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ft. vanitas ▬ wait for you to come home

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Mer 19 Avr - 1:20
Le simple bruit de la porte d'entrée suffit à le sortir de sa torpeur. On ne pouvait tout simplement pas dire qu'il avait dormi, tout juste avait-il fermé l'œil. Même sans avoir été sous la grêle, cette nuit avait été pour lui un avant goût de l'enfer et son corps le laissait paraître sans hontes. De son manque d'énergie aux énormes cernes sous ses yeux, tout chez lui montrait qu'il avait vécu un cauchemar éveillé. Parce que Vanitas n'était pas là, et que par déduction il était donc dehors, dans la tempête, dans le véritable enfer. La simple idée de ne pas voir l'étoile rentrer chez eux lui glaçait le sang. Il aurait voulu ne pas y penser, mais une fois que l'idée s'installe, prend ses aises, il n'y a plus rien à faire. Il avait bien essayé de l'appeler, en vain. Ses pensées prenaient bientôt le dessus sur le bruit incessant des impacts de grêle contre l'acier. Il n'entendait plus et ne voulait plus entendre. Il souhait que ça cesse, et surtout que ça n'ait jamais débuté. Lui qui n'aimait pas particulièrement les gens, il pouvait dorénavant affirmer que l'enfer ne venait pas d'eux. L'enfer c'était ce qu'il y avait dehors, ce qui détruisait tout sur son passage, les vies d'honnêtes gens. Le plus terrifiant, c'est que ça aurait pu être lui. Un rien aurait suffit pour qu'il mette un pied dehors ce soir, pour qu'il se retrouve tabassé par des blocs de sel, comme une vengeance divine pour un mal qui n'aurait jamais été fait. Et si ce n'avait pas été lui, quelqu'un d'autre été sûrement mort sous les coups répétés du ciel, comme ça, sans raison. Et ça le tuait.  

Bien sûr, le message qu'avait finalement envoyé Vanitas l'avait rassuré, du moins le temps de quelques minutes. Mais était-ce réellement suffisant. Agapé ne jugeait pas vraiment, pas trop, mais il aurait tout donné pour ne pas être seul pendant cette épreuve. Agapé n'était pas fort, juste résigné. Plus le temps passait, plus il savait … Il savait qu'il n'aurait pas à attendre la mort, qu'elle viendrait simplement à lui. Il n'aurait pas à vieillir tranquillement, il le sentait, elle viendrait avant ça. Mais même résigné, il ne voulait pas que ça arrive maintenant. Alors, jusqu'à la fin de cette nuit, il resterait caché dans sa chambre, lové dans la couverture, tentant d'oublier ce qui ne faisait pas encore parti du passé. Et finalement le calme reprit possession de l'appartement, de la ville, d'absolument tout. Lourd, pesant, étouffant. Il était là et il était presque plus insupportable que le bruit qui avait ravagé la ville pendant des heures. Mais malgré tout, cette accalmie avait permis à Agapé de fermé l'œil, juste quelques secondes, quelques minutes. Pas de quoi récupérer, mais son corps lâchait prise, trop tendu pour résister davantage. Mais la porte qui s'ouvrit lui fit comme un électrochoc. Il ne fallu pas plus pour le faire tenir sur ses deux jambes et sortir de la chambre. Soulagé, presque heureux, il découvrit Vanitas dans l'entrée. Épuisé, il avait l'envie de le toucher, de le prendre contre lui, voir s'il s'était vraiment réveillé ou s'il ne s'agissait que d'un stupide rêve. Où t'étais passé ? Parce que malgré tout, il aurait voulu qu'il soit là. Il en aurait eu besoin. C'était important et il avait besoin de l'entendre, cette raison qui a menée à son absence. Même s'il savait que c'était fait, que ce n'était plus la peine d'en parler, que maintenant qu'il était là ce n'était peut-être plus si grave …  

Il s'approcha, presque méfiant, ne souhaitant pas se réveiller à nouveau, seul dans ce lit, dans cet appartement. Et c'est doucement qu'il passa sa main le long du bras gauche de Vanitas. Son sourire était léger, mais il était bien là. Assuré que ce n'était pas du vent, qu'il n'avait pas complètement péter les plombs, son corps se relâcha davantage. C'était quoi ce bordel ? Maintenant que le calme était revenu, peut-être que les explications finiraient par suivre ? Si ce n'est Vanitas, il ne voyait personne d'autre qui pourrait avoir réponse à cette question. Les météorologues pouvaient bien aller se faire voir, s'ils n'avaient pas su prévoir une telle catastrophe, ce n'était pas leur science à deux sesterces qui allait répondre à toutes les interrogations qu'il pouvait avoir.  


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Mer 19 Avr - 17:24
Parfois c'est difficile de qualifier une relation, mettre des mots, sur des concepts, des émotions. Toi, tu n'étais de ceux qui évitait de le faire. L'émotion était trop précieuse, trop pure pour être nommée, pour être enfermée, pour être vulgarisée. Tu aimais à croire que c'était ton habitude en tant qu'étoile, mais tu savais très bien que ton hôte y était pour quelque chose. Archibald. Un petit con, un péteux, mais quelqu'un capable d'aimer, tu en avais conscience, bien trop conscience. Tu étais sorti tôt dans la soirée, la veille, après avoir déposé un bref baiser contre le front d'Agapé. C'était devenu une habitude, comme pour répondre à ton angoisse de ne possiblement pas le revoir, qu'il ne soit plus là quand tu reviendrais. Au fond, ta peur était justifiée, ce qui rattachait tes liés au fil de la vie semblait se fragiliser de jours en jours, et tu t'en sentais responsable. Laisser Agapé à l'appartement, c'était un peu comme le jeter dans la fosse aux lions. Tu aurais voulu l'emmener avec toi, tu aurais voulu le sortir de cet enfer, lui offrir une vie meilleure, mais pour aller où ? Dans quel but ? Le temps passerait, et Agapé finirait par s'éteindre. Même si ses traits ne s'altéreraient pas, le temps passerait et la mort finirait par l'emmener, rien que parce qu'il avait partagé la vie d'une étoile. Tu avais peur pour lui, bien plus que tu ne le laissais paraître.

Tu n'avais toujours pas osé lui dire qu'il était la raison de ton incarnation dans ce corps, qu'il était la raison de ta présence, de ton envie d'exister, de ton envie de ressentir. Toi, habituellement si assuré, si charismatique, tu ressemblais presque à un enfant quand Agapé s'approchait. C'était idiot, il devait être aussi largué que toi, et pourtant. Tu étais parti en quête des liés de Cosmos, tu le faisais souvent, mais les catastrophes qui s'enchaînaient ces derniers temps t'inquiétaient davantage. Cosmos donnait toujours des pistes à tout le monde, tu soupçonnais quelqu'un de pouvoir te souffler la raison de toute cette agitation. En fait, tu soupçonnais quelqu'un en particulier. Et tu avais passé la soirée avec lui, d'abord autour d'une bière, pour de deux, puis de trois ... Et vous vous étiez retrouvés enfermés entre les quatre murs d'un bar tranquille. Le tenancier n'avait pas voulu vous mettre dehors sous la grêle.

Au cours de la nuit, alors que tu discutais avec l'homme, tu avais ressentis une douleur intense, lancinante. Tu avais cru mourir, tu avais cru que l'un de tes liés était en train de mourir, et une petite voix dans ta tête - certainement pas celle d'Archibald - avait hurlé de rentrer, de s'assurer qu'Agapé allait bien. Ça aurait tenu du suicide, étant donné la taille des grêlons à ce moment-là. Tu lui avais simplement envoyé un message, pour t'assurer qu'il allait bien. Et, reparti dans la discussion, tu avais supposé que tu rêvais. Pas un instant tu songeas au fait qu'un autre de tes liés ait pu être touché - et tu le regretterai amèrement.

Lorsque, finalement, la grêle s'arrêta, tu profitais du fait que Lyonne s'était endormi pour te faire la belle - et lui laisser la note de votre nuit de beuverie, ça lui apprendrait - et tu te dépêchais de rentrer à l'appartement. Le voyage de l'Octant aux Clématis t'avait semblé long. Tu étais fatigué, las, tu ressentais tout le poids de ton inquiétude nocturne retomber sur tes épaules. En vérité, tu avais eu l'impression d'être un survivant de l'apocalypse. Le soleil n'était même pas levé, mais le ciel s'éclaircissait à vue d'oeil, les nuages épars prenaient des teintes rosées, douces. Et le sol était jonché de cadavres des grêlons salés, mêlés au verre, et autres débris. Tu ne te sentais pas en sécurité, mais tu devais rentrer.

Lorsque tu enfonças finalement ta clef dans la serrure de l'appartement, un léger sentiment d'appréhension te serra le coeur. Tu ne savais pas ce qui t'attendait à l'intérieur, tu le découvrirais vite. A peine entrée, tu faisais face à Agapé. Il va bien, il est vivant, il est là. Répétait ton esprit, nerveusement, comme pour s'en assurer, comme pour démêler le vrai du faux. Il approcha et glissa ses doigts contre ta peau nue. C'était devenu une sale habitude de te promener à peine sapé, tu ne ressentais plus vraiment le froid. Son contact t'arracha un frisson, alors qu'il te questionnait. Tu aurais voulu tout lui dire, tout lui expliquer, mais à la vérité, les mots restèrent coincés au fond de ta gorge, et tes lèvres engourdies par la fatigue et l'alcool refusèrent d'obéir.

Je sais pas. Un silence, et puis tes doigts agrippèrent son poignet, un peu trop brusquement, tu le ramenais à toi, pour le serrer dans tes bras, pour t'imprégner de son parfum, de sa chaleur, de sa réalité. J'ai eu tellement peur, pour toi. Des mots murmurés, maladroitement, des mots que tu te gardais de dire, habituellement, comme si tu avais peur qu'il puisse s'envoler, s'enfuir, se briser.


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Mer 19 Avr - 21:39
Alors voilà, elle était là la triste vérité. Vanitas ne savait pas. Et pourtant Agapé ne pouvait pas y croire. Il était en face d'une étoile, ce n'était quand même pas rien. Une étoile comme lui, ne pas savoir … Alors la fin était là. Si elle n'était pas arrivée ce soir, elle arriverait la prochaine fois. Il avait tort de prendre Vanitas pour une sorte de super héro, il en attendait trop de lui et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même pour ça. Malgré tout, bizarrement, il n'était pas déçu ? Parce qu'il était là maintenant, qu'il était revenu … Pour lui ? Pour le cercle. Pour eux. S'il n'avait pas été là au bon moment, il était au moins là maintenant. Alors même s'il sentait l'alcool, même s'il ne savait pas, il avait le mérite d'être là. Leur étreinte était un réconfort qui ne venait jamais trop tard pour Agapé et si c'était mal d'accepter cette proximité alors il s'offrirait de lui-même aux enfers. Habitué de leur proximité, les mots de Vanitas n'étaient toutefois pas communs et il se devait de les apprécier à leur juste valeur. Tu m'as fait une belle frayeur. Tu vas bien ? Physiquement, du moins, rien ne semblait clocher. Il avait le visage parfaitement parfait, les bras n'avaient subit aucun dommage. Avec l'odeur d'alcool qui se dégageait de lui, ce n'était finalement pas étonnant. Il avait sûrement bu toute la nuit. T'empestes la bière. Il mit fin à leur étreinte, finalement, en lui caressant le dos. Et le silence refit surface. En ce jour il était impossible de l'éviter parce qu'il régnait sur la ville comme un berger sur son troupeau. Mais entre eux, c'était juste qu'Agapé n'avait jamais été doué avec les mots. Il n'avais souvent pas la bonne parole au bon moment. Maladroit, hésitant, abrupte, il préférait se taire que de faire n'importe quoi.

D'un geste bien rodé, il dégagea ses cheveux vers l'arrière en soupirant. Pas un soupire d'agacement, plutôt la pression qui retombait. Il était sous son emprise depuis des heures et ce n'était que maintenant qu'elle décidait enfin de le laisser vivre, respirer. Même si la seule odeur d'alcool commençait à être écœurante … Tu sais ce dont t'aurai bien besoin ? Une douche. Avant de se diriger vers la cuisine, il lui adressa un sourire en coin, taquin. Il avait aussi besoin d'un grand verre d'eau s'il voulait avoir les idées plus claires, et Agapé avait besoin que ce soit le cas. Parce qu'il n'avait pas la force nécessaire pour s'occuper d'un mort vivant. Parce que maintenant qu'il savait Vanitas sain et sauf, d'autres personnes lui venait à l'esprit. Et surtout parce que l'appartement était étrangement calme … Et l'étoile devait savoir s'il était arrivé quelque chose à un autre lié, à un des leur. Même s'il s'était convaincu au plus profond de lui qu'il n'y avait pas mort d'homme, déjà parce qu'il savait ce que ça faisait quand un lié mourrait et qu'il ne voulait plus jamais ressentir douleur semblable, il n'avait pas les même ressenti que l'étoile et c'étai bien normal. Et les autres ? Bêtement, il avait l'impression d'avoir posé la question qui fâche, celle dont on ne voulait pas se préoccupée maintenant mais qui prenait le dessus quoi qu'on fasse. La question.  


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Jeu 20 Avr - 0:38
Parfois, tu te dis que tu regrettes. Parfois, tu te dis que ta place dans le ciel n'était pas si mal. Parfois tu te détestes d'être si égoïste. Vraiment. T'aurais juste envie de revenir en arrière. Parfois tu te dis que tu les as tous condamnés, et que tu t'es condamné à l'aimer. A l'aimer à t'en faire mal. A vous en faire mal. Tous les deux. T'es plus humain que tous les humains que t'as rencontré, mais personne n'a encore osé te le dire. Tu m'as fait une belle frayeur. Tu vas bien ? Non. Non tu vas pas bien. Prétendre le contraire ne changera rien, mais tu le gratifies d'un simple signe de la tête, un simple regard qui dit rien de cassé. Parce qu'au fond, qu'est-ce qui compte, d'autre ? Vous êtes tous en miettes à l'intérieur, vous êtes tous fragiles et brisés. Mais tant que vous êtes ensemble, tu supposes que ça va. Tant que tout le monde est là, alors l'équilibre est préservé. Safe and sound.

T'empestes la bière. Il recule, c'est qu'une vanne, tu souris. Parce qu'il faut sourire. Mais il a raison, et quelque chose te grignote, un brin de culpabilité. T'aurais dû être là. T'aurais dû, parce que tu l'as ressentis, cette douleur. Et la sensation te revient, comme si elle grimpait dans tes jambes, comme si elle rampait contre tes nerfs, comme si elle voulait titiller ton cerveau. Juste comme ça. Pour que tu te souviennes.

Et les autres ?
Ça te heurte, comme on prend un mur, un bus, un piano. Ton souffle se bloque, un instant, les mots se bousculent, les sensations, les émotions. Tu le sens, comme si son corps était le tiens, tu titubes, maladroitement, t'appuie au mur, et ta main glisse, tu te rattrapes tant bien que mal, heurte la poignée. Et te voilà par terre. T'as envie de vomir, la tête qui tourne, tu vois flou. Tu le vois lui, comme s'il t'appelait. Rappelle toi Vani, rappelle toi de ce que Cosmos a dit. Je pense que les liés sont capables de nous appeler à l'aide, d'une façon ou d'une autre. C'est pour ça qu'on ressent leur douleur. Toi, là, quand tu regardes la silhouette trouble d'Agapé dans la cuisine, tu hurles mentalement, tu veux répéter que personne n'est mort, que tout va bien. Mais rien ne va bien. Et tout se bouscule.

Moi, je serai bientôt mort, connard.
Archibald, déjà, que tu entends presque soupirer de lassitude, de fatigue. Il brouille tes émotions, tes ressentis, tu n'aimes pas qu'il se manifeste, pas lorsque tu es proche d'Agapé, ces moments sont si précieux. Il n'a pas le droit de les gâcher. Il n'a pas le droit d'être là. C'est ton corps, pas le sien. C'est ton monde, pas le sien. Agapé est à toi.

T'es trop territorial.
Et puis soudain, tes yeux se portent sur tes doigts, tâchés de rouge. C'est pas le sien. Lui, il est presque sec, il est sombre comme la mort. Il est sombre comme l'enfer. Ashkan. C'est comme si tu entendais ses gémissements de douleur, comme si l'alcool t'avait embrumé l'esprit jusque là, comme si tu décuvais. Tu préférerais mourir que d'affronter cette réalité. Tu préférerais mourir plutôt que d'admettre que tu as échoué. Ce serait comme entendre Cosmos rire de toi.

T'as l'alcool parano, c'est triste.
Dégage, dégage, tu hurles mentalement. T'es tout tremblant, posé par terre, essoufflé d'une course que t'as pas faite. Mais il ne s'en ira pas. C'est toi le parasite, pas l'inverse, rappelle toi. Rappelle toi Vani, rappelle toi pourquoi tu fais ça, pourquoi tu tiens bon. Pour qui. Un regard à sa silhouette découpée dans la lumière froide de la cuisine semble te rassurer, te ramener un peu à la réalité, tant bien que mal. Ashkan est blessé. T'es même pas sûr, mais ça sonne que l'évidence même, alors que tu reposes l'arrière de ton crâne contre le mur froid, gris.


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Jeu 20 Avr - 18:34
Il se rassurait avec ses propres mots, comme il l'avait fait durant toute la nuit. Il essayait de ne pas le voir, le malaise qui se dégageait de Vanitas. De sa personne toute entière. Ne sachant pas s'il devait mettre cet état sur le compte de l'alcool, ou de la peur qu'avait sûrement ressenti l'étoile. Si Vanitas lui-même ne savait pas, comment l'aurait pu Agapé ? Alors il parlait, mais personne ne l'écoutait vraiment. Un mur, voilà ce qu'il avait l'impression d'avoir en face de lui. Ses mots ne tiquaient pas chez son interlocuteur, qui avait clairement l'esprit occupé ailleurs. Il avait bêtement cru le retrouver quand il l'avait vu dans l'entrée, quand il l'avait eu contre lui. Il l'avait senti, il était bien là. Son corps n'était pas bien chaud, mais il n'était pas du vent. Mais s'il était bien là, alors pourquoi Agapé se sentait-il submergé par une vague de solitude. Cette solitude si recherchée d'habitude, mais tellement détestée aujourd'hui. Le bruit que fait Vanitas en terminant sa chute par terre le fait se retourner immédiatement. Vani ? Il n'entendait pas, il n'était définitivement plus là. Dans un ailleurs qui le dérangeait, qui le torturait. Et Agapé restait là. Comme un idiot. Un idiot qui ne savait jamais quoi faire. Un idiot qui ne comprenait jamais rien. Un idiot qui ne servait pas à grand-chose dans le grand dessein de l'univers. Il y mettait toujours tout son cœur, mais Vanitas avait des responsabilité qu'il ne pouvait pas partager.  

Alors, hésitant, il fit un pas vers lui. Un deuxième. Son état le préoccupait. Comment cela aurait-il pu être autrement ? En vain, il tenta de le rappeler, à lui. Il était presque désemparé face aux tremblements de son étoile. Comme dernier recours, il s'accroupi à ses côtés, une main sur la joue, l'autre dans celle de Vanitas. Il espérait que ce contact le calme, d'une certaine façon, naïvement. C'est vraiment pas le moment. Et le verdict tombe. Brutal. Choquant. Inattendu. Il revoit Rhéa l'espace d'un instant. Ce simple souvenir suffit à provoquer un frisson qui se fit ressentir dans son corps tout entier. C'était le genre d'annonce qui vous glace le sang et vous laisse pantois. Les secondes furent longues et le silence à nouveau maître des lieux. Il cherchait quelque chose dans les yeux de Vanitas, une simple lueur pour que le doute soit permis. Il n'y trouva rien de bien rassurant.  

Comme le voulait la règle d'or d'Agapé, il ne fallait pas céder à la panique ou à quoique ce soit d'autre. Il fallait garder l'esprit clair. Ils devaient réfléchir posément. Ressaisis toi maintenant, Vani. Il n'était plus seulement question de son devoir en tant qu'amant, ou peu importe ce qu'était vraiment sa relation avec Agapé. Il était question de son devoir d'étoile. Parce qu'il les avait entraîné là-dedans en tout premier lieu. Qu'il devait se porter garant de leur sécurité, à tous. N'était-ce pas pour ça qu'ils vivaient en collocation plus ou moins forcée ? Il devait donc se montrer à la hauteur. Il est pas mort. Alors ça va aller, même si t'y crois pas une seule seconde. Il refoulait lui-même sa culpabilité. Elle ressortirait bien assez tôt mais pour le moment, ses propres sentiments et inquiétudes ne devaient pas être pris en considération. Il y avait plus important. Déjà Vanitas, qui était plus mal en point qu'il ne l'aurait imaginé. Et Ashkan, qui était quelque part et dieu sait dans quel état.    


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Ven 28 Avr - 18:27
Il est pas mort. C'est ce qui résonnait dans ta tête, comme une mélodie entêtante, presque insupportable, et pourtant tu te serais damné pour entendre la voix d'Agapé, encore un peu. Mais pas cette fois. Parce que, cette fois, tu t'interrogeais juste de savoir où était Ashkan. Comment il allait. Et si la mort était vraiment la chose la plus grave qui pouvait vous arriver. Tu pensais à Rhéa, inévitablement, et ces jours elle hantait presque la moindre de tes pensées, comme un esprit vengeur chercher à vous terrifier. Elle était là. Partout, et le fait qu'Agapé continue à te dire le contraire régulièrement n'arrivait pas à te convaincre. Tu sentais sa présence, peut-être qu'elle errait juste au fond de ton âme. Tu relevais les yeux vers Agapé, te noyais dans ses yeux. C'était doux. Ça atténuait tous tes sens, tous tes troubles, tes inquiétudes. Tu le regardais et tu n'arrivais plus à être inquiet, tu n'arrivais plus à être triste ou en colère. Tu le regardais et tu n'arrivais plus à penser à autre chose que lui. C'était ça, d'aimer ?

Et dans ces instants là, l'étoile et l'humain se mêlaient en une seule entité, un seul coeur qui battait beaucoup trop vite, beaucoup trop fort. T'avais l'impression d'être un gamin, ou un ado. T'avais l'impression de rien comprendre à la vie, de rien y connaître. Je te crois. Tu soupires, reprends contenance. Si Ashkan était mort, tu le saurais, et Agapé aussi. Tout l'alcool du monde ne pourraient pas atténuer la sensation d'un lié qu'on t'arrache. Tu reposes ta tête contre le mur, en approchant tes doigts pour les poser contre sa main. Agapé est froid. Il est toujours glacial, tu as l'impression que tu pourrais l'embraser, au moindre contact. Tu as l'impression que le moindre regard pourrait le briser. Le moindre mot. C'est sans doute ce qui le rend si précieux à tes yeux. Le fait qu'il pourrait disparaître, d'un instant à l'autre.

Malgré toi, t'esquisses un sourire un peu coupable, sans oser rouvrir les yeux. J'aurais pas dû partir hier. Un instant, un silence et tes lèvres s'entrouvrent à nouveau, alors que tu fronces légèrement les sourcils. J'aurais pas dû te laisser. Et pourtant tu l'avais fait. Tu le ferais encore. Tu le savais. T'avais parfois besoin de prendre le large, d'aller voir ce qu'il pouvait bien se passer en ville, t'avais besoin de respirer, de te sentir normal, de cesser de faire la babysitter, de ne plus avoir toute cette pression sur les épaules. Et tu butinais partout. Peut-être que c'était de la trahison, pour Agapé ? Mais Agapé restait le seul, l'unique vers lequel tu serais toujours revenu, ta motivation à rentrer. Tu rouvrais les yeux pour le dévisager à nouveau. Une nouvelle fois, toute la boule d'angoisse qui se formait dans ton ventre s'allégea et tu pus soupirer légèrement. Je regrette.


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Dim 30 Avr - 15:34
C'était bien une des seules choses à laquelle il pouvait encore se raccrocher : Ashkan n'était pas mort. Définitivement. Et peut-être était-ce cette certitude qui permit à Agapé de lâcher prise l'espace d'un instant. Quelques secondes où il ressentait pleinement l'attraction que Vanitas seul pouvait déclencher. Comme si chaque parcelle de son corps l'appelait. Et il ne voulait pas y résister. Mais la main de l'étoile sur la sienne le fit redescendre sur terre. Le temps avait repris son court. Il n'y avait plus de place pour les rêveries. Et pourtant, il aimerait tellement … Juste prendre le temps de se retrouver. Sans s'occuper des incidents de la nuit. Sans se demander si c'est bien ou mal. Sans se dire qu'Ashkan attend l'étoile quelque part. Mais décemment, le moment était mal choisi. La réalité pesait trop lourd. On ne pouvait pas passer à côté, surtout que Vanitas ne cessait de ressasser ce qu'il s'était passé. Et ça contrariait Agapé. Sans savoir exactement pourquoi. Si c'était le fait d'être sorti de sa petite bulle de bien être. Ou bien que Vanitas s'excuse encore. Ou peut-être même la frustration de ne rien pouvoir faire à son niveau. Ses sourcils étaient en tout cas froncés et il se recula un peu. Tais toi. Ça avait été dit, tout bas, dans un souffle. S'il pouvait comprendre qu'il aurait aimé être avec lui, comme Agapé s'en voulait presque de ne pas l'avoir accompagné, il ne pouvait pas vraiment comprendre qu'il n'arrive pas à passer à autre chose. S'il n'avait pas été là pour Agapé, il n'avait été là pour personne d'autre. Le patineur aimait sa relation privilégié avec Vanitas, et il n'aimait certainement pas que quelqu'un d'autre passe avant lui aux yeux de l'étoile. Mais … Il n'était plus question de lui maintenant. Ashkan aura plus besoin de tes excuses que moi.

Si Agapé ne supportait pas très bien les absences de l'autre, il ne pouvait pas non plus le séquestrer à vie. Il était en tout cas sûr d'une chose. Le jour où tu rentreras pas, c'est moi qui viendrai te chercher. Parce qu'il était attaché à lui. Pas seulement comme un lié est rattaché à son étoile. C'était plus fort. Plus incontrôlable. C'était une drogue à la fois douce et forte. Et il en était totalement dépendant. Si Archibald voyait ça, il n'ose même pas imaginer le genre de réaction qu'il aurait. De toute évidence, il n'était plus là. Pas vrai ? … Il ne savait même pas pourquoi il pensait à lui maintenant. Cela faisait longtemps depuis la dernière fois où il avait pensé à lui. Vanitas l'omnibulait trop. Il pensait à lui tout le temps. Quand il était absent. Quand il était avec lui. Une pauvre obsession.  

Il tenta de renvoyer son agacement par un soupire. Si ça n'avait pas vraiment marché, ça lui avait au moins permit de trouver la force pour se relever. Les jambes engourdies. Tu t'es fais mal en tombant ? Il passait du coq à l'âne. Rien n'avait de suite logique pour la simple et bonne raison qu'il ne voulait pas s'éterniser sur des sujets qui le contrariaient. Et il ne voulait pas s'énerver. Ni lui, ni Vanitas n'en avait besoin. Alors ça ne servait à rien de continuer sur la lancée de Vanitas n'est pas une étoile à la hauteur. Tu comptes faire quoi maintenant que tu es là ? Ça c'était une question légitime. C'était sur ce genre de problème qu'Agapé préférait se concentrer.  


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Mar 2 Mai - 2:57
Tout se bousculait dans ta tête. Tout se bousculait toujours. C'était difficile de faire le tri, difficile de savoir ce qui était le plus important, le plus urgent, ce qui criait le plus fort. Difficile de faire le tri entre tes propres pensées, tes propres émotions et les résidus d'Archie. Difficile de ne pas tout mélanger. Difficile de ne pas faire d'amalgames. Tais toi. Tu sais qu'il ne dit pas ça avec de mauvaises intentions, tu sais qu'Agapé, il croit en toi, peut-être trop. Peut-être bien plus que ce que tu peux lui apporter. Tu l'observes, sans rien dire. Il a raison, tu ferais mieux de te taire. Il a toujours raison, au fond. Agapé, ta voix de la raison, ta conscience, comme il avait été celle d'Archie, avant cela. Avant tout. Avant toi. Ashkan aura plus besoin de tes excuses que moi. Mh. Il doit certainement être à l'hôpital, ou quelque part, en sécurité. Il n'y a personne dans l'appartement, Chester a dû l'emmener, ou même Rose, Noah, Nathë, voire même Anselme. N'importe qui, en somme. N'importe qui qui vivrait ici. N'importe qui qui aurait pensé que tu savais, ou que tu n'avais pas besoin de savoir. Quelqu'un qui pensait juste que t'étais omniscient, ou incapable. Au choix. Et parfois tu te demandais si t'étais pas un peu des deux. Tu savais, mais tu faisais rien. A croire que t'avais un léger complexe divin. On pouvait te prier, te demander d'être miséricordieux, mais tu cillais pas. Et là, quand Agapé te fixait, tu cillais pas non plus.

Le jour où tu rentreras pas, c'est moi qui viendrai te chercher. Si l'idée aurait dû t'attacher un sourire, parce que tu savais qu'il le ferait, parce que c'était mignon, parce que c'était une preuve, une énième preuve de l'attachement qu'il avait pour toi, qui faisait écho au tiens, ça ne te fit pas sourire. Parce que si tu ne rentrais pas, tu ne voulais pas qu'il soit là. Parce que tu le mettais en danger. S'il venait te chercher, et que tu étais avec Lyonne, tu le mettais en danger. S'il venait te chercher, et que tu chassais le cercle de Cosmos, tu le mettais en danger. S'il venait te chercher, et que tu rentrais pas, c'était qu'il y avait une raison, que c'était un choix. Ou alors ce n'en était pas un, et il serait de toute façon en danger. T'eus envie de lui dire ne le fais pas, mais il aurait certainement mal interprété tes mots, alors tu te contentais du silence. Le silence, c'était pas si mal.

Tu t'es fais mal en tombant ? Il changeait de sujet, il venait de se relever, il voulait s'éloigner de tout cela, et si t'eus envie de le rassurer, encore, t'échappais un léger rire malgré toi. Un rire étranger. Un rire qui n'était pas le tiens. Putain non, pas maintenant. C'est moi qui lui demande ça, d'habitude. Le rire était amer, la pensée l'était aussi. Archie, oui. Archie qui se souvenait à merveilles de toutes les fois où Agapé s'était mangé la glace, pendant les entraînements, Archie qui se souvenait tout aussi bien de comment il s'était inquiété pour lui, à chaque fois, parce que plus ils devenaient grands, plus les chutes étaient hautes. Et pas seulement physiquement, pour l'orgueil aussi. Et Archie qui imposait ses souvenirs dans ta tête. Qui brouillait tout, une fois de plus. Toi t'étais pas assez habitué pour savoir comment réagir. Pour savoir comment le chasser. A croire qu'il se chassait tout seul, pour ne pas avoir à s'infliger ce spectacle. Il était omniscient et impuissant, mais bien en sécurité au chaud, loin de la réalité. T'étais sa défense, son excuse pour pas exister. Son excuse pour rien faire. Sale hypocrite.

Espèce de connard. J't'interdis de penser un truc pareil. Tu m'as volé ma vie. Tu m'as tué. Tu soupirais alors que tu te redressais difficilement contre le mur, essuyant le sang poisseux contre ton pantalon, cherchant à chasser Archie, à chasser la difficulté et les insultes. T'avais mieux à faire. Et il était vexé. Tu comptes faire quoi maintenant que tu es là ? Tu haussais les épaules d'un air détaché, d'un air peu touché, faux mais convainquant. J'vois pas ce que je pourrais faire. Menteur, t'avais juste rien envie de faire. Rien envie de tenter, de risquer, de perdre. Et puis, en t'extirpais ton téléphone de ta poche. J'vais envoyer un message à Noah, il saura où est Ash. Et tu tapotes sur ton écran, machinalement. Noah sait toujours tout sur tout le monde ici. Parce que tout le monde lui dit tout.


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Mar 2 Mai - 18:56
C'est un rire inattendu qui arriva à ses oreilles. Le sujet n'était pas risible, et ça ne ressemblait pas à Vanitas. Ca sonnait plus comme un vieux souvenir. Quelque chose qui fut, mais qui n'est plus. Une sensation particulière, qui fait tiquer l'esprit sans qu'il ne sache vraiment pourquoi. Concentré sur cette impression, Agapé n'apporta pas son aide à l'étoile pour se relever. Il se contenta de le regarder, essuyer ses pauvres mains sur son pantalon. Est-ce qu'il devait faire quelque chose pour ça ? Il jugea préférable de ne pas s'imposer davantage. Si ce n'était cette question : et maintenant ? Ils ne pouvaient pas simplement attendre là, les bras ballants. Ni l'un, ni l'autre. Agapé parce qu'il refusait de rester prostré dans ce silence et ce déni qui l'avaient suivi toute la nuit. Vanitas parce qu'il le devait. Il n'avait malheureusement pas le choix mais … Un haussement d'épaule ? Comment ça tu sais pas qu- Il restait le fixer alors qu'il avait son attention porté sur son fichu téléphone. La colère gagnait du terrain. Il le sentait. Il sentait aussi qu'il ne voulait pas garder ça pour lui. Qu'il n'en avait pas la force. Pas la moindre envie. Il ne devait pas être sérieux. Reporter son propre rôle sur Noah. Tu te fous de moi. Les dents serrés, il n'avait pas haussé le ton. Mais la méfiance était de mise. Colère et fatigue faisaient rarement bon ménage, et dieu sait qu'Agapé se laisse facilement dicter ses mots par cette colère qui le caractérise presque. Il voulait être un bon soutien pour Vanitas. Il le voulait vraiment. Il état prêt à prendre son parti en toute circonstance, contre tout le monde. C'était ce qu'il voulait oui … Mais qu'on lui pardonne, il n'était pas parfait. C'est tout ce que tu peux dire ? Après avoir passé un demi siècle à t'excuser de pas avoir été là pour moi ? C'est tout ? Y'a rien à faire selon toi ? Il n'attendait pas de lui qu'il sorte sa super cape de super héro et vole au secours de toute la ville. Ou peut-être que si, que c'est ce qu'il aurait aimé voir. Oui il aurait aimé qu'il prenne la situation en main. Qu'il mène vaillamment ses troupes. Parce que la différence entre Noah et Vanitas, ou même n'importe qui et Vanitas, c'est qu'eux autres, les humains, ne sont justement pas des étoiles.

Il aurait aimé qu'il lui dise qu'il allait trouver une autre étoile, ou quelqu'un qui aurait le pouvoir de soigner Ashkan dans la mesure du possible. Il aurait aimé qu'il lui dise que ça n'allait plus se reproduire, qu'il ne laisserait plus personne être blessé. Comme il aurait aimé qu'il lui dise qu'il n'y aurait jamais de raison qui le pousserait à aller le chercher. Il voulait d'une belle histoire, de beaux actes, et du courage. Il voulait beaucoup de chose Agapé. Mais ce qu'il voulait surtout c'était une vie normale, avec Vanitas à ses côtés. Et c'était tout. Mais ce n'était surtout pas compatible. Il tourna finalement le dos pour aller lui chercher un verre d'eau. Son intention première, à la base. Ses poings se relâchaient. Il les avait sûrement serré sans s'en rendre compte. C'était quelque chose de difficile à gérer, la colère. Il espérant que Vanitas ne lui en tienne pas rigueur comme il ne tenait pas rigueur de son absence, justifiée ou non. Mh. J'aurai pas du m'énerver … Le verre se remplissait pour enfin déborder. Ça non plus il ne s'en rendait pas compte. Il laissait l'eau couler, encore, et encore. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire que le verre déborde de toute façon. Ce n'était pas important. T'as clairement pas besoin que je sois chiant en plus … Avait-il seulement été autre chose qu'un poids, depuis qu'ils vivaient ensemble ? A focaliser l'attention sur lui. A vouloir toujours plus. A empêcher Vanitas de se concentrer sur les vrais problèmes. A l'empêcher de vivre tranquillement. Juste parce qu'il était là, et qu'il voulait être important.  


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Mar 2 Mai - 19:40
Tu te fous de moi. Tu ne savais pas trop comment l'expliquer, mais ton coeur s'était serré. Le tiens, celui d'Archie, les deux. Tu étais resté muet, durant sa tirade, tu t'étais efforcé de ne pas perdre davantage de contenance. Tu comprenais qu'Agapé soit en colère. Tu comprenais qu'il s'en prenne à toi. Tu comprenais, bien sûr. Il avait besoin d'extérioriser, comme tu avais besoin de partir. Et tu restais là, à fixer l'extérieur à travers la grande baie vitrée du salon, à des mètres de toi. Tu fixais le ciel qui s'éclaircissait, le jour qui arrivait. Tu fixais l'extérieur mais tu écoutais. Agapé avait mal, et tu ne pouvais que comprendre. Bien sûr, il ne devait pas te trouver à la hauteur, tu ne l'étais pas. Tu n'imaginais pas pouvoir l'être, en vérité. Tu n'étais pas de ceux qui guérissent, tu étais de ceux qui blessent, ceux qui détruisent. Tu n'étais pas héroïque, tu tenais plus du fléau. Tu aurais pu lui dire tout cela, bien sûr que tu aurais pu lui dire, aggraver ton cas, essayer d'attirer sa pitié, mais ce n'était pas ton genre. Définitivement pas. Tu t'étais excusé, et c'était tout. C'était suffisant. C'était pas la peine de se complaire dans les excuses idiotes, de s'embourber dans un pathos mal amené.

T'as clairement pas besoin que je sois chiant en plus … Cette fois tu relevais les yeux vers la silhouette d'Agapé, vers l'eau qui coulait et coulait encore, qui disparaissait dans le siphon. Tu fronçais les sourcils. T'avais presque oublié le message à Noah, t'avais presque oublié que t'attendais une réponse. Tu approchais, avant de soupirer tout bas. Agapé n'avait clairement pas conscience de tout ce qu'il signifiait pour toi. Peut-être qu'il était temps de lui dire. Peut-être qu'il était temps de mettre les choses au clair, d'arrêter de lui laisser croire qu'il n'était qu'un fantôme ici, qu'une déco. Sans véritable hésitation, sans la moindre crainte qu'il te repousse, tu passais tes bras autour de lui, tu posais ton menton sur son épaule. Et tu fermais les yeux, pour essayer de te calmer, en espérant que ça puisse le calmer aussi. Tu n'imaginais pas ta vie sans Agapé. Tu n'imaginais pas celle des autres non plus. Tais toi, Agapé. Tu murmurais, sans la moindre animosité, simplement des mots clairs, prononcés sans hésitation, sans ton larmoyant. Prends un peu conscience de tout ce que tu fais pour moi, et pour les autres. Si t'étais pas là, les autres ne le seraient plus non plus. J'aurais pété un câble. Tu les voyais mal survivre à une explosion nucléaire, en vérité. Tu t'étais assez bien renseigné pour savoir que les chances étaient infimes, voire complètement inexistantes. Et puis tu le resserrais encore contre toi, tu déposais un bref baiser contre son cou, sans chercher plus, sans chercher à obtenir, juste à donner. Un jour, ce sera juste toi et moi. Où tu voudras. On trouvera un moyen. J'te l'promets. C'était douloureux, parce que t'avais envie d'y croire, mais t'étais pas certain que le monde vous en laisse le temps. Et pourtant Agapé t'étais prêt à le chérir, à le protéger, même si ça devait t'en coûter la vie, ou celle de n'importe qui d'autre. Et c'était sans doute ce qui te faisait peur. T'étais terrifié à l'idée de faire une connerie, et ça revenait souvent dans ta tête, ça résonnait dans tes rêves. Et puis, t'avais envie de le supplier de pas te demander quand, parce que tu savais pas. T'avais envie de lui supplier de juste accepter ça, de le subir comme tu le subissais aussi.

Personne d'autre ne compte, Agapé. Personne d'autre que toi.
T'aurais pas dû dire ça. T'aurais définitivement pas dû dire ça. C'était con, c'était même complètement débile. Les autres auraient dû compter aussi. Ashkan aurait dû compter. Le fait qu'il soit en danger. Rhéa aurait dû compter. Mais quand il s'agissait d'Agapé, ton esprit de groupe, il disait byebye.


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Mar 2 Mai - 23:42
Il se laissait bercer tel un enfant, heureux d'avoir obtenu ce qu'il voulait, toujours. Même s'il n'attendait pas spécialement de l'attention, là, tout de suite, il était impossible pour lui de ne pas en profiter. Si c'était égoïste, tant pis. Tant pis parce que le monde ne lui laissait pas assez la possibilité de profiter de tout ça. Du moins pas pleinement. Parce que la menace pesait, et quand ce n'était pas elle, c'était la peur, l'angoisse. Toutes ces choses qui font qu'on est jamais serein. Mais dans ses bras, Agapé l'était, serein. Vanitas avait cette faculté de créer une bulle, les entourant, juste eux, et les protégeant rien qu'un instant du regard des autres, du monde. Il se reposait contre son torse, pour sentir davantage sa présence. Toujours plus. Ses mains pouvaient bien tremper dans l'eau froide qu'il ne sentait que la chaleur de Vanitas contre lui. Et il l'écoutait. Des belles paroles, sincères sûrement. Mais irréalisables. Jamais ils ne pourraient aller où que ce soit tout les deux. Jamais ils ne pourraient profiter de leur temps ensemble. Réellement construire un avenir, parce qu'il n'y en avait pas et ce pour personne. C'était un bilan fataliste, Agapé le savait, mais il savait aussi que ça ne l'empêcherait pas de s'attacher encore plus à lui. Parce que si tout était fichu autant finir le cœur léger et … amoureux. Il vivait les paroles de l'étoile comme un rêve. Un frisson traversa tout son corps à son baiser et il laissa la colère s'en aller avec l'eau dans le siphon. Il s'en voulait déjà d'avoir été sec et abrupte dans ses paroles, alors il ne voulait pas garder ce sentiment en lui. Vanitas n'avait pas fait tomber cette grêle. Peut-être était-il aussi perdu que ses liés, d'ailleurs. Agapé ne pouvait pas l'aider à trouver son chemin, mais il pouvait être à ses côtés quand il le trouverait.  Il prit tout de même sa promesse en compte. Comme bagage pour les jours difficiles, pour les jours comme aujourd'hui. Et finalement il ferma le robinet, redescendant une nouvelle fois sur terre. C'était les montagnes russes avec lui, passant d'un extrême à un autre, mais difficile de trouver la balance dans des émotions aussi fortes.  

S'il avait tout écouté en silence, gardant pour lui ses réactions, il ne s'attendait quand même pas à ça. Surpris, il se retourna pour lui faire face, délogeant sa tête de son cou. Vani … Tu peux pas dire ça. Même s'il aimait que ça puisse être le cas. Peut importe le niveau de modestie qu'on peut avoir, il est évident que c'est quelque chose que tout un chacun souhaite entendre. Il serait probablement prêt à l'entendre tous les jours. Mais il ne fallait pas. Parce qu'il y avait les autres. Toujours les autres. Tu as d'autres liés. Qui ont sûrement tout autant besoin de toi. Ils pouvaient tous se voiler la face s'il le voulait, la vérité était celle là. Sans Vanitas, ils n'étaient plus rien. Et comme pour s'excuser de ne pas être le seul, il plaça ses mains trempées sur les joues de l'étoile, et l'embrassa. Tendrement. Innocemment ? Parce qu'il voulait le faire depuis la seconde où il était rentré, et qu'il avait jugé que c'était maintenant. D'autant plus que personne n'était là et que c'était bien trop rare. Il n'aurait pas à recevoir de remarque cinglante de qui que ce soit pour cet acte.  

Alors qu'il se décollait de sa bouche, il se racla la gorge. Comme gêné. Comme si, finalement, il n'aurait pas du profiter de ce moment pour faire ça. Si Ninmah les voyait, leur tête serait déjà accrochée au dessus de la porte d'entrée. Et il aurait sûrement raison, parce que pendant tout ce temps, à parler d'eux, de leur pauvre futur, Ashkan attendait. D'un simple mouvement de tête il désigna le téléphone de Vanitas. Peut-être avait-il reçu des nouvelles. Il en profita pour s'essuyer les mains dans son propre pyjama, s'excusant silencieusement d'avoir trempé son visage. Il y avait tellement de raison de s'excuser. Et même s'il le faisait, il serait nécessaire de s'excuser une bonne dizaine de fois pour chaque afin de s'alléger la conscience. Il n'en ferait donc rien. Il faut que tu te changes. Je te laisserai pas aller à l'hôpital en puant l'alcool. Sans être un génie, il était évident que c'est là-bas qu'allait commencer la journée de Vanitas, ou bien continuer sa nuit. Il était tout aussi évident qu'il ne sortirait pas dans cet état. Pas pur respect, pour commencer. Bois, aussi. Que l'eau écoulée ne l'ait pas été pour rien.     


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Mer 3 Mai - 20:28
Vani … Tu peux pas dire ça. Tu as d'autres liés. Qui ont sûrement tout autant besoin de toi. Agapé... Il n'a pas conscience, n'est-ce pas ? Il n'a pas conscience, non. Et puis il t'embrasse, il a l'air désolé. Désolé qu'il n'y ai pas que vous deux. Désolé qu'il y en ai d'autres. Tu te sens coupable, rongé par ce que tu ressens, coupable de devenir humain, coupable d'exister. C'est un sentiment qui n'existe que peu en toi d'habitude, un sentiment que tu ne laisses pas fleurir, parce qu'il est bien trop dangereux. Tu ne peux pas laisser la place à la culpabilité, au doute, à la colère. Et pourtant. Pourtant c'est ce que tu fais, maintenant. Si tu t'écoutais, tu secouerais Agapé dans tous les sens, pour qu'il comprenne. Il faut que tu te changes. Je te laisserai pas aller à l'hôpital en puant l'alcool. Une fois de plus, tu tiquais, jetais un regard d'incompréhension à Agapé. T'avais jamais dis que t'irais. T'avais jamais dis quoi que ce soit. D'ailleurs, personne n'avait dit qu'Ashkan était à l'hôpital. Tu jetais un regard à ton téléphone, une réponse, Noah. Ash est à l'hôpital, touché par la grêle. Ninmah est avec lui, il devrait pouvoir sortir ce soir. Rien d'autre. Tu fronces les sourcils, presque sûr que l'appartement n'est pas vide, presque sûr que Rose est prostrée dans sa chambre, presque sûr que Chester est au fond de la sienne. Comme une constante. Ni l'un, ni l'autre ne ferait de pas vers le groupe, alors pourquoi tu devrais le faire ? Pourquoi toi ? Parce que tu étais responsables d'eux ? Tu n'avais rien choisi, tu n'avais pas choisi que ce soit eux, tu n'avais pas choisi qu'ils s'entretuent, tu n'avais pas choisi de les condamner. Tu avais choisi Agapé, et tu avais fait une erreur en t'échouant si près.

Idiot.

Bois, aussi. D'un geste vif, trop violent, tu repoussais le verre, l'envoyant s'éclater contre le sol dans un tintement sinistre. Et le silence. Ta respiration saccadée, ton coeur pourtant calme. T'aurais presque pu entendre celui d'Agapé qui accélérait. Il devait bien sentir que quelque chose n'allait pas, que c'était pas juste les résidus d'alcool dans ton sang. T'étais pas saoul, tu l'avais jamais été, tu pouvais même pas l'être, très certainement. C'était pas juste la fatigue. C'était tout, un trop plein, un ensemble de trucs impossibles à isoler, à déterminer, à détruire. T'en avais marre. Vraiment. Et, t'étais loin dans l'instant de l'image de l'étoile impassible et toute puissante que tu voulais entretenir. J'irai pas. C'était même pas un caprice, t'étais froid, presque dénué de la moindre émotion, et pourtant, t'en avais mille des émotions, elles se bousculaient dans ta tête, cherchaient à se détruire mutuellement, t'aurais presque pu revoir Rose et Rhéa. Quand est-ce que tu comprendras, Aga ? Tu le surnommais rarement, et c'était sans doute pas le bon moment pour le faire, mais son prénom s'était bloqué dans ta gorge. Comme si on venait de te gifler.

Ne lui dis pas ça. Ne lui dis pas, Vani. Fous lui la paix, laisse le vivre. Il a pas besoin de savoir. Il se débattait, il se débattait corps et âme. Mais t'étais plus fort. Tu serais toujours plus fort que lui. Et les mots s'écoulèrent, comme un flot incontrôlable, un flot de mort. Quand est-ce que tu comprendras qu'Archie est pas mort ? Quand est-ce que tu comprendras que j'ai pas choisi de tous devoir les gérer ? Quand est-ce que tu comprendras que je subis ça autant que vous ? Quand est-ce que tu comprendras que chaque jour je me laisse un peu plus bouffer par mon envie de t'avoir, toi, et que je peux pas ? Quand est-ce que tu comprendras que je suis pas un héros ? Et ta bouche se referma, enfin. T'étais à court de souffle. A court d'envie de te battre. C'était con d'avoir autant haussé le ton sur Agapé. Tu poussais un lourd soupir avant de lui lancer un regard presque coupable, alors que tu baissais finalement les yeux.

Il avait raison. Tu devais y aller. T'étais pas un héros, mais tu devais de faire comme si. Pour les autres. Et tant pis si personne n'y croyait, au moins t'aurais essayé. Le silence retomba, jusqu'à ce que tu murmures, finalement. J'irai. Je me changerai, je prendrai une douche, et j'irai. Tes mots sonnaient creux, t'avais aucune envie de le faire, mais le devoir t'appelait, c'était cela.


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Jeu 4 Mai - 2:32
Un énième sursaut le secoua. Bien heureux sont les idiots, jusqu'à ce que la réalité les frappe. De plein fouet. Et emporte tout sur son passage. Toute leur naïveté, leur semblant de bonheur, les laissant là, dépouillés et malheureux. Il ne savait pas encore s'il se sentait réellement malheureux, mais sûrement cela viendrait rapidement. Il aurait aimé répondre à Vanitas, faire le fort, lui tenir tête, mais un simple regard sur le verre éclaté au sol lui coupa toute envie. Il ne voulait pas se battre avec lui, il ne voulait pas répliqué. Il prit le parti de rester stoïque, y mettant toutes ses forces, pour ne pas froncer les sourcils, pour ne pas laisser couler une larme ou deux, pour se construire une belle carapace avant que l'orage n'éclate. Et comme il s'y attendait, il gronda fort. Le simple souvenir d'Archibald était douloureux. C'était dur à dire, mais il préfèrerait qu'il ne soit plus du tout là, qu'il n'ait pas à voir tout ce qu'il se passait, qu'il n'ait pas à voir ce que Vanitas faisait de lui, qu'il n'ait pas à voir ce qu'était devenu leur relation. Il était le seul et grand ami qu'il n'aurait jamais eu, il ne voulait pas le décevoir. Il voulait qu'il aille maintenant, en paix, peu importe où ça serait mais pas ici, pas avec eux. Les paroles, elles, continuaient à pleuvoir sur Agapé qui restait là sagement à déguster. Est-ce que tout ça était personnel ? Il ne se posait même pas la question, tentant tant bien que mal de se renfermer sur lui-même pour continuer à vivre dans sa bulle. S'il ne parlait pas beaucoup, ça ne faisait pas de lui un idiot. Il avait conscience de plus de chose qu'on ne semblait le croire. Il savait réfléchir. Il savait voir. Il était pas con.  

Il mourait, à l'intérieur, de ne rien répondre. Il voulait crier, aussi fort, qu'il pouvait se plaindre de tout, mais pas de ne pas avoir Agapé. Parce qu'il l'avait déjà. Il était à lui, dévoué, corps et âme, le cœur battant et les yeux pétillants. Il se tenait juste en face de lui, il tenait bon surtout. Alors l'étoile termina sa tirade et son lié ne pipa mot. Devait-il vraiment rajouter quelque chose ? Ou même tenter de se défendre ? Il décida que non. Sa carapace bien en place, inébranlée. Ou presque. Il gardait sa contenance au risque de voir les larmes prendre le dessus. Elles ne demandaient que ça, de voir le monde, de rouler sur ses joues pour finir lamentablement au sol. Et tout ça pour le voir finalement abdiquer. Il irait, oui, le plus jeune l'y aurait emmené de force s'il avait dû. J'irai avec toi.  Il accompagna ses mots d'une hochement de tête, comme si ça pouvait rassurer qui que ce soit. Vanitas n'avait pas besoin d'être rassuré, et quoique puisse faire Agapé, ça ne lui donnerait pas plus l'envie d'y aller.  

Il se baissa pour ramasser les restes de verre qui gisait au sol, un peu comme sa fierté. Il avait l'impression d'avoir été ridiculisé, pris à parti et réprimander pour une faute inconnue. Pointé du doigt. Vanitas. C'était finalement plus fort que lui. Il avait tenté de ne pas s'y attarder. De ne pas y prêter attention. De vite passer à autre chose. Mais le nom d'Archibald ne pouvait plus quitter sa tête. Laisse Archie en dehors de tout ça. Il n'était plus là. Il était parti et Agapé faisait avec. Même si c'était dur, c'était ainsi, il s'était résigné. Il avait choisi d'accepter Vanitas, et de dire au revoir à Archibald. Il ne savait pas si l'étoile comprendrait jamais ce que ça faisait de perdre son meilleur ami. Parce que malgré tout, c'est un vide, qui est là, tout les jours, mais qu'on ne peut pas combler. Que Vanitas ne peut pas combler non plus, parce qu'il n'a pas ce rôle. Non, il représente tout autre chose aux yeux d'Agapé. C'était différent. Mais qu'il le laisse vivre avec cette peine sans en rajouter une couche.  

Je vais terminer de ramasser. Tu peux aller te changer. Il ne prit pas la peine de relever les yeux, plus concentré à ne pas commettre l'erreur de débutant : se couper avec un vieux morceau de verre qui traîne, attraper dieu sait quelle maladie et finir amputé. Très peu pour lui. Il ne risquait pas grand-chose, surtout pas ici, mais mieux vaut prévenir que guérir. Il préférait aussi laisser un peu d'espace à Vanitas, le laisser respirer … C'était bien pour ça qu'il était sorti, non ? Son absence de la veille était lié à ce besoin qu'il avait de s'évader un peu, prendre l'air, mettre le cercle de côté. Je suis là, si t'as besoin. Pour quoique ce soit. Pour maintenant comme pour plus tard. Pour parler comme pour rien dire. Il avait juste ressenti le besoin de lui rappeler. Plutôt que de le regretter. 


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Ven 5 Mai - 14:14
Vanitas. Laisse Archie en dehors de tout ça. Ton coeur se serre, et tu sais pas vraiment pourquoi. Tu supposes qu'il le ressent, lui, au fond de son être, que l'inquiétude d'Agapé, il la voit, il la ressent. Toi, tu voudrais le laisser en dehors de cela, en vérité. Tu voudrais vraiment. Sauf que voilà, lui, il ne veut pas. Il n'est pas question qu'on le considère comme mort, il n'est pas mort. Et vivre est si difficile, il ne s'agirait pas que quiconque le pense mort. Mais toi, tu lui fais violence pour qu'il se taise, pour qu'il fasse le mort. Tu vas blesser Agapé, vous allez le blesser, tous les deux, si vous continuez. Pourtant, il lutte, corps et âme - surtout âme, du coup - pour faire entendre sa présence, pour que son meilleur ami s'en rende compte. Qu'il essaye de le sauver. Mais Agapé a rendu les armes, pour toi, il y a longtemps déjà, non ? Qu'est-ce que ça fait, de hurler encore et encore sans se faire entendre, de voir les autres vivre une vie à laquelle tu n'appartiens plus ? Oui, dis moi Archibald, qu'est-ce que ça fait d'être un fantôme, un spectre, sans même pouvoir te faire voir par le seul médium qui compte ? Qu'est-ce que ça fait, cette solitude ? Qu'est-ce que ça fait de savoir que ta seul passerelle vers les vivants, c'est celui qui veut t'éliminer ? Qu'est-ce que ça fait ?

Toi, Vani, tu sens le malaise au coeur de ton être, qui grimpe en flèche, qui vient te submerger alors que tu t'éloignes, que tu pars t'enfermer dans la chambre, sans plus un regard pour Agapé. Parce qu'Agapé n'est pas le seul qui compte, et que c'est douloureux de voir tes sentiments se dédoubler, sans que tu ne puisses rien y faire, sans que tu puisses contrôler le flux. Oh, certaines s'images s'imposent dans ta tête, tu titubes, tu te raccroche au mur. Et le coup part, incontrôlable, ton poing s'écrase contre le mur, tu balayes l'air d'un geste large, vif, envoie voler tout ce qui se trouve sur la commode. Putain Vani, essaye au moins de contrôler Archie. Au moins un peu. C'est toi l'étoile, c'est toi qui a le contrôle, c'est toi le dominant, c'est toi le roi ici, le premier incarné. Il faut que tu te battes. Il le faut, oui. Pour Agapé. Pour Ashkan aussi. Pour tout ton cercle. Tu t'es juré d'être là. Tu t'es juré, même si t'es nul à ça, et que tu fais milles erreurs, tu te l'es juré. Alors tu vas le faire. Oh oui, tu vas le faire. Aucun petit humain capricieux ne pourra se mettre en travers de ta route, et certainement pas Archibald.

Et puis soudain ... Soudain plus rien. Plus de hurlements dans ta tête. Plus de tremblement, plus de mouvements incontrôlés et d'insultes murmurées. Plus rien d'autre que le silence, un silence lourd, pesant. Pendant un instant, tu te demandes ... Tu te demandes si tu as réussi. Tu te demandes si tu as tué Archibald, toi qui n'a jamais tué personne. Tu te le demandes, encore et encore, parce que ce n'est pas ce que tu veux. Oh, bien sûr, tu veux ce corps, tu veux cette vie, mais tu n'as jamais voulu priver Archie de la sienne. Tu aurais aimé trouver une autre solution, y réfléchir plus tôt. Toi tu voulais Agapé. Et maintenant que tu l'as, maintenant qu'il est tient, tu commence à te demander si ça en valait la peine. Bien sûr, Agapé est un bijou précieux, bien sûr tu ne renonceras jamais à lui mais ... Est-ce que ça valait vraiment la peine de prendre une vie ?

Le silence, éternel.
Un fardeau impossible. Tu ne peux pas l'avoir tué. Et, adossé à la porte de la chambre, tu répètes encore, et encore. Archie ... Archie sois pas mort, s'il te plait. Survis. J'voulais pas te... Tu sais pas, ce que tu voulais. Sa mort, tu l'as souhaité si fort. Et c'est comme s'il avait juste abandonné, ni plus ni moins. Mais Archie, c'est pas du genre à abandonner, hein ? Et puis, t'as envie d'hurler à Agapé de venir, t'as l'impression de te vider de ton sang, même si la blessure est purement psychique. T'as envie de lui hurler d'être là, de t'aider. Sauf que voilà, tu dois le tenir en dehors de ça. Tu le dois, vraiment. Agapé ... Tu soupires, contre la porte, comme si Archie s'était senti obligé de te balancer tous les souvenirs de leur adolescence qu'il avait, avant de partir, pour te faire regretter, pour te maudire. Agapé ! Tu paniques un peu, lorsque tu comprends que ça n'a vraiment pas l'air d'être une blague. Mais t'as pas pu faire ça hein ? T'es pas un meurtrier ... Tu peux pas l'être.


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Sam 6 Mai - 0:59
Le bruit de la porte de la chambre se refermant derrière Vanitas lui fit l'effet d'une énorme claque. Une gifle monumentale qu'il n'arrivait plus à encaisser. Il essayait pourtant, de placer toute sa concentration sur les bouts de verre par terre. Il s'était dit que c'était sûrement une bonne idée, que de cette manière il ne se laisserait pas submerger par une vague d'émotions qu'il ne pouvait pas gérer dans l'immédiat. Mais moins il y avait de morceaux à ramasser, plus il sentait les larmes lui monté aux yeux. Et pourtant il ne voulait pas pleurer. Il ne voulait vraiment pas, seulement Archibald avait été la goutte d'eau de trop. Il allait bien quand il n'y pensait pas, mais il y avait trop de vécu, trop de souvenirs, trop de bons moments … Archibald avait été le meilleur, il n'avait jamais flanché, il avait toujours été là. Il avait même été le soutien qu'il n'avait jamais eu de la part de son frère. Il était absolument tout et maintenant il n'était rien. Et il lui manquait terriblement. Il avait besoin de lui parler, il voulait lui raconter tellement de chose, se plaindre aussi, et puis sortir, comme avant … Alors il profita de ce moment pour lâcher prise sur tout. Assis sur le sol, il se surpris même à sangloter. Il n'en menait pas large, c'était évident. Il pouvait faire le fort autant qu'il voulait, il ne l'était pas et les heures de sommeil manquant au cadran n'allaient pas arranger les choses. Chaque sanglot en amenait un plus gros. Chaque souvenir blessait un peu plus. Chaque plainte le poussait à rester dans cet état d'esprit morose. Il entendait bien Vanitas qui pétait un câble dans la chambre aussi, à sa manière, avec pus de violence. Il se serait volontiers inquiété mais son cas ne le permettait plus trop. Il voulait surtout qu'il prenne le temps qu'il avait besoin pour être seul, pour faire le point s'il en avait besoin, pour se déchaîner … Ce qui semblait être nécessaire. De toute façon, Agapé passerait derrière. Agapé s'occuperait de tout. Vanitas n'avait pas à s'inquiéter, parce qu'il n'était pas seul. Agapé semblait l'être de plus en plus, à contrario. C'est la merde putain … Il avait sa faiblesse en horreur.

A défaut d'avoir Archibald à ses côtés, il aurait aimé accourir vers Noah. Il était gentil Noah. Il écoutait. Il ne jugeait pas. C'était un bon gars. Ou sinon Woohyun. Mais il n'y avait personne et il ne pouvait pas s'imaginer aller ailleurs qu'à l'hôpital avec Vanitas. Il soupira finalement, et contrôla ses larmes petit à petit. Il reprit son sérieux et retrouva son calme presque légendaire. Ce n'était qu'une crise, et elle était passé, pas de quoi aller faire son malheureux dans les jupes des autres. Tout le monde avait mieux à faire. Cependant, contre toute attente, il entendit Vanitas l'appeler. Une fois. Deux fois. Le silence était si clair qu'il aurait pu entendre chaque respiration de l'étoile. Il ne savait pas s'il devait y aller. Ce n'était sûrement pas une bonne idée, mais son cœur … Son cœur avait reprit le dessus. C'était son cœur qui prenait les décisions quand il s'agissait de Vanitas. Il ne pouvait pas lui dire non. Il ne pouvait pas aller contre ses demandes, même si parfois il essayait.

Rapidement il se trouva devant la porte de leur chambre, toujours hésitant. Tu m'as appelé ? Et il l'avait très bien entendu, il avait accouru encore une fois. Comme il le ferait à chaque fois. Ça le tuait d'être aussi dépendant à cette présence, à cette aura, à lui, tout entier. Mais c'était une dépendance qu'il lui faisait du bien. Il avait l'impression d'être important, il en avait besoin. Doucement il ouvrit la porte, ne sachant pas à quoi s'attendre, pour enfin rentrer dans la chambre. Sans un mot il se plaça à ses côtés pour reprendre sa main dans la sienne et lover sa tête dans son cou. Il l'avait appelé et il était là. Il ne bougeait pas, il était juste là. Comme d'habitude, Vanitas avait chaud. C'était rassurant, presque cosy d'être contre lui dans ces conditions. T'es chiant. Sans méchanceté ni amertume, il avait lâché ça avec légèreté. Avec même un peu de douceur. Il s'étonnait lui-même. Il renifla une dernière fois de sa propre crise, détaillant l'état de la chambre. Ses yeux étaient peut-être rougis, mais il ne pensait pas une seconde que ça se verrait. La colère de Vanitas, en revanche, avait fait un peu plus de dégâts. C'est Archie ? Il te mène la vie dure ?  


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Mer 10 Mai - 0:46
C'est Archie ? Il te mène la vie dure ? Lorsque tu reviens à la réalité, Agapé est là. Agapé est là. Agapé est toujours là pour toi, il n'a jamais failli, mais jamais tu ne pourras le considérer comme un bon petit soldat. Non. Agapé, c'est ton objectif, Agapé, c'est ta raison de vivre, de survivre, de subsister, de continuer. Sans Agapé, t'aurais plus envie. Sans Agapé, le monde n'aurait plus la moindre saveur. Sans Agapé, plutôt mourir, oui.

Oui mais, sans Archie ?
La vérité, c'est que tu l'avais souhaité si fort et si souvent, que tu n'arrivais pas à te dire que t'étais innocent. T'arrivais pas non plus à te dire que t'étais coupable. C'était pas possible de totalement supprimer une personne, simplement en le souhaitant, non ? Tu l'espérais, Agapé lové contre toi, ses doigts contre les tiens. Tu te sentais en sécurité. Toi, toi qui ne montrait jamais tes failles à qui que ce soit d'autres, toi qui te permettait d'être faible uniquement lorsque c'était lui, ou personne. Toi qui souffrait le martyr lorsqu'il n'était pas là, toi qui n'arrivait pas à fermer l’œil en son absence. Agapé, je... Tu peux pas lui dire. T'as pas le droit de lui dire. Il l'a espéré, même si tu sais pas trop pourquoi, il l'a espéré tu le sais. Mais tu peux pas lui dire, parce que ce serait certainement encore plus douloureux de lui dire que c'est fait. Voilà. Archie n'est plus là. C'est bien plus facile d'être dans le doute, l'incertitude. Et voilà, tu t'accroches à lui doucement, tu fermes les yeux un instant, tu soupires, puis tu te dis qu'il va falloir être fort. Que tout ça, tu vas devoir l'affronter seul. Que, si c'est vraiment réel, alors tu ne peux impliquer personne. Malgré toi, tes yeux heurtent une peluche qui traîne dans la pièce, poussiéreuse, un vieux lapin gris qu'Archie garde de son enfance, un cadeau des parents d'Agapé, lorsqu'ils étaient encore tout jeunes, à l'occasion d'une compétition. C'est débile, mais ton coeur se serre.

Pourquoi faut-il que tu sois si humain, soudainement ? Tu ne peux pas agir comme un monstre, à nouveau ? Tu ne peux pas agir comme si ça ne te faisait ni chaud ni froid ? Non, tu peux pas. Parce que tu sais pertinemment ce qu'il aurait ressentit, tu sais parfaitement te mettre à sa place. Et si ça pouvait faire ta force, ça fait à présent ta faiblesse, tes deux plus grands points faibles. Archibald et Agapé. C'est pas important. J'suis juste crevé je pense. Tu crèves d'envie de lui dire, tu crèves d'envie de lui raconter n'importe quoi qui pourrait lui faire comprendre. Oui. Mais non. T'as pas le droit. T'as pas le droit de le blesser encore. T'as pas le droit. Alors tes doigts chassent les siens, se posent sur ses joues, tes yeux agrippent son regard. Ici, c'est juste lui et toi. Personne ne peut vous surprendre. Personne ne peut trahir ce que vous êtes, même si tout le monde le sait déjà. Même si ça n'a jamais été dit. Jamais été formulé. Agapé, j'sais pas ce que je ferais sans toi. T'es mon oxygène. J'étouffe quand t'es pas là. Des belles paroles, Vanitas. T'as pas le courage d'aller plus loin, froussard. T'as envie, envie de lui balancer tout ce que t'as sur le coeur, mais toi, manipulateur de renom, t'aurais trop peur qu'il te prenne pas au sérieux, t'aurais trop peur qu'il te croit pas. Alors tu soupires faiblement et tu déposes un bref baiser contre son front avant de sourire.


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Dim 21 Mai - 1:03
Une phrase en suspend. Il ne voulait pas insister pour avoir la suite. Que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle, Vanitas ne semblait pas avoir le courage de lui dire et Agapé ne voulait pas se battre pour savoir. Tout vient à point à qui sait attendre, paraît il. Il préférait se perdre sur les doigts rougis de l'étoile. Le choc du coup. Les phalanges n'avaient pas été épargnées. Il passait dessus avec toute la douceur dont il était capable. Il attendait, patiemment, que Vanitas lui dise quelque chose. Que la situation se débloque. Que quelque chose se passe.  

Et puis finalement ce n'était pas important. Il aurait sûrement eu plus à cœur de percer ce secret à jour s'il n'était pas, lui aussi, mort de fatigue. Il lui aurait suffit de fermer les yeux, un peu plus longtemps, et il savait qu'il aurait sombré. Grâce à cette chaleur, à cette présence, à lui. Seulement, il n'eut pas le temps de s'offrir son luxe qu'il se retrouva une nouvelle fois happé par son regard. Il était pris au dépourvu. Vanitas avait été dur pour finalement retrouver une certaine délicatesse. C'était déstabilisant, mais agréable. Il aimait ça, quand il l'embrassait sur le front, parce que c'était un geste de protection pour Agapé. Il se sentait presque couvé, à l'abri de tout alors que finalement il était presque cerné par le danger. Il ne bougeait plus, immobile, pris par surprise. Partagé entre la douceur du baiser et le semblant de déclaration qu'on venait de lui offrir. Ils ne se disaient pas ces choses là, jamais. Sans s'être posé la question du pourquoi, c'était surtout quelque chose qui s'était installé normalement. Profiter de l'autre sans jamais mettre de mot sur cette attraction, ce besoin, cette dépendance. Il ne savait pas quoi lui répondre. Il ne voulait pas se contenter d'un simple moi aussi. Au fond il espérait secrètement que ses yeux parlent à sa place, parce qu'il avait peur de ne pas utiliser les bons mots. De parler de travers, de dire quelque chose de déplacé, de blesser. Il réfléchissait trop, c'était certain. Et plus il réfléchissait, plus son cœur s'emballait. Peut-être même que ses joues devenaient rouges. T'es indispensable pour moi aussi. Il avait baissé les yeux, presque mal à l'aise de dire ces choses là à haute voix. C'était bizarre et inhabituel. Comme sortir de sa zone de confort.  

Il laissa le silence planer un peu avant de se lever, espérant entraîner Vanitas dans son élan. Il n'avait finalement pas sût ce qu'il ressassait autant. Alors l'idée de lui demander se fit rapidement chasser de son propre esprit. Il préférait de loin prendre les devant et profiter d'être dans la chambre pour finalement s'habiller. Si pudeur il y avait eu, pudeur il n'y avait plus. Pas entre eux. Plus maintenant. Ça serait vraiment ridicule. Alors qu'il se mettait littéralement à nu, il ne put s'empêcher de rester bloqué face à la trace qu'avait laissé le poing de Vanitas contre le mur. Une bonne chose qu'il ne se fasse pas haïr de l'étoile, il ne donnerait pas cher de sa peau. Une fois habillé, il retourna auprès de Vanitas pour l'enlacer. S'il ne savait pas bien si c'était pour se rassurer lui-même ou bien rassurer l'autre, la chaleur qu'il tira de ce contact lui fit du bien. Encore une fois. Comme d'habitude. Il ne pouvait décemment pas s'en passer. J'ai hâte que la journée se termine. Qu'on puisse dormir tous les deux. Déjà que la notion de sommeil le faisait actuellement rêver, y ajouter Vanitas en faisait un paradis. Pour Agapé, c'était le plus parfait des plans et le plus réjouissant des avenirs. Le reste, ce n'était qu'un détail. Peu importe à quel point la journée allait être difficile pour Vanitas, il espérait que la pensée de la soirée lui permette de tenir le coup. D'au moins positiver un peu. Laisser sa colère de côté. De redevenir lui, en somme. 


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Mar 6 Juin - 13:33
Agapé avait raison. Agapé n'avait que rarement tord, peut-être parce qu'il ne se permettait pas de prendre ce risque, celui de dire quelque chose, et de se tromper. Agapé réfléchissait avant de parler, il réfléchissait après aussi. Il réfléchissait tout le temps. Il réfléchissait pour deux, finalement. Et toi, tu gardais tes yeux sur lui alors qu'il farfouillait pour chercher des affaires, et finalement s'habiller. Ses courbes, tu les connaissais par coeur, tu connaissais ses traits, ses creux, ses muscles, tu aurais pu les dessiner, les yeux bandés. Tu connaissais ses soupirs, ses supplications, ses regards. Mais tu préféras détourner le tiens. Tu n'avais pas la tête à cela, et lui non plus. Certains, dans le groupe, continuaient à penser qu'Agapé n'était qu'une sorte de jouet pour toi, mais ils ne t'imaginaient même pas capable de réellement aimer quelqu'un. Une étoile n'aime pas comme un humain. Une étoile n'aime qu'une fois. Une fois aussi intensément, et toutes les autres fois seront fades. Tout était fade, sans Agapé à tes côtés. Tu peinais à trouver de la saveur au monde, à trouver de l'utilité aux hommes, à trouver de la beauté dans les petites choses. Mais dès que sa pensée fleurissait dans ton esprit, alors tout était beau. Tout était nouveau. Jusqu'à quand ? Agapé ne serait pas toujours là. Tu le savais. Si toi, tu parvenais à demeurer, lui finirait par s'éteindre. Ton coeur se serra, alors que tu fixais l'extérieur, un air un peu absent au visage.

Tu aurais tout donné, pour pouvoir tout lui offrir.

Et finalement, Agapé revient, il te serre à nouveau dans ses bras, et à nouveau tu existes, tu respires, tu inhale son parfum. Partons maintenant alors. On pourra dormir en rentrant. Il avait l'air épuisé, ses yeux, si beaux, étaient noircis par les cernes. Tu tendis la main pour tracer l'une d'entre elles, avant de lui offrir un faible sourire. Bien sûr, tu n'avais pas envie. Mais il le fallait. Ashkan n'avait en rien mérité ce qui lui arrivait. Personne ne l'aurait mérité. Il faudrait ensuite que tu t'assures que le reste du cercle allait bien. Même Anselme. Même Rose. Il le fallait, c'était ainsi. Alors tes doigts glissent le long de son bras et trouvent finalement les siens. Tu prendras une douche en rentrant. Tu préfères ne pas tarder. On ne sait jamais ce qui peut arriver, vous ne savez pas l'état d'Ashkan. Est-ce que tu auras le courage de passer la porte de sa chambre ? Est-ce que tu auras le courage de lui dire que tu as ignoré ses appels à l'aide, que tu ne voulais pas les entendre ? Que, l'espace d'un instant, tu voulais être comme eux ? Que tu ne voulais être qu'un humain parmi les humains ? Tu ne sais pas. Tu as peur de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, de le décevoir, encore. Ils doivent être habitués à présent. Ton regard capte une nouvelle fois Agapé, alors que tu resserres tes doigts autour des siens.


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