, le sourire que je portais avec Vanitas était différent, il était plus sincère… plus inhumain et plus dominant qu'à mon habitude.
    « Que seraient-ils sans moi...», rire entre la gène et l'amusement : « Ah oui : vivant.». On aurait pu supposer que je m’apitoyais sur mon sort, mais absolument pas. Mon essence était ainsi, une cannibale. Je pris une nouvelle gorgée de ma boisson. Nos discussions ont toujours été lentes, comme si tout se passait dans la subtilité, que les mots étaient juste là pour meubler… mais au fond je savais que nous parler était superficiel : quelque chose se passait dans le silence sans que j'arrive réellement à mettre un doigt dessus.
    Mon portable se remis à vibrer, encore. « Excuse-moi. », je sortis encore une fois le vieux clapper. Regard sur le nom qui s'affichait : Cosmos. Je le refermai aussitôt, le remettant dans ma poche et dans la même lancé, je pris de nouvelles gorgées plus grandes, finissant ma bière. Je fis comprendre au vieux barman que je ne m'arrêterai pas à une unique bière avant de me refocaliser sur Vanitas. « Tu sembles contrarié ou pensif. Plutôt pensif, tu as toujours l'air contrarié.», encore une fois, nous sommes dénués de filtres, mais il semblait réellement préoccupé, exténué, plus qu'à l'habitude en tout cas.
   Plus je le fixais et plus quelque chose s'interrogeait en moi. Il dégageait quelque chose. Non pas des phéromones auxquelles je suis réceptif ou une quelconque métaphore supposant que je suis sa première groupie, mais il dégageait réellement quelque chose. Une odeur de mort que je ne connais que trop bien ; je connaissais l'odeur de mort par coeur, j'avais la mienne. Une odeur particulière révélant une humanité perdue ou épanouie, on a jamais trop su. La bière se déposa devant moi tandis que je continuais à le fixer avant d'arborer à nouveau un sourire plus doux.
    Un éternel sourire.
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Sam 29 Avr - 23:40
Oh, son petit jeu ne t'était pas inconnu. Son téléphone, un regard, il le range, sans afficher la moindre expression. Et puis, son comportement, sa façon de boire plus vite, d'enchaîner, d'en vouloir encore. Pour oublier, peut-être. Déjà quelques minutes mais tu n'avais pas touché à la boisson. Tu aurais dû commander un café, mais quelque part tu avais peur qu'il perçoive à quel point les choses étaient différentes, qu'il perçoive ton malaise. La vérité, c'est que tu ne voulais pas de ça avec Lyonne. Tu ne voulais pas que ce soit compliqué. Ça n'avait pas lieu de l'être. Tu ne savais pas comment répondre à ses mots. Tu aurais pu mentir, dans les deux sens. Tu aurais pu dire que tout allait bien. Tu aurais pu dire que tu avais perdu quelqu'un. Tu aurais pu, oui, mais rien ne te vint, tu n'avais pas envie de faire des efforts, de réfléchir, alors tu te contentais d'un vague haussement d'épaule. T'éloigner du cercle, te rapprocher des autres, à tout prix. Respirer, respirer, te prouver qu'il y avait autre chose que cette bulle de noirceur, de tension.

Et il y avait autre chose. Tu soupires faiblement avant de reposer ton regard sur l'extérieur, sur le ciel laiteux qui se teinte de couleur orangées, alors que tes doigts naviguent sur la longueur du verre, distraitement. Je ne suis pas toujours contrarié. Tu lances, avant de le fixer d'un air un peu revêche. T'aimerai sourire, lancer une pique, comme d'habitude, mais cette journée n'est définitivement pas la bonne pour cela, et l'arrière goût de sang et d'alcool mêlés à la fatigue n'aident en rien. Tes doigts se perdent dans tes boucles blondes pour essayer de les discipliner, mais rien n'y fait. Sans doute le sel dans l'air, un truc du genre. Qu'est-ce qui va nous tomber sur la tête, la prochaine fois ? Tu mimes l'inquiétude, mais tu n'en ressens pas. C'est comme si elle t'était étrangère, dans l'instant, quand bien même tu sais que c'est faux, que tu l'as ressenti le matin même. Mais elle est aux abonnés absents.

Les étoiles, peut-être. Cette fois, malgré toi, tu ne peux t'empêcher d'esquisser un petit sourire amusé, presque fier du truc que tu viens de lancer. C'est débile. C'est débile parce que Lyonne n'est pas au courant, pour toi. Peut-être qu'au pire, il te pense juste lié, tout au plus. Certainement pas une étoile d'une autre camp. Et pourtant, tu sais tout sur lui, tu sais qui lui envoie des messages à répétition, tu sais l'inquiétude qu'on porte sur lui. Tu sais ce qu'il a fait, ce qu'il fera encore, et encore, ce que tu le pousseras à faire, peut-être.


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Dim 30 Avr - 1:41


    Ailleurs, il était ailleurs. Mes yeux le fixaient, le scrutaient comme pour tenter de lire ou de lui faire comprendre un peu plus sèchement qu'il fuyait et qu'aucun de nous deux n'aimaient quand l'autre fuyait. Je repris une gorgée en continuant de regarder ses yeux bleus qui ont dû briser le coeur de plus d'une fille ou d'homme, qu'importe. Quelque chose. Un je ne sais quoi.
   L'alcool se déversait le long de ma gorge venant remplir mon estomac. Ses petites particules s'assimilaient au sang dans mon intestin grêle et commençaient déjà à brouiller la soif que je ressentais, la contrariété. Je buvais vite. Trop vite. Cosmos restait dans ma tête, elle ne va jamais me lâcher. Elle ne lâchera jamais la laisse qu'elle m'a mise autour du cou comme pour ses autres chiots. Un nouveau sourire fit disparaître celui qui était déjà en place. Un sourire pour me motiver à me concentrer à nouveau. « Tu es toujours contrarié, il n'y a rien de mal à ça. », psychologue de comptoir que tu es Lyonne, fastidieux, inutile, beau parleur… mais on avait besoin de superficiel, le superficiel est beau, il n'arrache pas le coeur lorsqu'il n'est plus. Le superficiel est moins dur à regarder que l'essentiel. « Ca te fronce les sourcils, ça te donne un petit charme de grumpy cat. Les gens adorent ça. Le blond ténèbreux aux yeux clairs tourmenté qu'on veut changer pour le meilleur.», mais après on se rend compte que ce blond ténébreux est violent, que rien ne peut l'amputer de cette violence, alors le coeur se brise avant qu'il ne puisse briser notre corps.
   Petit rire moqueur, taquin, pas bien méchant, provocateur rien de plus. « Qu'est-ce qui va nous tomber sur la tête, la prochaine fois ? », le sourire se perdit lentement, comme une aile faites de cire, trop proche du soleil faisant tomber le corps d'un homme condamné. Je voulais le corriger, je sentais cette volonté de modifier sa phrase : qu'est-ce qui va vous tomber sur la tête ? Pourquoi m'inclure Vanitas ? Je le savais, je savais pertinemment que j'appartenais à ces plaies qui frappent le monde. J'étais la grêle déstructrice, la chaleur qui affaiblit et brûle les corps, la cendre qui envahit vos poumons… par syllogisme, je faisais partie du grand fléau, j'appartenais aux envoyés de la Mort.
    « Les étoiles, peut-être.» , étrangement, je ne fronçais pas des sourcils, je n'eus pas de geste de surprise en remarquant ce sourire hautain sur son petit visage de bourge. Non, j'eus également un sourire, mais plus doux continuant dans son hypothèse avec sérieux. « Ca serait triste, pour elles… », je fis mine de regarder ce qui se passait autour, mais soyons clairs, il ne passait strictement rien à part le vieux qui faisait ses mots croisées derrière le bar en se curant les dents avec le bout de son ongle. « La Terre n'est pas un lieu pour conserver la lumière…», je fixais mon verre déjà vide, jouant avec lui. Je lançais ces mots au fil de ma pensé, ils n'avaient sûrement pas de sens, ils faisaient partis d'une rêverie de dépressif. « Mais plutôt un lieu où les lumières suffoquent avant de mourir dans les ténèbres. », de qui parlais-je vraiment ? « L'innocence du bambin qui termine inéluctablement dans un tombeau. Ici, tout fini par mourir. Le ciel est le lieu de l’évanescence, des grandes lumières qui nous surveillent et que nous pensons éternelles et qui nous rassurent lorsque notre heure est venue de partir. », j'avais perdu mon sourire, me perdant dans le même cas dans mes mots. Néanmoins, je fini par me reprendre en relevant mes yeux vers lui, doté d'un sourire plus tendre, rassurant sans mesurer l'ampleur de mes mots : « Mais heureusement nous ne sommes pas des étoiles. Je ne voudrais pas être spectateur d'un tel enfer où la lumière n'est qu'une bougie dépendante de ce qui lui reste de cire

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Dim 30 Avr - 2:10
Tu l'écoutes, comme on écoute un enfant qui raconte une histoire. Lyonne, parfois, il te fait penser à ce que t'aurais pu être, si t'avais été vraiment humain. Ce que t'aurais aimé être. Innocent, ou naïf, tu ne sais pas vraiment. Tu aurais aimé pouvoir ignorer ce que tu sais. Tu aurais aimé ne pas avoir vu ce que tu as vu. Défaire ce que tu as fait. Mais certaines plaies ne se referment jamais. Tu songes malgré toi à Cosmos, ton coeur se serre. Foutue idiote. Plus de guerres, plus jamais. Tu veux pas te battre, et pourtant, chaque instant sur Terre et est un combat. La mort est omniprésente. Vous étiez bien plus en sécurité dans le ciel. Mais vous étiez condamnés. Alors il fallait choisir. Vivre en danger. Mourir en paix. Jamais t'aurais voulu t'éteindre, pas sans embraser le ciel. Tu l'écoutes et ses mots te bercent, loin de te rassurer néanmoins. Tout meurt. Les étoiles s'éteignent aussi, Lyonne. Tu hésites à te relever, à partir, à le laisser là. Au fond, maintenant que tu balances ces quelques mots, que tu cries qui tu es, tu n'as plus d'intérêt à rester. Il fait partie de ce monde que tu essayes de fuir, à nouveau. Mais quelque chose te retient. Quelque chose d'invisible, quelque chose de minuscule.

Mais quelque chose te retient, et tu n'aimes pas ça. Tes doigts se crispent sur le verre, tu sens ta peau, ton corps qui chauffe, sans rien pouvoir y faire. Calme toi. Dans ces situations, tu penses à Agapé. Agapé, ton phare, ta bouée de sauvetage, ton point d'ancrage. Tes yeux ses reposent sur Lyonne, tu l'observes presque sévèrement. Tu n'aimes pas son ton et tu te sens presque d'humeur à être moraliste, mais ce n'est pas ton rôle. Tu n'as pas de rôle, n'essaye pas de te persuader du contraire. Et le silence retombe. Un silence aux allures d'aveu. Ici, tu es immortel. Ici, personne ne doit mourir. Les hurlement de Rhéa résonnent dans ta tête. Tout le monde meurt, Vanitas, les humains, les étoiles, tout le monde. T'as pas envie, et comme un gamin buté, t'as envie de croire le contraire. T'as envie de croire que tout ne finira pas en conflit, en explosion et en larmes. T'as pas envie de te battre, t'as plus envie de lutter contre une mort qui te guette. Bois ma bière. C'est ta seule réponse, alors que tu continues de le dévisager. Depuis combien de temps ne s'est-il pas nourrit ? Tu n'en sais trop rien, mais tu sens que quelque chose manque. Il divague, tu devrais simplement lui balancer une pique. Comme d'habitude. Parce qu'au fond, tout n'est que routine et apparences. Illusions agréables. T'es vraiment un psy à deux balles.


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Dim 30 Avr - 3:20


    Je finis par froncer des sourcils. Pourquoi paraît-il triste ? La réponse à cette question idiote de tarda pas à raisonner dans mon esprit. Parce que lui, il tient à la vie. Je fermais doucement les yeux entendant sa réponse. Je voulais lui dire avec toute la tendresse du monde : mais pourquoi as-tu peur ? , mais la question ricocha dans le miroir de mon inconscient : pourquoi n'ai-je pas peur ? Je me massai mes tempes. Mon coeur battait de plus en plus vite. Pourquoi n'ai je pas peur ? Pourquoi ne suis-je pas terrorisé ? Triste à l'idée de partir ? Pourquoi cette lassitude ? Pourquoi cette extinction ?
    Lyonne, Lyonne, calme-toi. Hey, ne succombe pas, pas encore, il est encore trop tôt. Tu es ainsi. Accepte-le. Je pris sa bière qu'il me proposa, buvant quelques nouvelles gorgées. Je cherchais mon souffle. La contrariété envers Cosmos attisait mon besoin. Le besoin de voir de nouveau clair, de tout comprendre… de comprendre pourquoi je suis ici. Je voulais que mes neurones s'illuminent de nouveau, que mon coeur batte en harmonie avec tout mon corps qui se réchauffe de son sang qui se lance dans mes veines. Je voulais de nouveau tout entendre, tout voir, tout sentir. Bois. Bois. Bois. Il est encore trop tôt.

    Je devais répondre. Je devais parler pour calmer la machine qui commençait à s'emballer, à grincer car elle manquait d'huile. Je devais lui répondre. « Tant mieux si les étoiles s'éteignent. », le flot se calma. L'air pénétra de nouveau normalement mes poumons. Mon regard devenu noir se relâcha. Mes idées redevenaient claires et les questions s'en allaient. Je fixais la bière que j'avais fini d'une traite sans le sentir, sans le voir. Mes yeux redevinrent stables, je pus de nouveau les ouvrir pour l'observer. Ce n'était qu'une pulsion qui s'était échappée. « Tant mieux… », je le fixais de nouveau. Un sourire faiblard apparu sur mes lèvres. Tant mieux si Cosmos va mourir. Tant mieux. « Ca ne fait que les rendre plus humaines. », je lui lançais un regard beaucoup plus sûr, comme un homme affrontant une divinité en qui il croyait lorsqu'il était petit. Qui était l'humain de nous deux ? Je ne savais même plus. « L'éphémère… est ce qui nous est essentiel. L'éternel… on pourra toujours le remettre à demain pour le contempler. ».
   Je fus sûrement un sphinx dans une autre vie. Une chimère aux belles paroles. « Bwarf, toi t'es vraiment de mauvaise compagnie. J'aurais dû prendre un chien ou quelque chose…», je fini par sourire pour éloigner le mauvais présage des questions qui s'étaient dressées en moi. Je raclais une nouvelle fois ma gorge : elle était sèche. « Dommage que les chiens n'ont pas ta répartie. Je fini toujours par me lasser de leur compagnie. Et tu as meilleur odeur également…»  je tentais de me rattraper, rattraper ce que j'ai laissé échappé. Je me sentais responsable de son brin de déprime. J'aurais eu le vieux réflexe de mettre ma main sur son épaule fut un temps, mais je ne pouvais pas le toucher. Je fini par baisser les yeux, me décidant de culpabiliser en silence.  

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Mar 2 Mai - 3:12
Lyonne te fait sourire. C'est con. C'est certainement le lié le plus susceptible d'être monstrueux, de par sa nature, mais plus tu le regardes, plus tu le fréquente et plus il devient humain à tes yeux. La définition, la vision que tu te faisais des humains. Il boit trop, Lyonne, il le sait, tu le sais, il compense, il ne devrait pas. Peut-être que tu devrais veiller sur lui. Peut-être que tu devrais l'aider. Mais la vérité c'est que t'as pas envie. Tu veux juste regarder, tu veux juste savoir, pas être acteur. Tu veux pas te mêler de sa vie, tu veux pas t'engager. C'est bien toi, c'est définitivement beaucoup trop toi. Dommage que les chiens n'ont pas ta répartie. Je fini toujours par me lasser de leur compagnie. Et tu as meilleur odeur également… Cette fois tu fronces les sourcils, un air sérieux affiché au visage, ah tu pourrais lui reprocher de divaguer, mais c'est avec un air sérieux que tu lances, doucement. Meilleure odeur ? Tu m'as pas vu ce matin. Franchement c'était grandiose. Et tu échappes un léger rire amusé. Un rire discret, un rire sincère. Le genre de rire que seul Lyonne peut t'arracher. Un rire humain.

C'est quand même ironique de se sentir si humain quand tu devrais te sentir plus monstrueux encore. Tu n'étais pas sûr de vouloir devenir humain, quand tu le regardais. Même si humain ne signifiait pas faible. Même si ici tu étais tout puissant, immortel. Même si humain c'était juste un concept. Parce que l'humain était aussi le monstre. Parce que le monstre n'était pas animal, le monstre était purement humain. Oui, finalement t'étais pas si certain que ça. T'étais même presque sûr de t'être condamné tout seul. Tu fronçais un instant les sourcils avant de jeter un regard au mec qui se battait avec son sudoku derrière le bar. Il devait pas écouter la conversation, et quand bien même il s'en serait certainement foutu. Bon spot, finalement. Tu reposais tes yeux verts sur Lyonne, plus sérieux, plus sévère aussi. Plus d'égalité à présent. L'humain face à l'étoile, simplement. Nourris toi. Tes mots avaient un arrière-goût de oui, je suis au courant, et oui je sais que tu sais, mais tu supposais le fixer assez sérieusement pour qu'il ne pose pas davantage de questions. Tu jetais un oeil à la bière, espérons qu'il ne prenne pas tes mots pour une invitation, c'en était pas une. Tant pis pour les conséquences. Tant pis pour les morts, les veuves éplorées. Tant pis pour tout ça, c'est ce que t'avais fait en choisissant Agapé, ce que t'avais fait en condamnant Archie, en l'isolant dans une petite bulle hermétique, en le coupant de sa famille, de ses espoirs, de son destin. Et puis, tu te reposes au fond de ta chaise et tu lances d'un air plus blasé. De toutes façons, après la grêle, ça n'ira pas en s'arrangeant. Comme si tu le savais, comme si tu prévoyais le futur. Oh, c'est pas le cas, mais il te suffit de fixer Nathë, de temps à autres, pour savoir que ça n'ira pas en s'améliorant. Ni maintenant, ni jamais.


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Mar 2 Mai - 6:37


    Nourris-toi. Je le fixais. Je restais figé sous ses mots. Je décryptais son regard, ses yeux. Je ne comprenais pas. Quelque chose en moi s'insurgea. Cette même chose qui ce soir là me fit reculer d'un pas pour venir m'asseoir à côté de lui. Cette même chose qui fit fondre la bête et la chrysalide dans une même entité. Papillon.

   Ses mots m'avaient heurté. Il passait en boucle dans ma tête. Verbe, sujet. Impératif. Verbe du deuxième groupe conjugué au présent de l'impératif ayant pour sens littéral de manger. Sujet, pronom personnel tonique designant l'interlocuteur, dans son contexte : moi. L'impératif était le mode donnant un ordre direct. Dans le contexte nourris-toi signifier de me ressourcer, d'avoir recours à mon pouvoir pour nourir mon corps qui subit ses symptomes de manque. Dans d'autres termes : Lyonne, tue. Je fuyais subitement ses yeux lorsque cette conclusion atteint mon esprit. Subitement, je voulais fuir. Je voulais me transformer réellement en papillon ou en une mouche pour prendre la poudre d'escampette, passer par les bouches d'aérations, les petits trous présents sur les murs ou je ne sais pas. Fuir.
   Tant pis pour les conséquences. La lame s'enfonçait dans l'échine, les genoux du pantin tremblaient. Je fis un mouvement de tête protestant. Non. Non. « Je… je ne suis pas le serpent. », un enfant. Les mots tremblants, incertains. La sûreté que j'avais, avait été dévastée par ces mots. Mange, l'animal mort importe peu. Je réfléchissais à vive allure, je voulais protester, me lever et le pointer du doigt en hurlant : Tu as tort ! Parler des petites étoiles, des petits morts, des petits fléaux, c'étaient autre chose que parler de moi. Je pouvais toujours lancer de la poudre aux yeux des autres et aux miens avec de belles phrases. Je pouvais toujours transformer la réalité en lui ajoutant mon sourire et une phrase lancée à la volé pleine de sens que personne n'arrive à comprendre. De la petite poudre que les mots jettent : des illusions. Toi, c'est différent. Tu sais, tu connais la vérité, la réalité, et aucun mot, aucune poudre ne permet de te défaire de cette réalité que tu sais.
    Je ne pouvais adhérer à ces mots. J'étais arriver à ignorer les miens jusqu'ici, mais les siens étaient dépouillés de toute fioriture philosophique. Ses mots étaient purs. Mange et tais-toi. Aucun enrobage pour faire passer la pillule dans le cerveau. Aucun sentiment, aucune moral. Il avait retiré mes vêtements et mis à nu. On pouvait voir sa main caresser mon épaule dénuder et murmurer à l'homme : Lyonne, nourris-toi. Comme un maître murmurant à l'oreille de son animal sanguinaire, par compassion, de relacher ce qu'il avait appris pour faire comme bon lui entendait. Tant pis pour les conséquences. Tu as le droit de vivre sans chaine pendant un instant.

    « On en est là ? » , plus de sourire, j'étais déconcerté par ses mots. « J'ai encore trois jours et quatorze heures à tenir. Deux semaines tout pile. Le point critique où je peux me suffire d'une personne. Un jour de plus et une vie ne me suffira pas. Les conséquences importent peu, mais les raisons de leur mort sont importantes à mes yeux. Une nécessité et non une gourmandise. Qu'importe si le monde se détraque, qu'importe si on va tous y passer.» , ma mâchoire se serrait, elle se crispait comme mes poings. « Parce que tant que je tue par nécessité, ce n'est pas moi le meurtrier, mais celle qui m'a rendu ainsi.» , mes deux yeux étaient deux incendies. Les mots étaient lâchés. Cosmos était la tueuse à gage, je n'étais que le fusil impuissant entre ses mains.
    Un incendie s'était déclarée en moi lorsque Cosmos m'apprit la vérité. Une rage sans nom. Et ce cercle qui était sous ses petits ordres, qui voyait en elle une mère protectrice et aimante, cela m'insupportait. Elle, avait les dons de vie. Elle m'avait chargé des dons de mort. Comme une divinité qui aurait banni un de ses archanges à ramper sur terre et ramasser les morts. « Cette grêle, ces événements… cette incompréhension. Ils rassemblent les gens. Les souffrances, les peurs réunissent les hommes qui s'enlacent dans leur faiblesse commune...», je baissais les yeux avant de finir par demander un nouveau verre avant de lâcher sans oser lui lancer un regard : « Mais pour cela il faut qu'ils admettent qu'ils ont peur.».


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Mer 3 Mai - 20:50
C'était idiot. Il était idiot, Lyonne. Sûrement autant que tu l'étais toi. Après tout, il connaissait le sujet bien mieux que tu pouvais le prétendre. C'était lui. T'aurais même pas dû t'en mêler. Parce que tant que je tue par nécessité, ce n'est pas moi le meurtrier, mais celle qui m'a rendu ainsi. Tu penches la tête légèrement sur le côté en le dévisageant. Quelque chose en toi voudrait sourire, être fier, c'était certain, mais t'avais trop de contenance pour montrer ça. Tu pouvais pas te le permettre. En plus de ça, sans que tu ne saches pourquoi, ton coeur se serra. Cela faisait des ... mois que tu n'avais pas aperçu Cosmos, des mois sans elle. En vérité, parfois elle te manquait. Oui, tu chassais ses liés, tu voulais savoir si c'était pire chez eux, mais dans les tréfonds de ton âme, t'avais pas envie. T'avais pas envie parce que Cosmos le méritait pas. Parce qu'elle cherchait à faire toujours au mieux, et que c'était bien pour ça qu'elle te faisait la morale tout le temps. Elle, généreuse, douce, pleine de bonnes intentions, et toi, égoïste et buté. Calculateur, ou impulsif, suivant les moments. Tu fixais Lyonne en songeant à tout cela, et tu remerciais Cosmos de ne pas l'avoir doté de télépathie.

T'es obligé de tuer ? T'avais lancé ça avec tout le naturel du monde, et le grand barbu qui venait lui resservir une nouvelle bière t'avais lancé un regard un peu interloqué, avant de sans doute songer que tout ça, ça le regardait pas. Que vous deviez pas parler de vrais morts. Ou un truc du genre. Ou alors qu'il s'en foutait tout simplement. Ah, t'en avais vu plein des gens qui n'étaient plus touchés par rien. Des dizaines. Tu savais pas si c'était leur monde, leur humanité qui s'engourdissait ou simplement les événements qui les blessaient tellement qu'ils finissaient par être insensibles. Non, tu savais pas. Toi, t'avais l'impression d'être un enfant, tu découvrais de nouvelles choses tous les jours. T'étais vite venu à la conclusion qu'une vie humaine ne suffisait vraiment pas à tout comprendre, explorer leur panel d'émotions. Heureusement pour toi, t'aurais pas juste une vie humaine.

J'veux dire. T'as déjà essayé d'arrêter avant de tuer une personne ? Tu fis une mimique pleine d'intérêt, en vérité, c'était surtout la curiosité qui te poussait à continuer de voir Lyonne. Une curiosité vraiment déplacée mais une curiosité quand même. Tu ne pouvais pas aller jusqu'à dire que tu l'appréciais, lui, en tant qu'individu. Tu aimais apprendre des choses sur lui, tu aimais sa présence, mais il ne t'apportait rien de spécial. Ce que tu faisais avec lui, t'aurais pu le faire seul, ça n'aurait rien changé. Sauf que voilà, toi, tu le voyais comme un petit artefact : il fallait que tu comprennes. Peut-être parce qu'il n'avait rien en commun avec toi, ni dans sa façon d'être, ni dans sa façon de penser. Et tu te sentais presque prêt à proposer ton aide pour l'arrêter si toute fois il disait qu'il perdait pied, puisque tu supposais que personne ne lui avait proposé jusqu'ici. Et puis, ça ne t'aurait rien apporté. Sauver des vies ... Après tout, pourquoi s'embêter à en faire tant pour les humains ? S'ils avaient appris pour vous, autant étoiles que liés, ils vous auraient très certainement poursuivi dans la ville entière en s'armant de fourches et de torches. A quoi bon, sérieux.


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Sam 6 Mai - 2:27


www.

         Obliger. Essayer. Mourir.

    Je le fixais. Tout mon corps se refermait sur moi. Mon sourire disparu. Les lieux se dérobaient ; j'étais comme aspiré par le sol. Je sentais un premier barrage céder et il relâchait les eaux dévastant tout sur son passage. Mon sang pulsait dans mes veines, il longeait chaque muscles, se glissait à l'aide des valvules dans mon corps pour atteindre mon coeur et ainsi se déchargeait de leur dioxygène et ensuite se chargeait d'une étrange essence qui se fit transporter jusqu'à mes organes par mes artères et ainsi atteindre également mon cerveau qui relâchait cette sensation de fuite de l'espace et du temps. Je le regardais dans les yeux, mais j'étais absent.
    La pièce disparaissait de ma conscience, elle fondait comme de la guimauve mit au micro-onde trop longtemps. A présent, mon esprit marchait dans la Ballade des Pendus. Chaque corde avait son fruit qu'elle serait avec affection autour du cou de chaque fruit que j'avais croqué. Tous les corps suspendus étaient le miens. La même personne, avec les mêmes cheveux aux couleurs dorées et le regard éteint, dans le vide.

        Essayer. Mourir.

    La Mort m'habitait. J'entendais le bruit du métal se déformer, il crissait contre les graviers de la route. J'entendais le bruit du verre qui explosait pour se loger dans ma peau. Je sentais la Mort venir embrasser mon front et déposer un serpent qui remonta le long de ma colonne. Frisson. Tu vas vivre avec Mamie maintenant. Oui, Lyonne, petit Lyonne, tu vas vivre avec mamie. Elle va un soir te prendre la main et te pointer le ciel en te disant : C'est là. C'est là où Papa et Maman sont. Et toi, avec tes yeux d'enfant, tu voyais le ciel rempli d'étoiles étendu paresseusement dans la mer noire où un phare lunaire est visible lorsque les marées ténébreuses sont basses.
    J'entendais leur dernier soupire. A chacun. Cet homme, ma première victime. Cette femme mariée te disant qu'elle venait prendre un livre pour l'anniversaire de son mari et que tu as malencontreusement touché.  Puis cette autre femme, et cet homme, puis cet autre femme qui avait envie de toi. Ma gorge se serrait. Je déglutis difficilement en fuyant le regard de Vanitas.

        Mourir.

    « Je ne peux pas apporter… ce que mon corps réclame.», voix tremblante, vacillante. Les images étaient diffusées dans toutes les pièces que j'ouvrais. Bruit de métal. Bruit de larmes. Bruit d'horreur. Mon regard se troublait, il se dirigeait vers le bois de la table, marquée par différents grafitis fais au couteau dont un avec un coeur et des initiales gravés à l'intérieur. « Je n'ai jamais pu apporter à mon corps ce que ce… pouvoir, don… apporte.», parole d'évadée, de condamné qui prend le temps de peser chaque mot avant de passer à la chaise électrique : la vérité.

    C'est là. Dans le ciel. Papa et Maman sont dans le ciel. Les gens qui partent vont dans le ciel. Ils deviennent des étoiles, t'as-t-on raconté, ce que tu avais compris néanmoins. « Je ne peux pas lui apporter une pulsion de vie.», le serpent était toujours dans mon dos, en cet instant, il répandait le frisson de ses frictions dans mon corps. Chacun de ses anneaux faisaient vibrer mes muscles ; ils se tétanisaient.
    Les larmes tombent comme des gouttes de pluie ; la pluie sont des larmes d'étoile. Mais tu les pensais immortelles, toutes puissantes. Les étoiles ne tuent pas. Elles sont des psychopompes qui éclairent les vivants à la lueur des souvenirs de leur mort. Ce ne sont pas ces gens que tu as en face de toi. Vanitas. Cosmos.

        Essayer.

    Je pris une inspiration en fermant les yeux. Il faisait si froid, il faisait si froid… J'entendais le silence.
    Puis une corne de brume retentit.

    « Parce que j'en suis à présent dénué. »

    Les eaux arrivent. Les larmes cessent de couleur ; le barrage s'est rompu. Les eaux arrivent. Les arbres aux fruits morbides se font terrasés par les eaux. Mon regard s'aiguise, un incendie obscure brule dans le fond de mon œil. Elles étaient censées être immortelles. Elles étaient censées recueillir la mort et non donner le permi de tuer. Vanitas. Cosmos.
    Mon corps hurle. Il hurle. Il rugit. Les étoiles tombent et obscurcissent le ciel. Les titans chutent des monts et rejoignent la terre. Nous sommes leurs pions. Vanitas, Cosmos, sont de faux-dieux, des divinités qui sèment le chaos et qui m'ont créé.

    Obliger.

« Vivre ainsi… dénué de toute essence vitale est la pire des sentences Vanitas. Vous nous avez condamné à vivre auprès de la Mort sans jamais la rejoindre. », je parlais calmement, sans un sourire. Mais mon esprit hurlait sans rien laisser transparaître.

    Condamner. Obliger.
        Essayer.

            Tuer.  


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