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ft. oz ▬ the past is frightening

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Mer 19 Avr - 17:46
Si les autres avaient décidé de se morfondre jusqu'à ne plus pouvoir réfléchir correctement, Agapé avait choisi une autre solution. L'occasion était presque rêvée, avec les récents événement, personne ne viendrait mettre un pied à la patinoire. Il lui suffisait de faire marcher ses contacts, négocier l'ouverture pour lui seul. De toute évidence, quand il s'agissait de la patinoire, on pouvait lui faire confiance. Il la chérissait peut-être même plus que sa propre vie … Alors comme convenu les portes étaient ouvertes à son arrivée. Grand habitué qu'il était, il enfila des patins et se débarrassa bien vite du reste de ses affaires. Son manteau s'échoua lamentablement sur un siège alors que lui retrouvait sa liberté tant aimée. Il n'avait pas oublié qu'il devait voir Oz aujourd'hui, juste se retrouver, parler de tout mais surtout de rien, alors il prit soin de lui notifier son changement de programme. Si l'autre voulait toujours le voir, il n'y avait qu'ici qu'il le trouverait. Ceci étant fait, son rituel pouvait commencer. A peine un pied sur la glace que les soucis semblaient prendre leur envol. C'était l'objectif recherché après tout.  

Les écouteurs dans les oreilles, l'air frais dans les poumons. Il n'avait pas besoin de penser, ses pieds savaient où le mener. Il allait, venait, tourbillonnait et se réceptionnait avec grâce. Toujours avec grâce. C'était ce qui le définissait le mieux  une fois sur la glace. Comme si la terre ferme ne lui convenait pas, le rendait trop pataud, trop lourd. Le sol lui enlevait ses ailes, lui enlevait sa véritable identité. Il ne demandait qu'à être lui, simplement lui, mais les mots n'étaient pas sa meilleure arme, le patinage l'était. Une seconde nature. Et même si aujourd'hui il ne visait pas la performance, il ne brillait pas moins. Seul, sur cette mer blanche. Seul pour être tout à fait en paix. Seul pour lâcher ce qui avait besoin de l'être. Juste seul.

Immergé dans son art et dans ses pensées, il ne s'était pas rendu compte qu'il avait de la visite. Il n'avait rien entendu à vrai dire, pas même le bruit de la porte. Son sursaut en voyant Oz était de loin justifié. Un simple sourire comme accueil, il termina son tour de piste avant de le rejoindre. Satisfait de le voir en un seul morceau, Agapé commençait à se dire que la mort avait épargné tous les siens. Et ça lui plaisait. Énormément. Malheureusement, contre toute attente, Oz n'était pas venu seul. Agapé y avait échappé à l'hôpital et il n'aurait sûrement pas cru une seule seconde que son don ferait des siennes ici, sur son territoire. Un frisson parcouru son corps entier. Il suffit d'un regard par-dessus son épaule pour voir le visage d'un homme. Un garçon ? Un jeune homme ? … Il n'en fallut pas plus pour le faire tomber. Et Agapé ne tombe jamais. Tomber c'est essuyer un échec. Toutefois, il ne prit pas le temps d'en avoir honte, préférant ignorer ce spectre, comme souvent. Je pensais pas que tu viendrais vraiment. S'essuyant les fesses pour en enlever la glace, il s'accouda au rebord de la piste, aussi tendu qu'on pouvait l'être. Je vois que t'es passé à travers les grêlons ? Surtout, faire comme si de rien n'était.  


There’s something about sitting alone in the dark that reminds you how big the world really is, and how far apart we all are. The stars look like they’re so close, you could reach out and touch them. But you can’t.
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Jeu 20 Avr - 17:02
Elle te les tend. Elle te les tend et il s’en dégage de douces volutes. C’est bien, ça veut dire qu’ils sont chauds, plus chaud que cet extérieur qui se remplie d’hiver. Le froid pourri, l’atmosphère, il fait mourir la nature, il y a presque même plus de verdure. Même l’herbe n’est plus verte, elle est blanche parce qu’on gèle, toi et les autres, puis il y a eu cette maudite grêle. Les bruits te reviennent en mémoire, les tic-tics, les tic-tacs, ça venait contre les vitres sans faire le moindre mal. Pourtant dehors, il y avait des gens qui criaient Oz. Mais toi, tu t’en foutais, t’étais dans ton monde, t’étais dans ta tour, tu jouais l’immonde. Ça ne n’as pas traversé l’esprit qu’il y ait pu il y avoir des blessés. Puis non d’ailleurs, il n’y a pas eu que des blessés, il y a eu des morts, il y a eu des cadavres qui se sont fait caillassés mais, ça change rien chez toi, un petit pincement au cœur et c’est fini, une petite moue, une petite tristesse passagère et on oublie. T’es un joyeux hypocrite Oz. Heureusement qu’il y a ce café pour te réchauffer, celui que tu commences à boire sans attendre. Désolé, Agapé j’ai froid. Ouais, c’est ça, puis je n’ai pas beaucoup dormi aussi. T’as fait un cauchemar et donc t’es sorti, t’as cherché des gens à trois heures, ça a commencé dans un ascenseur, ça s’est fini dans l’heure d’après. Il y avait sa chaleur, cette impression qui te permet de ronfler sans te réveiller en sueur. C’est comme ça que tu t’endors souvent, du moins maintenant. Encore plus dernièrement, tu soupçonnes l’enfant. Elle a fait jaillir des problèmes. Sale gosse.

Tu t’empresses, deux tumblers dans la main. Tu pousses difficilement les portes, mais il n’y a pas vraiment de différences avec l’extérieur. Tu le sais que de toute façon, ce qu’il t’attend, c’est de la glace. Que quand tu vas souffler, il y aura peut-être de la buée. Oui, mais, il y aura Agapé, celui qui danse, celui qui vogue, tu sais déjà que t’oublieras les sensations désagréables. C’est ce qui se passe à chaque fois. Tu n’as jamais eu de mal à mouvoir ton crayon en le regardant. Tu ne te trompes pas, quand tu rentres, il saute et tourbillonne, ça t’impressionne. Il ne te remarque pas et c’est tant mieux comme ça, tu peux admirer, mémoriser les gestes que tu recopieras plus tard. En pastel ou à l’aquarelle. Son regard se pose enfin sur toi, tu crois que plusieurs minutes sont passées, mais t’es resté là éberlué. Il sursaute et étrangement, tu fais autant. T’as eu l’impression d’être un voyeur qu’on surprenait. T’es con Oz, faut que tu grandisses. De marbre Oz, toujours de marbre. C’est ce que ta mère aurait dit. Agapé tombe, il a flanché pour une raison que t’ignores, il n’a pas l’air d’avoir mal, il ne fait même pas de grimace, non, il s’approche et toi, tu lui souris. Tu ne remarques pas son trouble, il le cache bien sans doute. « Je raterais ça pour rien au monde » les entraînements, ces moments d’art et de prose en mouvement. « Et oui, je suis passé sans trop de mal, on dirait bien. J’imagine que toi aussi, vu que t’es là et que tu patines » Ton sourire se fait plus présent, tu crois qu'il peut voir tes tes dents. Puis la glace, la neige, la grêle, c’est son élément à Agapé, il n’y a pas de raisons qu’il ait été blessé. « Ça va ? » Tu poses une question, celle par laquelle de nombreux dialogues s’annoncent. « Tiens, je t’ai pris ça, je pensais que ça te ferait du bien » Tu lui tends le café encore chaud, prenant soin de lui donner celui qui était entièrement rempli. À toi, ça t’en as fait en tout cas. Ça t’avait réveillé, donné un peu de vigueur et t’avais toujours pas pensé à lui. Puis c'était ce que vous deviez faire au départ, vous détendre autour d'une boisson chaude.
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Sam 22 Avr - 2:40
Des yeux bleus qu'il n'aurait jamais du croiser. Pour son bien. Pour leur bien. Peut-être même pour le bien du monde entier. Mais ce n'était pas comme s'il avait le moindre pouvoir sur ces choses, victime avant tout. Il détestait d'ailleurs ce statut. Alors il avait été pris au dépourvu, il avait chuté. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas rencontré si durement le sol glacé de la patinoire. Pas qu'il veuille vraiment s'y habituer … Rapidement il se reprend, autant que possible du moins, et il va à la rencontre d'Oz qui l'accueille avec un compliment. Quoi de mieux pour essayer d'oublier la présence néfaste qui lui colle à la peau. Tu me flattes, je vais finir par rougir. Ou pas. Pas en étant champion du monde. Ce n'est quand même pas rien et il se surprend souvent à se faire gonfler les chevilles. Il faut ce qu'il faut, paraît-il. Toujours est-il qu'Oz avec cette capacité particulière à faire s'envoler l'intraverti qui se cachait au fin fond d'Agapé et le rendre un tantinet sociable. Un miracle selon certain. C'était comme ça, certaines personnes avait le don de vous faire sourire. Et c'est-ce que fit Agapé, il lui rendit son sourire. Sincère. Presque mignon. Presque … Parce que malgré tous ses efforts, il ne pouvait pas ignorer la présence de l'autre. Cet autre qui venait tout gâcher. Qui foutait tout en l'air. Il avait du mal à se concentrer sur les paroles de son vis-à-vis, l'autre interférait trop. Il lui parlait, Sans cesse. C'était comme si rien ne pouvait l'arrêter. Crispé, il accepta volontiers le café qu'on lui tendait. Il n'était toutefois pas assez bête pour refuser ce genre de chose. Trop aimable, je te revaudrai ça. Il ne se priva pas de prendre une grosse gorgée de café, comme si ça pouvait faire passer le malaise qu'il ressentait. Comme si ça allait faire disparaître la nuisance à ses côtés. Comme si ça allait finalement le libérer. Essaye encore Agapé.

Tu le connais pas. Moi je sais. Je pense que si on est encore entier après le déluge, on peut dire que ça va, pas vrai ? Un sourire pour masquer les apparences. Demande lui s'il me connaît. Tu verras. Il frappa ses patins contre le sol, pour enlever la glace qui avait élu domicile sur les lames. C'était étrange et apaisant, le calme qui ressortait d'une patinoire totalement déserte. Comme si chaque souffle résonnait à travers le bâtiment. D'une main distraite, il tenta de chasser l'esprit qui venait briser cette sérénité. Si le mouvement paraissait étrange, il rattrapa le coup en remettant ses cheveux en place. Humides, collés à son front. Heureusement que son café était là. Et Oz aussi. C'était comme si les événements n'avaient pas d'impact sur lui. Fidèle à ce qu'il avait toujours été. Malheureusement pour Agapé, il était plus sensible à tout ça. A cause de Vanitas. D'Ashkan récemment. Pauvre enfant. Il aurait aimé être constant comme Oz. Il l'est pas du tout, si tu veux mon avis. Un soupire. Au risque de passer pour un fou. Un bipolaire. Quelqu'un qu'il n'était pas vraiment. Juste un pauvre type qui a hérité d'un pouvoir de merde sans avoir à dire son mot là-dessus. Parce que s'il avait pu choisir, il aurait définitivement opté pour quelque chose de moins pesant. De plus vivable. Il aurait aimé avoir les mots qui font rire. Il aurait aimé apporter un sujet frais sur le tapis. Au moins d'intéressant. J'espère au moins que tu finiras pas par dessiner ma chute. Je t'arrache les doigts sinon. En toute amitié, bien sûr. D'ailleurs, peut-être finirait-il avec un magnifique bleu sur la fesse, en souvenir de ce fantôme aussi charmant que dérangeant.

Maddox.

Maddox ? Ca lui avait échappé. Et il avait recroisé son regard. Azur. Magnifique. Mais terrifiant.


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Ven 5 Mai - 12:55
De tes doigts se détache un morceau de chaleur, l’une de tes mains demeurent vide quelques instants, le temps que tu sentes le froid qui se frotte contre l’épiderme maintenant destitué de ce bien-aimé café. « J’y compte bien. » Non, en vrai t’espérais rien, Agapé, il en faisait déjà beaucoup pour toi, même s’il ne s’en rendait surement pas compte. Comment est-ce qu’il pourrait savoir que les voltiges qu’il te laisse esquisser sont déjà bien assez de cadeaux. Ce sont des moments-voyages, des scènes qui t’agrippent loin de ce monde sauvage. Loin de tout en fait. Quand il glisse Agapé, il n’est jamais vraiment seul, chaque spectateur se transforme en voyageur, personne n’a le choix, Agapé dans sa danse hivernale, il t’entraîne, il t’essouffle. Quand il se lance, de toute façon, tu ne peux respirer que quand il se sera arrêté, comme si le moindre souffle pouvait briser l’équilibre, briser l’harmonie, ce fil argenté qui lui permet de voler, de vous faire planer. Tu l’observes boire alors que tu fais de même, tes lèvres sont toujours retroussées, la figure est toujours amusée. Tu t’arrêtes, tu respires. « Je présume que oui »

Encore faudrait-il qu’on soit encore entier, qu’il n’y rien de casser à l’intérieur, et Agapé, je suis désolé, mais je crois que je suis constitué de débris. Il y a des trucs louches chez moi, je le sens bien qu’au fond quelque chose ne va pas, que le pousser n’avait pas tout arrangé, en partie oui, mais pas assez. Agapé, je doute qu’on puisse me réparer, je doute qu’on puisse me retrouver entier comme tu le dis si bien. Je crois qu’on ne survit jamais vraiment à un déluge, on y laisse toujours quelque chose : des gens, des voitures, une partie de nous-même.

Tu souris toujours, parce qu’Agapé fait de même, faudrait pas que tu casses l’ambiance. T’as cette étrange habitude que de t’adapter trop facilement, tu imites trop souvent, t’as tout d’un serpent en fait Oz. T’en as les mouvements, t’en as les gestes et même le poison, mais personne ne sait, personne ne doit savoir. Ils doivent juste croire, croire qu’Oz est parfait, croire qu’Oz est gentil, qu’Oz est sûr de lui. Toi-même, tu t’excuses que ça ne soit pas la vérité, de ne pas être tout ça, t’aurais pu, mais le destin n’a pas voulu. Un soupir, Agapé, tu l’exaspères sans doute. Il doit voir que tu sonnes vide, à moins que ça soit autre chose parce que des fois, il y a ses yeux qui se perdent, qui regarde à côté, peut-être que lui aussi, il est ailleurs. Mais il revient toujours, Agapé, il se rattrape, il se relève, il te parle comme si de rien n’était alors t’oses te dire que ce n’était rien du tout, que ce n’était pas pour toi, que ce qu’il a lâché, c’était pour ses pensées. Tu lèves tes mains au ciel comme si tu allais te rendre, le sourire qui s’affiche, il est toujours là, il ne te quitte pas putain. « Je jure que ça n’arrivera jamais. Je n'ai rien vu, j’ai déjà tout oublié ». Tu rigoles et t’espères bien le faire rire aussi. Faut que tu sentes que tu peux être solaire, éclairer un peu dans le noir.

« Maddox ? »
le nom de ton fléau.    

Le corps s’en va vers le haut, c’est un spasme qui te prend, incontrôlable, le café que tu tenais fini au sol, ta main s’est ouverte et tu ne fais même pas attention à la boisson qui chute. Pantin désarticulé, t’arrêtes de vivre, tu meurs une nouvelle fois en entendant les syllabes. Les malheureuses syllabes, les maudits sons, et il y a le monde qui s’agite, l’environnement qui tourne et tu tombes, et tu tombes encore. Mais en réalité, tu restes statique, tu t’es crispé, sur tout visage tout a disparu, tu es statue. La glace est dans tes veines, tu ne peux pas bouger, tu vas clamser. Agapé, pourquoi ? Il a le visage tout innocent, le mot, il l’a lancé comme une question, mais non, c'était un avada kedavra, un sortilège verdâtre plein d'azur, tu vas te noyer. Mais il ne peut pas savoir, il ne peut pas le connaitre alors, tu respires. Tu continues de vivre. T’émets enfin un mouvement, arrêtant de fixer Agapé comme si tu avais vu un mort, où comme s’il venait de te poignarder, tu commences à te baisser pour ramasser le gobelet. « Merde, je suis désolé, au pire, ce n'est pas grave, il n’en restait pas beaucoup. » Tu te relèves avec le gobelet trop fragile que tu plies et abîme entre tes doigts, faut les occuper, eux ne semblaient pas vouloir arrêter de trembler. Avant qu’il ait pu ouvrir la bouche pour dire quelque chose sur ton comportement étrange, tu te lances. « Mad… Désolé, ce nom m’a surpris. Une personne a qui je tenais beaucoup le portait, je m’attendais pas à ce qu’on le prononce là comme ça…. » Oz, tu n’es pas stable, Oz, tu n’es plus Oz. Tu n’es clairement plus soleil, t’as la tête baissée, les mains dans les poches de ta veste avec ce gobelet froissé. Puis cette voix tremblante, elle ne te ressemblait pas, t'as même pas pu prononcer son nom à ce con. Tu glisses une de tes mains derrière pour te gratter la nuque. « Tu dois juste connaitre quelqu'un qui s'appelle comme ça, n'est-ce pas ? » La gêne est papable, du moins t’essayes de faire croire que c’est de la gêne, même si c’est de la peur. Tu crois bien que t’as le teint pâle, dans ton ventre, il y a une main qui vient s’amuser, tu sens ses ongles, tu sens ses griffes. Celles de Maddox, jamais il ne te laissera tranquille. Tu veux vomir, tu veux crier, tu veux pleurer, tu veux courir, tu veux fuir. Qu'il te dise oui, qu'il te dise que c'est le nom d'un ami qui est toujours en vie, qu'il te dise qu'il s'agisse d'un hasard ou que c'est une personne qui vient d'arriver si tu viens à te retourner, il n'y aura une personne personne. Ça ne peut-être que ça, dans une de tes poches, tu croises les doigts.  
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Ven 5 Mai - 20:05
Il aurait pu rire, et de bon cœur. Mais il était passé à côté, il avait loupé le coche, parce que l'autre parlait plus fort. Il remplissait l'espace de sa beauté et de sa noirceur, enveloppant tout autour de tout. Pendant un instant il avait même évincé Oz de sa réalité. Il n'y avait plus eu que ce nom, qui résonnait dans le silence qu'il avait lui-même créé. Ce nom et le café qui venait de tomber des mains de son vis-à-vis. Sans réellement sortir de sa torpeur, il resta fixer Oz. Il venait d'arrêter le temps, le monde autour d'eux était en suspend et aucun des deux ne bougeait plus. Agapé ne se rendait pas compte de la bombe qu'il venait de faire exploser, ni de son erreur. Pour être honnête, il ne savait plus très bien s'il avait parlé tout haut ou bien si tout ça se passait dans sa tête Peut-être pétait-il simplement les plombs, et ça ne serait pas étonnant. Il sentait l'intrus qui souriait, fier de son effet. Il était définitivement arrivé à ses fins, grâce à Agapé qui, lui, regrettait déjà de s'être laissé influencer par un esprit. Il savait pourtant, il connaissait les risques, ce n'était pas la première fois. Et pourtant … Ses yeux, il avait flanché. Il dégageait quelque chose de trop attirant, mais de foncièrement mauvais. Agapé, lui, était faible et il avait su en profiter.

Le temps avait reprit son cours, mais Agapé était resté derrière. Immobile. Comme si la glace l'avait pris à revers et avait finalement eu raison de lui. Son expression était figée dans un mélange de surprise et d'incompréhension. Et la peur qui était toujours là, qui le rongeait tant qu'il sentait cette présence. Oz essayait tant bien que mal de sauver les apparences, mais malgré lui il s'était trahi. Il avait vu dans ses yeux qu'il avait été ébranlé par ce simple nom. Et il essayait de se justifier, de retrouver son assurance, peut-être, mais en vain. Ses mains le trahissaient encore, de même que sa voix, et son attitude dans sa totalité. Et Agapé le voyait. Il ne pouvait que le remarquer, à vrai dire, étant donné qu'il n'avait toujours pas détourné les yeux, comme fasciné par ce nouveau personnage qu'il avait en face de lui. La figure forte, et inébranlable était bien loin, elle avait passé le relais à quelqu'un de plus fragile, de gêné. Ce n'était pas le Oz qu'il connaissait et c'était peut-être ça qui le perturbait le plus. Tu as été naïf tout ce temps, de le croire bon, de le croire gentil. Réveille toi maintenant. Tu vois bien qu'il n'est pas ce que tu crois.

Il ne voulait pas écouter mais ne pouvait faire autrement que d'entendre. Il voulait en faire un fond sonore, mais il prenait toute la place. Il l'étouffait, il l'angoissait et Agapé voulait juste partir en courant, se réfugier quelque part et avoir le droit une fois dans sa vie de ne pas être hanté par les morts. De toutes ses forces il se concentra sur les mots d'Oz. Ils respiraient le mal-être, mais sa voix restait douce à ses oreilles. Il voulait être apaisé, mais ne savait pas comment. Il voulait aussi rassuré son ami, lui dire que ce n'était rien. Il ne pouvait décemment pas lui dire qu'il avait un fantôme à ses trousses, qu'il pouvait voir le dit fantôme, qu'il pouvait lui parler. Il finit par sortir de sa torpeur, enfin, et tenta un sourire. Peu concluant. Fais pas attention c'est … C'est sorti de nulle part, j'étais ailleurs. Il se risqua à tendre une main pour la poser sur son épaule dans l'espoir que ça l'aide à se détendre, lui qui était toujours le premier à sourire. T'as l'air malade, ça va aller ? C'était sa faute, c'était lui qu'il l'avait mis dans un état pareil et il s'en voulait tellement. Ça le rongeait de l'intérieur, ça gagnait du terrain à mesure qu'il se rendait compte que Maddox n'était pas un simple nom. Ce n'était pas qu'un souvenir insignifiant du passé, ça faisait réellement parti de lui et il avait touché à quelque chose qui ne le regardait pas. La boule au ventre, il commençait à prendre conscience du mal que pouvait être ce Maddox.

Maddox qui d'ailleurs bataillait auprès d'Agapé. Il s'immisçait dans sa tête et voulait surtout s'immiscer dans son cœur. Il criait vengeance à celui qui pouvait enfin l'entendre. Il criait de toutes ses forces et Agapé ne pouvait plus faire abstraction. Il ne pouvait plus faire semblant, sa tête allait explosée et lui avec, probablement. Il sentait la colère qui montait, aussi forte que la culpabilité qu'il éprouvait envers Oz. CA SUFFIT. On pouvait encore son écho. Il y avait mit toute sa force. Il voulait à tout prix le faire partir. Parce que les histoire d'Oz ne le regardait pas, qu'il ne voulait pas savoir. Si ne pas savoir signifiait vivre dans le déni, ça lui allait très bien. Parce qu'à ses yeux Oz resterait toujours celui qu'il a connu. Même si c'est lui qui m'a tué ? Il s'appuya tristement contre le bord de la patinoire, désabusé. Il avait naïvement cru qu'on le laisserait tranquille s'il criait assez fort. Je suis désolé Oz, je connais pas de Maddox … C'est lui qui- L'angoisse lui avait coupé le souffle. Paralysé. Une vague de malaise le submergea, soudainement. Et il s'y noyait alors que l'intrus profitait du moment, de ce moment qu'il attendait. Je vois que tu m'as pas oublié, ça fait plaisir. Ce n'était ni la voix, ni le regarda d'Agapé. Agapé qui lui se débâtait avec le peu de force qui lui restait pour redevenir maître de lui-même.


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